Face à la progression de l’épidémie de chikungunya à Tahiti, les services hospitaliers et, en première ligne, les urgences sont confrontées à une recrudescence d’activité, notamment le soir et le week-end. Ce vendredi matin, le président de la Polynésie, Edouard Fritch s’est rendu sur place avec une délégation de son gouvernement. Il a été accueilli par le directeur du centre hospitalier et le chef de service des urgences qui lui a indiqué que selon : « 70% de la population polynésienne devrait, à terme, être touchée par l’épidémie ». Cette visite qui intervient après l’annonce d’un quatrième décès dû à la maladie (un nourrisson de 8 jours), visait à « faire le point sur les conditions d’accueil des patients atteints de chikungunya » a indiqué la présidence dans un communiqué, mais aussi « à encourager les personnels médicaux dans leur travail ». Lors de cette visite, « le président a assisté en partie aux échanges en visio-conférence entre les médecins du CHPF et la cellule de veille sanitaire des Antilles-Guyane relative aux risques de transmission de la maladie aux nourrissons par les femmes enceintes prêtes à accoucher », a précisé le service de presse du gouvernement de Polynésie.

Le président de la Polynésie française s'est rendu ce vendredi matin aux services des urgences de l'hôpital du Taaone à Pirae.
Le président de la Polynésie française s'est rendu ce vendredi matin aux services des urgences de l'hôpital du Taaone à Pirae.

Afin de faire face à l’afflux de patients, les médecins généralistes sont à nouveau sollicités à ouvrir leur cabinet ce week-end pour éviter un engorgement des urgences. Le dispensaire des Tuamotu-Gambier qui jouxte le centre hospitalier sera désormais appelé en renfort.

Crédit photos : Présidence de la Polynésie française

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L’épidémie de chikungunya qui sévit depuis le mois d’octobre en Polynésie française a fait 4 victimes, trois octogénaires souffrant de pathologies chroniques et un bébé, un nourrisson de 8 jours. Mardi, la cellule de coordination de lutte contre le chikungunya s’est réunie afin de faire le point sur l’évolution de l’épidémie. Le nombre de cas estimés de chik est désormais de plus de 11 000 personnes, dont 95% de cas à Tahiti et Moorea.

Une estimation car tous les malades ne consultent pas et pratiquent l’automédication : repos et paracétamol. « Les archipels des îles Sous-le-Vent, des Tuamotu-Gambier, des Australes et des Marquises sont également touchés » indiquent les autorités sanitaires qui « veillent à faire en sorte que les renforts nécessaires soient mis en place au niveau du Centre hospitalier de Polynésie française et de l’hôpital de Taravao ».

Les services de santé tiennent à rappeler que, tout comme les personnes âgées malades, « les femmes enceintes et les nourrissons sont l’une des catégories de sujets à risque lors de cette épidémie ». La protection contre les piqures de moustiques, l’usage de répulsifs, l’installation de moustiquaire et un habillement couvrant sont les seules armes efficaces pour lutter contre le chikungunya. Tandis que les pulvérisations d’insecticides se poursuivent dans les quartiers de la grande agglomération de Papeete, le pic épidémique n’est pas encore atteint. Dans quinze jours, les vacances scolaires vont débuter, le chassé-croisé des îliens qui rejoindront leurs familles dans les archipels éloignés pour les fêtes de fin d’année devrait accélérer la contamination des autres archipels, pour l’instant préservé.

220 000 IVG par an en France : le témoignage de Stéphanie

Une Française sur trois aura recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) durant sa vie de femme. Adolescente insouciante, amoureuse négligente ou femme abusée, toutes ont vécu avec anxiété cette grossesse inattendue. L’angoisse des règles qui tardent à venir est la même pour toutes. Le test de grossesse qui réjouit les jeunes mariées impatientes de fonder une famille, peut être terrifiant pour toutes celles qui n’ont pas le désir d’enfant. Chaque année, 220 000 avortements sont pratiqués en France. Il s’agit majoritairement d’IVG médicamenteuse avec une prise de mifépristone et de prostaglandines (coût : 200 euros). Les interventions chirurgicales par aspiration de l’œuf sous anesthésie locale ou générale (600 euros) sont moins fréquentes aujourd’hui qu’hier.

