Mouvement #Soigne et tais-toi : les infirmiers écoutés, mais pas entendus !

Comme elle l’avait annoncé, la profession infirmière s’est mobilisée à nouveau ce mardi 24 janvier pour revendiquer et exprimer le ras-le-bol de toute une profession. (Lire notre interview d’Elsa, NDLR).  Une mobilisation entachée par un usage intempestif des assignations de la part de certains établissements tandis que d’autres niaient l’existence des préavis. Rendez-vous avait été donné à Marisol Touraine, avenue Duquesne, pour demander enfin du concret et non des annonces. « Nous demandons surtout de définir les effectifs en fonction des charges de travail et non selon une gestion comptable coupée de la réalité » La délégation d’organisations associatives et syndicales AEEIBO, ANFIIDE, ANPDE, CEEIADE, Convergence infirmière, CNI, SNIA, SNICS-FSU, SNIES-UNSA, SNPI CFE-CGC, SNIPUERLIB, UNAIBODE, UNEF, UNIDEL a bien été reçu au ministère mais sans Marisol Touraine qui n’a pu, encore une fois, honorer de sa présence ce rendez-vous.

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Grogne des infirmières puéricultrices : le témoignage d’Elsa qui dénonce le ras le bol de la profession : « Les enfants ont besoin d’être soignés par des personnels spécifiques, compétents et formés ! »

parlossante-com12La grogne des personnels infirmiers (#Soigne et tais-toi) se poursuit sur le front social en ce début d’année 2017. Marisol Touraine, la ministre de la Santé n’a toujours pas daigné recevoir personnellement les représentants des organisations associatives et syndicales qui plaident pour la reconnaissance de la spécialisation « puériculture » qui a disparu de la formation initiale. Elle en aura l’occasion le 24 janvier prochain date d’un grand rassemblement organisé dès 13h sur le parvis de la gare Montparnasse et dont le cortège convergera vers le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Nous avons souhaité sur parlonssante.com donner la parole à ces infirmiers qui dans l’ombre des ténors des services de médecine sont au cœur du système de santé français, au plus près des malades, souvent tiraillés entre les exigences comptables des structures hospitalières et l’accompagnement des patients et de leurs familles. Elsa a 31 ans, elle est infirmière DE 2007 et puéricultrice DE 2008 (Ifsi et école de Puer du Centre hospitalier universitaire de Rouen).

Puéricultrice depuis 8 ans en service de néonatologie niveau 3 du Centre hospitalier universitaire de Caen. Elle travaille de nuit depuis 7 ans. Elsa perçoit une rémunération de 2050€ net (primes de dimanche et de nuit comprises).  Elle nous parle de sa passion pour son métier, de ses missions techniques au quotidien mais aussi de son sentiment d’incompréhension face à un système qui place la rentabilité des services avant la sécurité des patients. Elle plaide pour la reconnaissance de sa spécialisation « puériculture » indispensable pour la prise en charge des enfants hospitalisés.

Interview

Pourquoi avoir choisi cette spécialisation « puériculture » ? 

« J’ai toujours eu le souhait de travailler auprès des enfants. Pour moi, la spécialisation de puéricultrice était indispensable non seulement pour m’assurer ce poste mais aussi pour avoir un complément de formation concernant la santé de l’enfant, la prise en charge de la dynamique familiale mais aussi la protection de l’enfance et le management. Cette formation s’effectue sur 12 mois. Elle est spécifique à tout ce qui touche l’enfant et son environnement: pathologies, développement psycho-affectif, législation, droit, modes de garde, protection de l’enfance, … Elle nous permet notamment d’avoir un regard différent et notamment à développer nos compétences d’observation globale. Certes, l’expérience professionnelle peut permettre d’acquérir certaines de ces connaissances/compétences mais pas toutes ».

Aujourd’hui la formation initiale des infirmières n’a plus cette approche pédiatrique c’est une revendication de votre mouvement ?

« Oui, les nouvelles diplômées infirmières (depuis 2012) n’ont plus aucun apport théorique de pédiatrie ni de stage obligatoire en pédiatrie durant leurs études. Au vu des restrictions budgétaires des hôpitaux, les service des ressources humaines privilégient l’embauche d’infirmières au détriment des puéricultrices ce qui est dommageable pour tous. Ces jeunes infirmières se retrouvent en difficulté car ne connaissent rien sur l’enfant sain et ses spécificités et encore moins sur l’enfant malade. Elles n’ont pas de connaissances non plus concernant l’allaitement maternel ni sur la prématurité. Pour moi, ce manque de connaissances engendre un risque pour le patient et sa famille ».

