L’autisme, une vie sans mots

Troubles de la communication, du langage, du comportement, perturbation des relations sociales qui engendre l’isolement, l’autisme est un handicap avec lequel on naît, on vit et on meurt. En France, on dénombre cinq enfants autistes sur 10 000 naissances, dont 4 garçons pour une fille. Les témoignages des parents sont édifiants sur les incertitudes de diagnostics précoces. Les origines et causes de l’autisme ne sont pas clairement identifiées, d’où la nécessité d’une approche pluridisciplinaire des autistes. Aucun traitement médical, éducatif ou psychothérapeutique n’a réellement fait ses preuves. Accueillis dans des structures adaptées et encadrés par des professionnels correctement formés, certains autistes peuvent accéder à une autonomie. Les parents témoignent des progrès de leurs enfants, même s’ils sont conscients que ces derniers ne seront jamais totalement indépendants. Militants associatifs, ils luttent pour l’ouverture d’établissements spécialisés qui amélioreront le quotidien des personnes autistes. La lutte est longue, car malgré les bonnes volontés affichées des gouvernants français, le retard en matière de gestion du handicap est notoire. Lire la suite

Créée par les parents d’Olivier, Chouchig et Pierre, chanteurs lyriques, Lyricautisme organise des concerts au profit d’une association ou d’une structure d’aide aux autistes. Le 10 octobre, c’est en l’église Notre-Dame-de-Grâce de Morsang-sur-Orge que des chanteurs bénévoles se produiront pour l’Institut médico-éducatif de Ste-Geneviève-des-Bois. Lire la suite

Initiez-vous aux gestes qui sauvent

A peine 6 % de la population française est titulaire d’un diplôme de secouriste. C’est peu lorsque l’on sait que 50 % des décès annuels (accidents de voiture, du travail ou domestique) pourraient être évités si une personne pratiquait sur place les gestes qui sauvent : stopper une hémorragie, désobstruer les voies aériennes de quelqu’un qui s’étouffe ou encore procéder à une réanimation cardio-pulmonaire suite à une noyade ou à un malaise. Tous ces actes de secourisme ne s’improvisent pas. Maladroitement effectués, ils peuvent mettre en danger la vie de la victime. Pour les appliquer, il faut donc les apprendre. La Croix-Rouge française est le premier formateur de France de ces fameux gestes qui sauvent. Chaque année, 200 000 diplômes sont décernés… Une goutte d’eau ! Lire la suite

Les chiffres cls

· En France, chaque année, 15 000 personnes décèdent des suites d’un accident domestique, 6 000 d’un accident de voiture et 1 000 sur les lieux de travail. Selon la Croix-Rouge française, plus de la moitié de ces victimes pourraient être sauvées si un proche capable de mettre en pratique « les 10 gestes qui sauvent » intervenait rapidement. Premier éducateur aux premiers secours, la Croix-Rouge française assure 50 % des formations grand public grâce à l’engagement de ses 3 000 formateurs qui ½uvrent dans l’un des 900 centres de formation et délivre chaque année 200 000 diplômes. La formation coûte environ 60 euros. C’est l’observatoire national de secourisme qui gère les agréments des formations.

Au soleil, sortez couvert

« Soleil, soleil, j’irai ou tu iras… » Oui, mais avec chapeau, lunettes, tee-shirt, crème et surtout pas n’importe quand ! Le soleil bienfaiteur, qui réchauffe les âmes et dore les peaux, est aussi malfaisant. Les excès d’exposition, les coups de soleil à répétition favorisent l’apparition de cancers. En cette période de vacances, le docteur Philippe Gerhardt, dermatologue, expose les risques et conséquences d’une surexposition. Lire la suite

