Testé pour vous : les anti-moustiques de l’été 2017

Avec les beaux jours et les fortes chaleurs, les soirées en extérieur s’éternisent et les fenêtres des habitations sont largement ouvertes… pour le plus grand plaisir de petits convives assoiffés de sang ! Eh oui, les moustiques sont d’insatiables vampires qui finissent souvent dans les chambres à coucher. Pour éviter le désagrément des piqûres et dans certaines régions de déclarer des maladies comme la dengue (présente dans le sud de la France depuis quelques années), des solutions existent pour repousser ces indélicates bestioles.

Déjà prenez de bonnes habitudes et préparez le terrain : videz les coupelles d’eau des plantes et recherchez toutes les flaques d’eau stagnante susceptibles d’abriter des larves. Les moustiques ont besoin de très peu d’eau pour se reproduire. Les oeufs de l’Aedes Aegypti (vecteur de la dengue, du zika et du chikungunya) peuvent survivre à l’état sec pendant de longs mois, voire plus d’une année. Ce sont les femelles qui piquent, elles interviennent dans un périmètre réduit à 400 m essentiellement autour des habitations.

Parlonssante.com a testé à Tahiti dans une zone de forte présence des moustiques tigres et Aedes Aegypti,  divers répulsifs. Voici nos recommandations :

Le top des répulsifs pour Parlonssante.com

Sur la peau notre numéro 1 c’est le lait répulsif 25% Icaridine, peaux sensibles MOUSTIDOSE des laboratoires Gilbert. Un lait très simple à utiliser en spray, qui ne colle pas et est hypoallergénique. Nous l’avons testé durant plusieurs années, sans aucun effet secondaire. Il s’utilise sur la peau des enfants dès 6 mois, mais aussi au quotidien pour toute la famille.

Attention à bien protéger les zones non couvertes par les vêtements car les moustiques sont très fourbes et piqueront là où vous aurez oublié d’appliquer la crème. Lire la suite

Lifting : une intervention sans cicatrice visible réalisée à la clinique de l’Alma à Paris

Après 40 ans, nombreux sont ceux qui ont du mal avec leur image. Ils sont près de 40% à être tentés par la fontaine de Jouvence. Le reflet du miroir pèse sur leur moral alors qu’ils se sentent au top de leur forme et de leurs capacités. Les injections d’acide hyaluronique associées à du Botox permettent de freiner les marques du temps. Mais pour certains la médecine esthétique montre ses limites et ils s’intéressent aux techniques chirurgicales. Plus invasives, elles sont aussi plus durables une dizaine d’années, tandis que les injections -qui coûtent environ 250 euros par zone- doivent être refaites tous les 4 à 6 mois ce qui représente un important budget amorti par un lifting facial qui finalement coûte entre 3000 et 6000 euros. 18 % des interventions de chirurgie esthétique sont des lifting en France, l’opération la plus plébiscitée est la chirurgie mammaire, suivie des liposuccions du ventre et des cuisses.

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Pédiatrie : Des P’tits aitos (guerriers) gonflés à bloc à Tahiti

Ivy, Elisabeth et Rosita, une équipe de choc au bloc de Tahiti ! @parlonssante.com

Le passage au bloc opératoire peut être effrayant, surtout vu avec des yeux d’enfant. Pour éviter que cet événement se transforme en traumatisme, des associations travaillent à améliorer cet accueil. A Tahiti, les P’tits Aitos sont mobilisés à l’hôpital de Taaone : couleurs sur les murs, masques parfumés, livres et doudous… Un arsenal complet est déployé pour réconforter les petits patients.

Les P’tits Aitos est une association créée à l’hôpital de Taaone pour améliorer la qualité de l’accueil des enfants devant subir une intervention chirurgicale au bloc opératoire. Sophie Edelson et Mathieu Cheroux, infirmiers anesthésistes, et Patrick Ferret, infirmier au bloc opératoire, sont à l’origine de ce projet qui consiste à mettre en place des actions pour préparer les petits patients en douceur à des soins douloureux, à l’anesthésie et à l’opération.

