Lifting : une intervention sans cicatrice visible réalisée à la clinique de l’Alma à Paris

Après 40 ans, nombreux sont ceux qui ont du mal avec leur image. Ils sont près de 40% à être tentés par la fontaine de Jouvence. Le reflet du miroir pèse sur leur moral alors qu’ils se sentent au top de leur forme et de leurs capacités. Les injections d’acide hyaluronique associées à du Botox permettent de freiner les marques du temps. Mais pour certains la médecine esthétique montre ses limites et ils s’intéressent aux techniques chirurgicales. Plus invasives, elles sont aussi plus durables une dizaine d’années, tandis que les injections -qui coûtent environ 250 euros par zone- doivent être refaites tous les 4 à 6 mois ce qui représente un important budget amorti par un lifting facial qui finalement coûte entre 3000 et 6000 euros. 18 % des interventions de chirurgie esthétique sont des lifting en France, l’opération la plus plébiscitée est la chirurgie mammaire, suivie des liposuccions du ventre et des cuisses.

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SOS Main Polynésie : une affaire de spécialistes

Photo : Parlonssante.com @Clinique Paofai

 

Fractures, écrasements ou amputations des doigts, brûlures… La traumatologie de la main représente une part importante des urgences chirurgicales (25%). Un service d’urgence spécialisée a été créé en Polynésie française à l’initiative de deux médecins, Guy-Paul Muller et Maxime Valla, c’est le tout premier de la région Pacifique. SOS Main Polynésie fonctionne 7 jours sur 7 à la clinique Paofai, basée à Papeete. Il y a bien sûr un numéro vert 444 070 (appel gratuit). Au bout du fil, on évalue le degré de complexité de la prise en charge, ainsi que le niveau d’urgence, immédiat ou différable. En cas de nécessité un chirurgien intervient.

 

La prise en charge médicale précoce que ce soit en terme de dépistage de pathologies lourdes, tel le cancer, ou de traumatologie, conditionne largement le pronostic final. Un diagnostic fiable doublé d’une intervention adaptée permet de réduire les séquelles pour le malade, tout en limitant l’impact économique pour la collectivité. Depuis février dernier, un service d’urgence appelé SOS Main fonctionne à la clinique Paofai de Papeete. Quatre chirurgiens assurent les astreintes. Si en Polynésie française et, dans la région Pacifique, c’est une première, en métropole et en Europe les services d’urgence de la main existent depuis de nombreuses années, (le premier centre a ouvert en 1972 à Paris), une Fédération européenne des services urgence main a même vu le jour. “La pathologie de la main bénéficie actuellement d’une prise en charge spécialisée dans la plupart des pays européens dont la France, reconnaît le docteur Guy-Paul Muller à l’origine de la mise en place de ce service avec le Docteur Maxime Valla. “Actuellement le titre de chirurgien de la main est une compétence reconnue par le conseil de l’ordre (2001). C’est une activité spécialisée qui relève de la compétence des chirurgiens de la main, orthopédiste et plasticiens formés. Ce n’est pas de la chirurgie générale”.

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Prothèses du genou en ambulatoire : les Polynésiens pionniers

Une fois opérée, la patiente a pu rentrer chez elle. Infirmiers, anesthésistes, chirurgiens et kinésithérape effectuent leurs soins et visites à domicile. Crédit photo : Parlonssante.com
Une fois opérée, la patiente a pu rentrer chez elle. Infirmiers, anesthésistes, chirurgiens et kinésithérapeute effectuent leurs soins et visites à domicile. Crédit photo : Parlonssante.com

C’’est une première en Polynésie française et c’est exceptionnel en métropole pour des prothèses du genou. En septembre et octobre 2015, trois patientes ont été opérées à la Clinique Mama’o de Papeete du genou en ambulatoire. Elles ont pu rentrer chez elles le soir même.
Elles font l’’objet d’’un suivi médical à domicile. La chirurgie ambulatoire constitue une alternative à l’’hospitalisation avec hébergement. Elle nécessite un plateau technique de qualité et un suivi médical rigoureux.