Pouvez-vous nous décrire une journée « type » ? Horaires, missions… ?

« Je travaille dans un service de réanimation néonatale qui accueille des enfants prématurés (à partir de 25 semaines d’aménorrhée) ou non en détresse vitale. Ce sont des enfants très instables qui nécessitent de nombreux gestes de réanimation. Ils sont soit intubé, soit en ventilation non invasive avec des cathéters centraux, en incubateur. Nos missions sont d’assurer les soins techniques (injections, aspirations, soins d’hygiène et de confort, bilan sanguins, prélèvements, sondes gastriques, …), accompagner les parents dans l’apprentissage des soins à leur enfant ainsi que dans leur parentalité, aider les enfants à acquérir une autonomie respiratoire ainsi qu’une autonomie alimentaire, accompagner les mères dans leur allaitement maternel, installer les enfants en peau à peau, … Parfois, nous devons également accompagner des bébés en fin de vie ainsi que leurs familles ».

Avez-vous eu des moments de grande détresse ? Dans quelles circonstances ?

« Les situations les plus difficiles pour moi sont d’accompagner des parents dans leur processus de deuil. Parfois, certains bébés présentent de trop grosses séquelles qui sont « incompatibles avec la vie ». Grâce à la loi Léonetti, les médecins effectuent des réunions d’éthique afin de discuter de la situation de l’enfant et du projet de soin qui peut lui être proposé. Quand la décision prise et de continuer sur une prise en charge palliative, nous sommes là pour accompagner l’enfant et soutenir ses parents. Ces situations de grande détresse affective sont parfois difficiles à gérer pour nous soignants ».

Avez-vous songé à changer de métier ?

« Je n’ai jamais pensé à changer de métier car pour moi, c’est une passion ! Cependant, je pense de plus en plus à postuler en extra hospitalier (Centre de protection maternelle et infantile ou structure d’accueil). En effet, en début de carrière le soin technique nous semble être une priorité. Puis, avec l’expérience, toute la part éducative et préventive de notre métier passe au premier plan ».

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Association Petits Princes : « Les sourires d’enfants nous donnent envie d’aller toujours plus loin »

Association Petits Princes @parlonssante.comBaptême en montgolfière pour Chloé, 9 ans, rencontre avec les joueurs de l’OM pour Mehdi, 11 ans, visite à la patrouille de France pour Lucas, 5 ans et Gabriel, 7 ans… L’association Petits Princes qui fêtera l’an prochain ses 30 ans, a exaucé 6000 rêves d’enfants et d’adolescents gravement malades. Une bouffée d’oxygène pour ces jeunes malades qui luttent contre de terribles pathologies et supportent de lourds traitements. Réaliser l’un de ses rêves, vivre sa passion permet de reprendre confiance, d’être reconnecté à son statut d’enfant, d’espérer à nouveau, c’est un regain d’énergie pour se battre contre la maladie ! Interview de Dominique Bayle, cofondatrice et directrice générale de l’Association Petits Princes.

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Poupée Cayla et robot I-Que : des jouets… un peu trop connectés

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Au pied du sapin de Noël 2016 de nombreux cadeaux connectés bien sûr, pour les grands et les petits. L’UFC-Que Choisir s’est donc intéressée cette année aux jouets connectés. Elle relève de graves lacunes quant à la sécurité et à la protection des données personnelles des enfants utilisateurs de la poupée connectée ‘Mon amie Cayla’ et du robot connecté ‘i-Que’ disponibles chez de nombreux vendeurs en France. L’association saisit la CNIL et la DGCCRF. L’étude technique commanditée par l’association de consommateurs norvégiens, Forbrukerradet, souligne que Cayla et i-Que, « en apparence inoffensifs, ne garantissent pas le respect de la vie privée et de la sécurité des données personnelles de vos enfants » et relève des failles de sécurité du Bluetooth.