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Les enfants peuvent personnaliser leur masque, avec des autocollants et des crayons parfumés ! @parlonssante.com

“L’hôpital, c’est effrayant pour un enfant, avec que des adultes vêtus de vert dans un environnement blanc. Quand l’enfant arrive au bloc, il ne voit que des yeux, les visages sont masqués, il y a des bruits nouveaux, parfois des cris et puis il y a les soins, les piqûres, la séparation avec les parents qui s’annonce… C’est angoissant. Notre association tente d’améliorer au maximum cet accueil pour gagner la confiance de l’enfant et rendre les gestes techniques et les soins plus ludiques”, explique Sophie Edelson. Sourires, humour, histoires, jouets… Les infirmiers ont l’imagination en ébullition pour distraire et chouchouter les petits malades. Les équipes le savent, la peur augmente la douleur et comme le stress est contagieux, l’objectif est clair : apaiser les tensions le plus vite possible pour ne pas perdre en efficacité, mais aussi pour que cet événement dans la vie de l’enfant ne soit pas un traumatisme.

Des crayons à la fraise, ou au chocolat

Le personnel doit capter l’attention de l’enfant, créer un climat de confiance et une complicité en très peu de temps. Entre l’arrivée au bloc et le début de l’intervention, les minutes sont comptées et les gestes techniques. Chaque seconde est précieuse, les opérations sont programmées, les procédures doivent être respectées. Pas question de retarder l’entrée au bloc. Si l’enfant est en panique, qu’il crie ou pleure, ses parents seront tendus et son agitation perturbera les autres patients qui partagent le même espace avant et après l’opération, tout en stressant l’équipe médicale. Réussir l’accueil pédiatrique est déterminant pour la suite des soins, mais aussi pour le ressenti de l’enfant. Alors les blouses vertes au grand cœur ne lésinent pas sur la couleur. Les murs de la salle d’accueil du bloc hébergent flamand rose, éléphant, abeille… tandis que de jolis badges aux teintes toniques ont fleuri sur les blouses d’Ivy, Caroline, Patrick et les autres.

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Hôpital de Tahiti – Mars 2017 @parlonssante.com

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A Tahiti des soignants s’investissent pour réconforter les enfants avant leur passage au bloc opératoire : “C’est beaucoup d’énergie, mais ça vaut le coup”

Interview de Sophie Edelson, infirmière anesthésiste, présidente des “P’tits Aitos du fenua”, une association qui oeuvre pour optimiser et humaniser l’accueil des enfants à quelques minutes de leur passage au bloc opératoire. Du réconfort et de l’amour pour rassurer l’enfant.

Pourquoi est-ce si important de réserver un accueil particulier aux enfants à quelques minutes d’une opération ?

« Si l’accueil est optimal, que l’enfant est en confiance, il ne gardera pas un mauvais souvenir de son passage au bloc. Nous n’avons que quelques minutes pour optimiser cet accueil, le personnaliser au maximum et rassurer l’enfant car l’anesthésie inquiète. Les enfants ont peur de s’endormir. Dans sa vie, l’enfant reviendra sûrement à l’hôpital, autant que ce premier contact soit le plus serein possible. En humanisant les lieux, en décorant les murs, en distribuant des badges avec les prénoms des soignants, en permettant à l’enfant de s’approprier son masque d’anesthésie, de le parfumer, de choisir un doudou qu’il emportera, on crée du lien avec lui. On lui explique ce qui va se passer, que sa maman sera là au réveil. On lui sourit, on le réconforte. C’est un discours à trois avec l’enfant, le parent et l’équipe médicale. Ce sont des étapes essentielles. Si on les réussit, c’est 80 % du travail qui est réalisé ».

Pour créer du lien avec l’enfant des badges personnalisés sont proposés aux soignants. @parlonssante.com

Mais le temps est compté. Vous ne voyez l’enfant que très peu de temps avant l’intervention…

