hortitherapie
L’hortithérapie vous connaissez ? C’est une thérapie basée sur la culture horticole, le jardinage. La Fondation Georges Truffaut, partenaire de France Alzheimer depuis l’an dernier met en œuvre des actions qui permettent de développer des jardins à but thérapeutique dans les lieux de résidences des malades d’Alzheimer. Activité manuelle au grand air par excellence, activité ludique et stimulante pour les fonctions cognitives, apaisante pour l’esprit, l’hortithépraie est une approche thérapeutique reconnue. Une thérapie « non médicamenteuse, entrant dans le cadre des actions du Plan Alzheimer », les unités d’accueil sont incitées à se doter d’un jardin de préférence «thérapeutique» où les patients, leur famille et le personnel hospitalier se réunissent pour biner ou désherber.

La Fondation Georges Truffaut mène cette année du 17 au 24 septembre de nouvelles actions pour promouvoir cette thérapie, mais aussi soutenir l’action de France Alzheimer à l’occasion de la journée mondiale (le 21 septembre). Dans ses magasins des collectes seront organisées, ainsi que des opérations de sensibilisation sur les jardins à but thérapeutique dans le Village Alzheimer (Paris, 17-24 septembre), mais aussi en assurant la promotion de conseils Jardin dans les établissements de santé ayant des jardins à but thérapeutique. Depuis l’an dernier la Fondation a déjà soutenu 24 projets permettant le développement de jardin à but thérapeutique pour des malades atteints d’Alzheimer, des jardins de 10 à 730m² pouvant accueillir de 7 à 40 personnes.

Plus de 850 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France. Elles seront plus de 2 millions en 2040, on compte 225 000 nouveaux cas chaque année dans l’Hexagone. 20% des personnes de 80 ans en sont atteintes. 1,3 million de Français -soit une personne de plus de 65 ans sur quatre- pourraient être concernés en 2020.

Plus d’information sur www.journeemondiale.francealzheimer.org

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Alzheimer : 146 000 Euros pour encourager la recherche

Qu’on les nomme « coquilles » ou « fautes de frappe », les relectures hâtives des articles ou communiqués de presse peuvent engendrer des contre-sens malheureux… Ainsi le communiqué de presse de la Fondation Médéric Alzheimer, acteur majeur dans l’amélioration de la prise en charge de cette maladie, qui débute son propos ainsi : « Paris le 19-Novembre 2014. Animée par la volonté de faire progresser la maladie d’Alzheimer et mieux accompagner le malade et ses aidants…  » Oups !

Cette maladresse n’enlève rien bien sûr à l’action de cette Fondation qui, au lendemain de l’officialisation du plan Maladies neuro-dégénératives, a remis ses Prix et bourses à 26 lauréats dans 3 catégories (Prix Donateurs, Prix Initiatives locales et Prix de thèse et bourses doctorales) et a annoncé un soutien financier à hauteur de 146.000€. La remise de ces Prix constitue l’occasion de distinguer et récompenser des porteurs de projets, d’initiatives originales plus que jamais indispensables, en l’absence de traitement médical efficace.

Les principaux lauréats sont :
l’Accueil de jour – Ehpad La Buissaie – Murs Erigné (49) pour son action sur les rencontres intergénérationnelles – Grand prix donateurs.
le Centre de Prévention des Alpes – Grenoble (38) pour ses activités de maintien du lien social – Prix Initiatives Locales.
le Pôle Chirurgie du CHU de Douai (59) pour la mise en place d’une prise en charge adaptée aux personnes ayant des troubles cognitifs – Prix en partenariat avec la Fédération Hospitalière de France.

les 2 prix de thèse :
Cécile Martin
« Concurrence, prix et qualité de la prise en charge en EHPAD en France. Analyses micro économétriques » Université Paris-Dauphine. Véronique Germain-Mondon « La récupération du nom propre d’une personne. Éléments fondamentaux sur les informations sémantiques en mémoire et éléments appliqués pour la prise en charge de la maladie d’Alzheimer » Université Blaise- Pascal de Clermont-Ferrand.
le prix éthique et société : Sophie Sénéchal pour son mémoire intitulé « un cadre gigogne pour l’expression d’une identité » Université Paris-Descartes.

En France, 850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer, 150 000 par la maladie de Parkinson, et 85 000 par la sclérose en plaques. Ce mardi 18 novembre, le Plan national maladies neuro-dégénératives 2014 – 2019 a été lancé par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine. Annoncé par le Président de la République, ce plan, issu d’une large concertation avec les acteurs du secteur, comprend trois grandes priorités. Le Gouvernement s’engage « dans une dynamique de progrès en matière de recherche, de soins et d’accompagnement pour apporter des réponses concrètes aux besoins des patients et de leurs aidants.

1ère priorité du Plan : Améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades :
une coordination renforcée entre le médecin traitant et le neurologue ; un meilleur accès à l’expertise sur le territoire avec la création de 24 centres experts dédiés à la sclérose en plaques, la consolidation des 25 centres spécialisés Parkinson, en complément des centres de référence Alzheimer existants ; 100 nouveaux dispositifs MAIA (travail en commun des professionnels et outils partagés) au service de la qualité du parcours de santé des personnes âgées, objectif clé du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement ; le développement de l’éducation thérapeutique pour les patients et leurs aidants.

2ème priorité : Assurer la qualité de vie des malades et de leurs aidants : une augmentation de l’accompagnement à domicile avec 74 nouvelles équipes spécialisées Alzheimer (ESA) et la conduite d’expérimentations pour adapter cette démarche à la maladie de Parkinson et à la sclérose en plaques ;
un renforcement du soutien aux aidants avec 65 nouvelles plateformes d’accompagnement et de répit ; des programmes d’accompagnement des personnes malades et de leurs aidants portés par les associations, comme le prévoit le projet de Loi de santé ; la priorité accordée au maintien dans l’emploi ou à la réinsertion professionnelle pour les malades jeunes ; des solutions numériques, comme des alertes par SMS, des applications sur Smartphone ou tablettes, pour améliorer l’autonomie des patients.

3ème priorité : Développer et coordonner la recherche : la reconnaissance de centres d’excellence en enseignement et en recherche affirmeront le positionnement de la France sur des projets européens et internationaux ; un renforcement des outils de connaissances (cohortes, bases de données nationales) pour agir plus efficacement sur les maladies neuro-dégénératives.

La présidence du comité de suivi du plan maladies neuro-dégénératives est confiée au Professeur Michel Clanet et la vice-présidence au Professeur Joël Ankri. Le comité de suivi impliquera étroitement les associations de patients. Le Professeur Etienne Hirsch assurera la présidence du comité de pilotage pour la recherche.