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Soins de l’enfant : les puéricultrices déplorent le désintérêt de la ministre de la Santé

28e meeting du Réseau Européen des Associations d’Infirmières Pédiatriques : « La France accroît son retard dans la pratique des soins aux enfants ». Dans un communiqué l’association nationale des puéricultrices et puériculteurs diplômés et des étudiants déclare :  » Hasard du calendrier, c’est quelques jours après la présentation par Laurence Rossignol du Plan d’action pour la protection de la petite enfance que s’est tenu à Paris, les 8 et 9 décembre 2016, le 28e meeting du Réseau européen des associations d’infirmières pédiatriques. Alors que le plan porté par la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes n’intègre à aucun moment l’infirmière puéricultrice dans la prise en charge de l’enfant, les interventions des différents pays de l’union nous ont rappelé le retard pris par la France en matière de santé de l’enfant, et notamment s’agissant du respect des directives européennes.

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Les Petits Princes réalisent le rêve de 50 enfants : rencontrer le Père Noël dans les nuages

Air Transat
Air Transat

C’est une vraie histoire de Noël que l’Association Petits Princes nous a conté cette semaine. Mercredi, une cinquantaine d’enfants ont embarqué avec leurs frères et sœurs et leur parents à bord d’un A330 de la Compagnie Air Transat. Un vol direction le village du Père Noël au départ de Paris Roissy. Embarquement, accueil par le personne navigant, consignes de sécurité… puis décollage ! Au-dessous des nuages, il est apparu dans la cabine pour le plus grand plaisir des petites princesses et petits princes chapeautés en lutins ! Cadeaux et émotions fortes pour ces enfants qui luttent pour certains depuis des mois contre la maladie. Une trêve magique et poétique pour ces enfants, mais aussi pour leurs parents visiblement aussi émus qu’eux.

Air Transat

Ce 6 000e rêve de l’Association Petits Princes, avec Air Transat et le Groupe ADP, a pu se réaliser grâce au soutien bénévole de plusieurs partenaires : Alyzia, Sodaic, Flybus, Sky Support, Awac, Servair, Relay, l’hôtel IBIS et l’hôtel IBIS Styles, EPIGO, Transat France et toute l’équipe d’animateurs et de lutins du centre de formation Laser.

Bravo à l’association Petits Princes qui oeuvre depuis 1987 pour réaliser les rêves des enfants malades parce qu’un enfant qui « qui vit ses passions et réalise ses rêves, c’est un enfant qui trouve une énergie supplémentaire pour se battre contre la maladie ! ». A l’aube du 30e anniversaire de l’association, 6000 rêves ont été réalisés. Vous avez un peu de temps ? L’association a besoin de vous, impliquez-vous !

 Cl.C

Les New Poppys soutiennent l’association des Petits Princes : 1 euro par album vendu

En achetant l'album des News Poppys, c'est offrir 1 euros à l'association Petits Princes qui réalisent les rêves des enfants malades.
En achetant l’album des News Poppys, c’est offrir 1 euro à l’association Petits Princes qui réalise les rêves des enfants malades.

45 ans après leurs glorieux aînés, les Poppys, qui vendirent plus de 5 millions d’albums dans les années 70, les New Poppys reprennent le flambeau. Ce groupe de 13 jeunes âgés de 8 à 15 ans, issu également de la chorale des Petits Chanteurs d’Asnières, chante des valeurs positives dans un album à sortir le 25 novembre. Conscients de ce qu’ils interprètent, les New Poppys ont choisi de reverser 1 € par album vendu à l’Association Petits Princes, qui réalise les rêves des enfants et des adolescents gravement malades. Dans les années 70 naît le groupe des Poppys, issu de la chorale des Petits Chanteurs d’Asnières. Il chante l’amour, la paix et connaît un succès fulgurant avec de nombreux disques dont l’immense tube Non, non, rien n’a changé.

Quarante-cinq ans après, la chorale des Petits Chanteurs d’Asnières donne naissance à une nouvelle génération de chanteurs, âgés de 8 à 15 ans. Les New Poppys chantent des valeurs positives dans un élan résolument moderne. Dans leur album « Chanter pour rêver », qui sort le 25 novembre, les New Poppys revisitent 12 grands titres et interprètent deux duos inédits avec Natasha St-Pier et Anaïs Delva.

Enthousiastes et passionnés, les New Poppys ont choisi de soutenir l’Association Petits Princes : 1 € sera reversé à l’Association Petits Princes pour chaque album vendu. Mais l’engagement des New Poppys se concrétisera également lors d’un showcase qui se tiendra le 23 novembre au Musée Grévin. Deux enfants suivis par l’Association, Kendra (10 ans) et Ernesto (8 ans), fans de musique et de chant, monteront sur scène pour se joindre aux New Poppys pour un des titres de l’album.

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