« Oui, c’est pourquoi il ne faut pas se louper. La salle a été décorée, nous avons de grosses peluches, des gommettes pour les masques et des stylos parfumés. Les enfants adorent lire nos prénoms sur nos badges. Peu à peu, les choses bougent, mais ce n’est pas simple car il faut aussi des financements. Nous commençons à nous faire connaître, ça aide. Les crayons parfumés, je les ai ramenés de France, on n’en trouve pas sur le territoire. La pharmacienne de l’hôpital a commandé des coiffes avec des motifs, des fleurs, ça changera du vert, mais tout cela à un coût et c’est là que l’association a son rôle à jouer pour financer des améliorations pour soigner l’accueil des enfants. Nous aimerions avoir une fiche d’information sur l’enfant avec des précisions sur ses goûts et ses passions, cela permettrait de faire connaissance plus rapidement. Pourquoi pas rencontrer les familles et l’enfant lors de l’entretien avec l’anesthésiste qui est obligatoire ? C’est une idée, nous travaillons dessus, mais nous sommes une association et tout repose sur les bonnes volontés, mais ça avance bien ».

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Myopathie myotubulaire : des avancées dans la recherche de traitement grâce au travail d’équipes du Généthon et de l’université de Washington

Les 8 et 9 décembre, l’AFM organisera sa campagne annuelle de collecte de dons au profit de la recherche médicale. Le Téléthon 2017 mettra à l’honneur les chercheurs, les malades, leurs proches et tous les bénévoles qui œuvrent pour améliorer le quotidien de ceux qui souffrent d’une maladie rare notamment. Les fonds récoltés permettent de lancer des études, d’explorer de nouvelles thérapies géniques, de mettre au point des protocoles innovants, des essais cliniques pour élaborer des traitements. Cette semaine, le Myotubular Trust magazine a mis en Une le fruit de travaux réalisés par l’équipe maladies neuromusculaires et thérapie génique du Dr Ana Buj Bello, chercheuse Inserm à Généthon et des équipes américaines, notamment de l’Université de Washington. Les travaux portaient sur une pathologie qui touche un garçon nouveau-né sur 50 000, la myopathie myotubulaire. Une maladie synonyme d’hypotonie et dans sa forme la plus sévère d’une faiblesse musculaire généralisée qui conduit à la mort de l’enfant dans les premières années de sa vie. Il n’existe à ce jour aucun traitement.

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Chirurgie des sinus : le point avec le docteur Thierry Soussi

Merci au personnel de la Clinique Cardella de Papeete pour son accueil au bloc opératoire. @Parlonssante.com Avril 2017

 

Les allergies et les obstructions nasales sont fréquentes en Polynésie française. Les traitements médicaux ont leurs limites et la chirurgie des sinus est fréquemment indiquée pour rétablir l’aération des sinus et des fosses nasales. La malignité des pathologies des sinus est rare, mais en Polynésie française certaines professions sont à risques comme les ébénistes, le travail du bois exotique est connu pour entraîner certains cancers, le point avec le Docteur Thierry Soussi, oto-rhino-laryngologue à Papeete.

Combien d’actes de chirurgie sinusienne pratiquez-vous et quelles en sont les causes les plus fréquentes ?

“1 à 3 interventions chirurgicales sur les sinus par semaine. Les allergies et l’obstruction nasales étant fréquentes en Polynésie française, les traitements médicaux ont leurs limites et il faut savoir quand proposer une alternative instrumentale au patient. De même, la chirurgie d’aération des sinus et des fosses nasales (déviation de cloison par exemple) est fréquemment indiquée chez les plongeurs professionnels qu’ils so

ient moniteurs de plongée ou employés de sociétés de travaux sous-marins, apnéistes ou en bouteilles, pour des raisons évidentes d’aptitude et de prévention des risques d’accident de décompression.  Le tabagisme ayant beaucoup reculé dans le monde en général et en Polynésie en particulier, la fréquence va tendre à diminuer. Parallèlement, ces gens sont souvent indiqués en association de traitements de l’apnée du sommeil (intolérance au masque, fuites d’air) et dans les insomnies et coups de barre associés à l’obstruction nasale sévère, le but étant de redonner une qualité de vie acceptable au patient. Pour une fréquence plus précise et générale, il faudrait que je pose la question à l’hôpital… J’imagine que c’est un peu moins puisque je m’occupe spécifiquement decperméabilité des voies aériennes avec le recrutement d’apnéiques du sommeil”. Quelle est la durée moyenne de ces interventions ? “La durée varie bien sûr en fonction de l’étendue et du type de la pathologie (il y a 4 sinus différents avec des gestes bien spécifiques pour chacun), en moyenne autour de 60 à 90 mn au maximum, le geste est effectué sous monitoring visuel permanent à l’aide d’optiques rigides reliées a une caméra avec contrôle vidéo.  Le séjour est de 24 à 48 h avec tamponnement nasal par éponges laissées à demeure le temps de contrôler les petits saignements possibles.  Après ablation et sortie, les soins ont lieu une fois par semaine au cabinet tandis que le patient effectue chez lui des lavages au sérum salé dit « physiologique »”.