Les enfants d’abord

Insomnie, colère, apathie, satiété, les enfants, et en particulier les nourrissons, souffrent énormément de la canicule. Pour les mamans, la vigilance est de mise. Une déshydratation peut être fatale*. En cas de colique, les risques sont encore plus grands, il faut alimenter bébé en eau et consulter le pédiatre. Bain, brumisateur, et surtout biberon d’eau, dans le sac avant de partir en balade sont les précautions de base. A Brunoy, Marie-Virginie, 24 ans, maman de Thibault, 7 mois 1/2, veille au confort de bébé : « A la maison, je le dénude au maximum. Certains jours, il ne porte que son slip ». Dès les premières chaleurs, Marie-Virginie s’est inquiétée, bébé ne mangeait plus ! « Le pédiatre m’a rassurée ; il m’a dit que c’était normal. L’appétit baisse. Par contre, il m’a recommandé de cuisiner des carottes et des pommes de terre plutôt que des légumes verts. Evidemment, il faut absolument éviter les diarrhées ! » Le soir, malgré les efforts de sa jeune maman pour aérer et faire baisser la température de sa chambre, Thibault a chaud ! « Il grogne un peu, alors parfois, on retourne au bain».

C.C.

– Le corps d’un nouveau-né contient – 75 % d’eau contre 60 % chez un homme.

Sur la plage…

· Ne pas exposer les enfants de moins de trois ans. Après trois ans et jusqu’à dix ans les protéger avec un écran adapté, un chapeau, un tee-shirt et des lunettes.
· Les femmes enceintes doivent éviter le soleil, qui peut provoquer un masque de grossesse.
· Appliquez généreusement une crème solaire, renouvelez l’application régulièrement.
· Méfiez-vous des nuages, ils n’arrêtent pas les ultraviolets.
· Attention, certains médicaments peuvent provoquer des réactions solaires. Lire la suite

Supprimer de votre alimentation presque toutes sources de protéines animales et végétales. Cela vous paraît impossible ? Eh bien c’est le lot quotidien des enfants atteints d’une maladie génétique appelée la phénylcétonurie. Chaque année, 40 à 60 bébés (1 sur 14 000) naissent porteurs d’un gène défectueux qui les contraint à proscrire de leur assiette la viande, le lait, les oeufs, l’aspartame et à réduire leur consommation de féculents. Autrefois, les enfants atteints d’une forme grave de phénylcétonurie étaient condamnés à souffrir de déficience mentale et à vivre en institution. Aujourd’hui, la phénylcétonurie est traitée dès la naissance, l’enfant se développe normalement si l’on respecte le régime alimentaire spécifique qui lui est prescrit. Pour les familles, c’est un vrai combat au quotidien. Lire la suite

« Les adultes phénylcétonuriques sont des cobayes »

«Je suis né en avril 1975 à la maternité de la ville du Blanc dans l’Indre. La sage-femme a simplement dit à ma mère : «Votre enfant est débile !». Une rude entrée en matière. J’ai été transporté à l’hôpital de Poitiers, à 60 km de mon domicile. Le médecin craignait que mes parents ne respectent pas correctement le régime hypoprotéiné. J’y suis resté trois mois. Une fois à la maison, maman a suivi à la lettre les recommandations du médecin jusqu’à ce que j’atteigne l’âge de sept ans. Lire la suite

A Pussay (Essonne), les trois enfants de la famille Pelletier sont tous phénylcétonuriques. Régimes alimentaires drastiques et visites médicales sont le lot quotidien d’Angélique, 29 ans, leur maman.

Angélique n’avait que 19 ans lorsqu’elle a accouché de son premier enfant, Jordan. C’est par un coup de téléphone quelques jours après son retour à la maison qu’elle a été informée de la maladie de son fils. « En fait, Jordan avait sept jours quand on m’a demandé de me rendre d’urgence en consultation à l’hôpital d’Amiens. La secrétaire m’a un peu affolée, elle m’a dit que c’était urgent, que mon enfant risquait une déficience mentale. J’ai eu très peur ». En apprenant la maladie de son enfant, Angélique est catastrophée : « Le personnel n’avait pas l’air très informé, j’étais inquiète. On m’a parlé de régime, de protéines qui s’accumulaient, de risques de débilité. On m’a aussi dit que j’étais un porteur sain de la maladie, du coup j’ai culpabilisé du fait d’avoir transmis cette maladie à mon fils». Lire la suite