Des patientes opérées pour des prothèses du genou qui n’ont pas dormi à l’hôpital, une première en Polynésie française pour ce type d’intervention. Elles ont été raccompagnées chez elles en ambulance en fin de journée. Depuis, elles font l’objet d’un suivi médical à domicile. En ce lundi midi, le docteur Belli quitte son cabinet de consultation en ville pour rejoindre Paea. Il vient prendre des nouvelles et contrôler que la convalescence de sa patiente opérée la semaine précédente se déroule normalement. Nichée dans un jardin parfaitement entretenu, fleuri et bien arboré de fruitiers, la maison de Georgette* (prénom d’’emprunt) est simple mais confortable. Allongée sur un lit médicalisé, elle sourit au médecin. Les fenêtres sont largement ouvertes et le ventilateur ne cesse de tourner, mais la patiente est détendue. “C’est quand même plus sympa que les murs blancs d’une clinique. Regardez la vue sur ce magnifique jardin, s’exclame le docteur Charles Belli, chirurgien orthopédiste et traumatologue. “Je ne parle pas des plateaux repas… La nourriture est meilleure à la maison !” La patiente opine du chef.

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Interview de Diego Lao, Directeur de la Clinique Mama’o de Papeete

dl-credit-photo-parlonssantecom
Pouvez-vous présenter l’établissement que vous dirigez ?
“La Clinique Mama’o de Papeete (ex-centre médical Mama’o rebaptisé depuis le 13/11/15, N.D.L.R.) existe depuis 15 ans. Nous proposons des soins et des interventions chirurgicales en ambulatoire c’est-à-dire réalisés en hospitalisation de jour, à l’issue desquels le patient repart chez lui le soir. Au niveau des spécialités, quatre orthopédistes du territoire opèrent chez nous, nous avons également une activité de gastro-entérologie (endoscopie digestive) et de pneumologie (endoscopie bronchique).

La Clinique occupe deux étages de 700 m2 chacun. Le premier étage réunit les cabinets de consultations : cardiologie, chirurgie dentaire, psychiatrie, médecine générale et gastro-entérologie. Au second étage, il y a le bloc opératoire et la salle de réveil de cinq postes mais qui passera d’ici la fin d’année à huit. L’unité d’hospitalisation de jour avec une salle de repos médicalisée de cinq “box”. L’unité d’hospitalisation comportera huit “box” et six chambres après les travaux prévus dans le 1er semestre de 2016. Au second étage, il y a également les cabinets de consultation d’orthopédie, une salle de radiologie et d’échographie, et un cabinet de kinésithérapie et ostéopathie”.

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Interview du Docteur Charles Belli, chirurgien orthopédiste

 

Le Docteur Belli. Cr?dit photo : Parlonssante.comPourquoi est-ce qu’il y a une fréquence croissante de pose de prothèses de hanche et de genou. Pour le genou vous en posez près d’une centaine par an en Polynésie. À quoi cela correspond-t-il ?
“Au vieillissement de la population. Il y a aussi des articulations ravagées par une usure prématurée, notamment chez les sportifs. Contrairement à ce que l’on clame, le sport à outrance, la course, le footing, le foot… ne sont pas bons du tout pour les articulations. Le seul sport sans danger pour la santé et bon pour la forme, c’est la natation. Le surpoids et l’obésité fragilisent également les os et les articulations. Il y a aussi des usures prématurées chez des patients atteints de épiphysiolyse (destruction de l’extrémité d’un os). Ici, on voit beaucoup de cas de fragilité des tissus, d’arthrosique lié à l’hérédité de mère en fille”.

Dans ces situations, il n’y a plus le choix, la prothèse est la seule option ?
“Si les articulations sont usées, que la douleur est forte. Oui. Les résultats sont bons, car aujourd’hui les techniques opératoires et les prothèses se sont améliorées. De plus, ce ne sont pas des opérations qui touchent les viscères, c’est assez rapide, une heure. On pose un garrot sur le haut de la cuisse pour économiser le sang, on pose la prothèse, on teste la flexion au bloc et on referme. Au réveil, mécaniquement, ça tient”.

Prothèse du genou - Crédit photo : Parlonssante.com

Quel est le protocole à l’issue de l’opération ?
“Les deux premiers jours au lit, car il faut éviter la chute. Et puis il peut y avoir des malaises d’hypotension. Mais techniquement on marche”.

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