Quarante ans après la légalisation de l’IVG, en ce mercredi 26 novembre 2014, le ressenti des femmes est toujours le même. « Aucune femme n’a recours de gaieté de cœur à l’avortement, c’est toujours un drame, cela restera toujours un drame ». Cette phrase prononcée au perchoir de l’Assemblée nationale par Simone Veil marque un tournant dans légalité des droits homme-femme. Le jour où les femmes ont eu enfin le droit de disposer de leur corps en toute légalité. Aujourd’hui, l’IVG est menacé non pas par des fanatiques religieux, mais pour des raisons économiques. 5 % des établissements publics et 48 % des établissements privés pratiquant l’IVG ont fermé ces dix dernières années, soit plus de 130 établissements au total. En outre, « 37 % des gynécologues partiront à la retraite dans les cinq ans », alerte le Haut Conseil, craignant « l’absence d’une relève militante ».
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La personne atteinte d’Ebola qui était prise en charge à l’hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé (94) est désormais guérie. Elle a pu sortir de l’hôpital ce dimanche matin et a quitté le territoire français. Cette personne, employée de l’Unicef au Sierra-Leone et impliquée dans la lutte contre Ebola, avait fait l’objet d’une évacuation sanitaire médicalisée et sécurisée par avion spécial.

Afin d’améliorer la prise en charge du cancer colorectal opéré en région parisienne, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris-AP-HP a mis en place une collecte de données issues de près de 20 services de l’AP-HP et comprenant 150 paramètres différents sur 2000 patients. L’analyse s’est révélée complexe en raison du volume de données -300 000- à analyser et de leur hétérogénéité. L’expertise a été confiée à la société Quinten laquelle -grâce à son expérience dans l’analyse de données médicales- a extrait deux premières hypothèses qui pourraient donner lieu à des avancées majeures tant en matière de dépistage que de traitement chirurgical.

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Dans son dernier ouvrage « FAT, pourquoi on grossit », Gary Taubes, un journaliste scientifique américain remet en cause toutes les bases des préconisations nutritionnelles en expliquant les raisons physiologiques de la prise de poids. Selon lui, les régimes pauvres en graisse et en calorie seraient responsables de l’explosion de l’épidémie d’obésité mondiale. Pire, il démontre que l’exercice physique n’est pas la « clef » de la perte de poids ! De quoi ébranler toutes les théories nutritionnelles, Les « Bougez mangez équilibré » et autres Programme national nutrition santé…

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« Manger des aliments peu gras ne va pas te faire perdre du poids à long terme », clame Gary Taubes dans son dernier ouvrage « Fat, pourquoi on grossit ! ». « Tu peux perdre un peu de poids au début, mais au bout de six mois, tu commences à le reprendre. Pourtant, depuis 40 ans on a dit aux Américains de manger moins de graisses et de calories. Le résultat c’est que nous n’avons jamais été aussi gros et autant malades du diabète ». Pour le journaliste, nous grossissons parce que nous déréglons notre tissu adipeux. Ce sont des nutriments particuliers de l’alimentation qui en sont la cause. Les sucres !

« Pain, pâtes, féculents… ce sont les glucides qui nous font grossir »

« Une fois que les gens ont cru que les graisses nous rendaient malades, la pensée dominante, c’est qu’au lieu de manger des graisses nous devrions manger un paquet de glucides. Donc, la base des préconisations nutritionnelles est de manger tous les jours des féculents – pâtes, pain, pommes de terre. Fait intéressant, jusqu’aux années 1960, l’opinion dominante en science et en médecine, mais aussi dans la population, c’est que les glucides faisaient grossir. C’est ce que pensait ma mère. Il y a un titre d’un article d’un journal médical des années 1960 que j’aime, c’est que « Toutes les femmes savent que les glucides font grossir. » Ce qui est drôle, c’est qu’ils avaient raison. Ces sucres nous engraissent. Et dans les années 1960, au moment même où on comprenait pourquoi les glucides étaient mauvais pour la santé, nous avons jeté le paradigme et l’avons remplacé par l’idée que les féculents sont des aliments diététiques et sains, bons pour la ligne et le cœur. Pas étonnant que cela corresponde au début de l’épidémie d’obésité », confiait Gary Taubes à nos confrères du site LaNutrition.fr

Autre clef de voûte de la politique de santé publique : l’exercice physique ne fait pas maigrir ! « Tu ne peux pas prendre une personne sédentaire et l’obliger à faire de l’exercice et s’attendre à ce que la graisse fonde et que cette personne soit mince. Tu ne peux pas affamer une personne obèse, pas plus que tu ne peux transformer un basset en lévrier en le forçant à courir. Tu te retrouveras avec un basset épuisé et affamé. Et au fil du temps, s’il a accès à la nourriture, ce basset reprendra du poids parce que c’est sa nature. La même chose est vraie pour ceux d’entre nous qui sont gras, mais cette nature dépend de l’environnement alimentaire – un environnement riche en glucides ».