Le taux de récidive est-il élevé ?

“Le risque de récidive dépend de la qualité de la cicatrisation (beaucoup moins chez les fumeurs et les diabétiques), de l’attention et de la fréquence apportée aux soins post-opératoires, ceci pour la pathologie infectieuse et respiratoire. Pour le cas particulier des polypes, plus le patient est connu comme allergique (asthme grave, allergies respiratoires : pollens poussières moisissures etc), et plus le risque de récidive est important, nécessitant alors des traitements locaux pendant des mois voire des années (par pulvérisations de corticoïdes par voie nasale généralement).”

Quels sont les risques de ces interventions ?

“Les risques sont liés à l’état du patient (fragilité cardio respiratoire), à sa qualité de coagulation et à l’environnement bactérien initial. Outre le risque de récidive déjà évoqué, le risque de saignement post-opératoire est celui rencontré à court et moyen terme, ceux d’infection et de récidive à plus long terme. Une polypose sévère d’emblée peut avoir jusqu’à 50 % de risque de récidive. Les contre-indications sont très rares et plutôt liées à l’état général du patient et son opérabilité”.

Quand préconisez-vous une biopsie des tissus ?

“La malignité est rare dans la pathologie sinusienne mais toujours grave.  Une biopsie est systématique avant toute intervention avec scanner et IRM dès qu’une anomalie est suspectée par l’histoire clinique : facteurs de risque, aspect inhabituel, saignement douleurs déformation externe.  La plus fréquente reste la malignisation d’un polype déjà existant. Elle est soit liée au polype lui-même : certains polypes dits papillomateux ou inversés ont un risque de dégénérescence supérieur et les patients doivent être surveillés toute leur vie afin de dépister un risque de transformation maligne, par des visites annuelles, avec scanner et IRM.  La malignisation peut être également liée à l’environnement chez une population à risque (fumeurs, mais aussi les ébénistes et menuisiers notamment de Polynésie française, le travail sur les bois exotiques étant connu pour pouvoir entraîner un cancer de l’ethmoïde (sinus situés en dedans des orbites). Ces derniers font d’ailleurs l’objet d’une reconnaissance et d’une prise en charge à 100 % dans le cadre des maladies professionnelles”.

Propos recueillis par Cl. Chunlaud


 

Interview exclusive Parlonssante.com : « Cancer du sein et travail de nuit », le point avec Sylvie Pioli, présidente de CycloSein

Sylvie PioliInfirmière affectée au travail de nuit, Sylvie Pioli est opérée pour un cancer du sein en 2015, radiothérapie, hormonothérapie… Comme de très nombreuses Françaises (50 000 nouveaux cas par an), elle suit ce parcours de soin. Au détour d’une consultation, un médecin lâche une information qu’elle ignorait jusqu’alors « un lien entre le cancer du sein et le travail de nuit ». Pourtant des études existent depuis 2007, le risque d’avoir un cancer du sein est 30 fois supérieur chez les travailleuses de nuit que chez les autres salariées. Dès lors, Sylvie part en croisade pour l’amélioration de la surveillance médicale des salariées qui travaillent la nuit et la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle pour cette catégorie de personnel. Avec des amies et collègues, elle crée une association CycloSein et part sur les routes pour plaider cette cause tout en faisant la promotion d’une pratique sportive régulière pour prendre soin de sa santé. En septembre 2016, elle organise un périple à travers la France et tente de rencontrer la ministre de la Santé, mais en vain. Après quelques annulations, Sylvie sera reçue par des médecins au ministère, sept mois se sont écoulés depuis ce rendez-vous et aucune réponse n’a été apportée aux demandes de l’association. Le point avec Sylvie Pioli, présidente de CycloSein.

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