Octobre Rose : un trop plein d’événements qui brouille la communication autour du dépistage

« Octobre Rose » serait-il victime de son succès ? C’est bien la question qui se pose aujourd’hui à La Ligue contre le cancer. Le trop plein et l’éclectisme des événements estampillés « Octobre Rose » rend le message initial totalement inaudible. Pire, il serait contre-productif, les statistiques révèlent une baisse de la participation au dépistage du cancer du sein depuis 2012.

Initié dans les années 1990 aux Etats-Unis  pour sensibiliser les femmes entre 50 et 74 ans au dépistage du cancer du sein, cet événement  a été lancé en France il y a près de 25 ans. Ces dernières années il a connu un engouement incroyable et a été repris par d’innombrables entités institutionnelles, privées et associatives qui -sous l’étiquette Octobre Rose- organisent des manifestations pour collecter des fonds, fédérer, informer… Le succès est tel que l’on en oublierait presque l’essentiel, c’est-à-dire la vocation de cet événement : la promotion du dépistage du cancer du sein via la mammographie. Ce qui inquiète le plus La Ligue contre le cancer c’est le détournement de l’opération. Certaines associations et entreprises surfent sur  la notoriété d’Octobre Rose pour communiquer sur leurs propres actions, voire leurs produits. On voit fleurir dans les magasins des boîtes de petits pois « Octobre Rose… Ce phénomène baptisé « Pinkwashing » est dénoncé depuis quelques années aux Etats-Unis et au Canada. La Ligue contre le cancer dénonce des « tentatives de communications opportunistes et démagogiques » qui brouillent le message et ne sont pas sans conséquences sur le dépistage en lui-même car justement depuis 2012 la participation est en net recul. Malgré le succès d’Octobre Rose, les femmes de plus de 50 ans, premières concernées par ce risque, se détournent de la mammographie de dépistage. Lire la suite

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4 février 2017 : Journée mondiale contre le cancer : « Et vous, quel regard portez-vous sur le cancer ? »

_PS_1720Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer, la Ligue contre le cancer innove cette année en présentant la réalisation d’un film sur le thème du regard porté aujourd’hui sur les malades et la maladie. « Un regard, un espoir » #1regard1espoir sera visible dès le 4 février sur les plateformes et les réseaux sociaux de la Ligue. Cette initiative signée Arthur Delaire, un jeune réalisateur, aborde un thème cher à l’association : « quel regard portons-nous sur le cancer, aujourd’hui ? ». « Les yeux ne mentent pas, ils révèlent nos émotions, sans filtre », confie Arthur Delaire de la société de production Takt. « C’est le point de départ de la réflexion. En collaboration avec la société de production 18-55, nous avons décidé d’organiser une véritable expérience sociale centrée sur le regard et de la filmer en haute définition dans un studio à Bordeaux »

L’enjeu ? « Montrer l’importance du regard porté sur la maladie, et plus particulièrement sur le cancer qui touche aujourd’hui tout le monde, directement ou indirectement. Comment, d’une seconde à l’autre, notre regard peut évoluer face à un malade quand on apprend qu’il est touché ? Comment réagit notre « humanité » de façon instinctive hors de toute réflexion intellectuelle face à la maladie ? Voyons-nous toujours l’autre quand la maladie fait irruption ? Regardons-nous aujourd’hui le cancer en face ? ». Le professeur Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer : « Cette démarche, complètement bénévole, nous a séduite car elle mettait le doigt sur l’un des aspects du cancer, souvent abordé par les personnes malades et leur entourage, mais peu traité dans les médias, celui du regard que l’on porte sur eux et leur cancer. D’un simple regard peut naître un espoir, ou au contraire un sentiment d’exclusion, de gêne, de honte ou encore de peur » .

« Un regard, un espoir » visible à partir du 4 février sur les plateformes et les réseaux sociaux de la Ligue contre le cancer et de la société de production Takt avec le hashtag 1regard1espoir

 

petition-roundup
Classé cancérogène probable par l’organisation mondiale de la santé, le glyphosate (principal ingrédient du Roundup ce désherbant commercialisé par la marque Monsanto) fait l’objet d’une pétition initiée par Foodwatch France (une association de défense des consommateurs créée par l’ancien directeur exécutif de Greenpeace International) et la Ligue nationale contre le cancer. L’objectif est d’agir contre le renouvellement de l’autorisation européenne de commercialisation du désherbant le plus utilisé au monde, le Roundup. Cette autorisation renouvelée tous les dix ans expire fin 2015 et ses détracteurs comptent bien faire barrage. Ils lancent une pétition pour demander à l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : « de tenir compte de l’étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui classait en mars dernier le glyphosate dans la catégorie des « cancérogènes probables », estimant que l’exposition au glyphosate et le développement de cancers sont liés ; d’appliquer strictement le principe de précaution, ancré dans le règlement européen n°178/2002 qui permet d’interdire toute substance dès lors qu’elle est potentiellement dangereuse pour la santé ».
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