Les produits « allégés » en graisse mais gavés de sucres !

Selon Gary Taubes la solution à la perte de poids, ne se trouve pas non plus dans les produits « allégés » dans les quels on a remplacé la graisse par des glucides. « Donc, si tu manges des céréales avec du lait écrémé et des yaourts zéro pour cent, tu manges d’une manière qui favorise l’adiposité. Si tu supprimes les glucides, tu peux être considérablement plus mince ». Donc selon ce spécialiste pour garder la ligne, limitons notre consommation de féculents (pâtes, riz, pommes de terre, pain) et surtout veillons à contrôler les sodas, les bonbons, les gâteaux… Des aliments sucrés qui ne doivent pas être consommés plus d’une fois par semaine. Cuisons donc légumes, viandes, œufs et poissons à notre convenance sans stigmatiser les graisses utiles notamment pour le bon fonctionnement du cerveau. Enfin, bien sûr évitons de saucer et de tartiner la mayonnaise… Préférons beurre et huile végétale à la margarine, produit raffiné néfaste pour notre santé cardio-vasculaire. En bref, si vous avez 4 ou 5 kg à perdre supprimez tous les sucres et consommez tous les autres produits avec modération !

« Fat, pourquoi on grossit » disponible en librairie ou sur le web sur Lanutrition.fr mais aussi sur Amazone.

Lyon, lundi 24 novembre – Salon Vivez Nature – Eurexpo Lyon/Chassieu
A 11 h : Conférence « Peut-on faire confiance aux compléments alimentaires » par Brigitte Karleskind auteure du « Guide pratique des compléments alimentaires »
A 14 h 45 : Conférence « Retrouver un sommeil réparateur grâce aux compléments alimentaires » par Brigitte Karleskind auteure de « Indispensable mélatonine ».

Lille, samedi 29 novembre – Salon Naturabio – Grand Palais
A 17 h 30 : Conférence « L’accompagnement au naturel des étapes de la vie d’une femme » par Angélique Houlbert auteure de « Stress les solutions naturelles ».

Alzheimer : 146 000 Euros pour encourager la recherche

Qu’on les nomme « coquilles » ou « fautes de frappe », les relectures hâtives des articles ou communiqués de presse peuvent engendrer des contre-sens malheureux… Ainsi le communiqué de presse de la Fondation Médéric Alzheimer, acteur majeur dans l’amélioration de la prise en charge de cette maladie, qui débute son propos ainsi : « Paris le 19-Novembre 2014. Animée par la volonté de faire progresser la maladie d’Alzheimer et mieux accompagner le malade et ses aidants…  » Oups !

Cette maladresse n’enlève rien bien sûr à l’action de cette Fondation qui, au lendemain de l’officialisation du plan Maladies neuro-dégénératives, a remis ses Prix et bourses à 26 lauréats dans 3 catégories (Prix Donateurs, Prix Initiatives locales et Prix de thèse et bourses doctorales) et a annoncé un soutien financier à hauteur de 146.000€. La remise de ces Prix constitue l’occasion de distinguer et récompenser des porteurs de projets, d’initiatives originales plus que jamais indispensables, en l’absence de traitement médical efficace.

Les principaux lauréats sont :
l’Accueil de jour – Ehpad La Buissaie – Murs Erigné (49) pour son action sur les rencontres intergénérationnelles – Grand prix donateurs.
le Centre de Prévention des Alpes – Grenoble (38) pour ses activités de maintien du lien social – Prix Initiatives Locales.
le Pôle Chirurgie du CHU de Douai (59) pour la mise en place d’une prise en charge adaptée aux personnes ayant des troubles cognitifs – Prix en partenariat avec la Fédération Hospitalière de France.

les 2 prix de thèse :
Cécile Martin
« Concurrence, prix et qualité de la prise en charge en EHPAD en France. Analyses micro économétriques » Université Paris-Dauphine. Véronique Germain-Mondon « La récupération du nom propre d’une personne. Éléments fondamentaux sur les informations sémantiques en mémoire et éléments appliqués pour la prise en charge de la maladie d’Alzheimer » Université Blaise- Pascal de Clermont-Ferrand.
le prix éthique et société : Sophie Sénéchal pour son mémoire intitulé « un cadre gigogne pour l’expression d’une identité » Université Paris-Descartes.

« CHU de Toulouse » une appli pour guider les usagers !

Le centre hospitalier universitaire de Toulouse qui regroupe plusieurs établissements implantés au nord et au sud de Toulouse joue à fond la carte des nouvelles technologies. Plus de 3800 médecins et 10 600 personnels hospitaliers accueillent chaque année 230 000 malades et 660 000 consultants. Désormais ils pourront télécharger gratuitement sur leur smartphone l’application « CHU Toulouse » et se tenir informer de l’offre de soin, suivre l’actualité de l’hôpital, mais aussi prendre un rendez-vous avec un médecin !
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« Ce nouvel outil s’intègre dans un dispositif d’ouverture du CHU sur son environnement (professionnels de santé, usages, associations…) tout comme d’autres e-services innovants déjà existants (messagerie sécurisée et paiement en ligne) ou à venir (questionnaire de satisfaction dématérialisé, « My CHU…) » indique la direction de la communication de l’hôpital Hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse.

Cette application dont les données sont synchronisés avec celles du site internet est capable de fonctionner en zone dite « blanche » (absence de réseau 3G). Le menu de l’application offre des liens pour suivre le CHU de Toulouse sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et YouTube.

Deux morts et plus de 8000 cas de chikungunya, c’est le bilan de l’épidémie qui sévit depuis un peu plus de six semaines en Polynésie française. Près de 200 malades ont été hospitalisés. Cinq patients seraient toujours sous surveillance à l’hôpital, elles ont décompensé une pathologie sous-jacente grave. C’est le cas des deux personnes décédées, deux octogénaires déjà fragilisées par « des pathologies chroniques », le chikungunya leur a été fatale.

Sans céder à la psychose, les autorités sanitaires du pays ont organisé une conférence de presse hier pour informer la population de la situation. « Le pic épidémique n’est pas encore atteint, confiait le responsable de la veille sanitaire, Henri-Pierre Mallet tout en se voulant rassurant : « Dans la majorité des cas, c’est une maladie bénigne » a-t-il déclaré.

Fièvre, céphalées, éruptions cutanées, courbatures et des douleurs récidivantes quelques semaines, les malades témoignent tous des mêmes symptômes et surtout d’un état de fatigue qui perdure plusieurs semaines après avoir contracté la maladie. Le remède ? Repos et paracétamol ! « J’ai toujours mal à ma cheville, raconte Rodolphe, 36 ans, « j’ai eu il y a quelques années une double fracture et curieusement le chikungunya a « réveillé » une veille douleur que je croyais disparue ».

Crédit photo : Parlonssante.com
Crédit photo : Parlonssante.com

Mis à part les vendeurs de raquettes électriques, les sociétés de démoustication, les marchands de répulsifs et autres fournisseurs de paracétamol qui se frottent les mains, l’économie locale commence, elle aussi à souffrir du chikungunya, impactée par les arrêts maladies qui se multiplient. « Dans mon entreprise, c’est l’hécatombe, nous n’arrivons pas à livrer nos clients. Depuis quinze jours, je fonctionne à 30% de mes effectifs », raconte le directeur technique d’une entreprise locale. « Tous les jours nous avons des cas dans nos cabinets, le diagnostic est rapide à faire, les malades sont courbés, les mains crispées et très affaiblies, ajoute Marc, un médecin généraliste.

Les autorités en appellent à la responsabilité collective et notamment en direction des généralistes libéraux qui sont invités à ouvrir leurs cabinets le week-end afin d’éviter l’engorgement des services d’urgence. La population est, elle aussi, sollicitée à intensifier la lutte contre les gîtes à moustiques, mais aussi à poursuivre l’utilisation de répulsifs (spray corporel, moustiquaire, diffuseurs électriques, vêtements couvrants). L’utilisation de tortillons incandescents est déconseillée, les fumées sont toxiques.