Interview exclusive Parlonssante.com : « Cancer du sein et travail de nuit », le point avec Sylvie Pioli, présidente de CycloSein

Sylvie PioliInfirmière affectée au travail de nuit, Sylvie Pioli est opérée pour un cancer du sein en 2015, radiothérapie, hormonothérapie… Comme de très nombreuses Françaises (50 000 nouveaux cas par an), elle suit ce parcours de soin. Au détour d’une consultation, un médecin lâche une information qu’elle ignorait jusqu’alors « un lien entre le cancer du sein et le travail de nuit ». Pourtant des études existent depuis 2007, le risque d’avoir un cancer du sein est 30 fois supérieur chez les travailleuses de nuit que chez les autres salariées. Dès lors, Sylvie part en croisade pour l’amélioration de la surveillance médicale des salariées qui travaillent la nuit et la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle pour cette catégorie de personnel. Avec des amies et collègues, elle crée une association CycloSein et part sur les routes pour plaider cette cause tout en faisant la promotion d’une pratique sportive régulière pour prendre soin de sa santé. En septembre 2016, elle organise un périple à travers la France et tente de rencontrer la ministre de la Santé, mais en vain. Après quelques annulations, Sylvie sera reçue par des médecins au ministère, sept mois se sont écoulés depuis ce rendez-vous et aucune réponse n’a été apportée aux demandes de l’association. Le point avec Sylvie Pioli, présidente de CycloSein.

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4 février 2017 : Journée mondiale contre le cancer : « Et vous, quel regard portez-vous sur le cancer ? »

_PS_1720Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer, la Ligue contre le cancer innove cette année en présentant la réalisation d’un film sur le thème du regard porté aujourd’hui sur les malades et la maladie. « Un regard, un espoir » #1regard1espoir sera visible dès le 4 février sur les plateformes et les réseaux sociaux de la Ligue. Cette initiative signée Arthur Delaire, un jeune réalisateur, aborde un thème cher à l’association : « quel regard portons-nous sur le cancer, aujourd’hui ? ». « Les yeux ne mentent pas, ils révèlent nos émotions, sans filtre », confie Arthur Delaire de la société de production Takt. « C’est le point de départ de la réflexion. En collaboration avec la société de production 18-55, nous avons décidé d’organiser une véritable expérience sociale centrée sur le regard et de la filmer en haute définition dans un studio à Bordeaux »

L’enjeu ? « Montrer l’importance du regard porté sur la maladie, et plus particulièrement sur le cancer qui touche aujourd’hui tout le monde, directement ou indirectement. Comment, d’une seconde à l’autre, notre regard peut évoluer face à un malade quand on apprend qu’il est touché ? Comment réagit notre « humanité » de façon instinctive hors de toute réflexion intellectuelle face à la maladie ? Voyons-nous toujours l’autre quand la maladie fait irruption ? Regardons-nous aujourd’hui le cancer en face ? ». Le professeur Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer : « Cette démarche, complètement bénévole, nous a séduite car elle mettait le doigt sur l’un des aspects du cancer, souvent abordé par les personnes malades et leur entourage, mais peu traité dans les médias, celui du regard que l’on porte sur eux et leur cancer. D’un simple regard peut naître un espoir, ou au contraire un sentiment d’exclusion, de gêne, de honte ou encore de peur » .

« Un regard, un espoir » visible à partir du 4 février sur les plateformes et les réseaux sociaux de la Ligue contre le cancer et de la société de production Takt avec le hashtag 1regard1espoir

 

Tours Capitale mondiale des ultrasons // 18-21 septembre – Centre Vinci

Pour l'International Ultrasonics Symposium 2016, reportage le samedi 17 septembre 2016 au château d'Amboise pour la soirée d'accueil.
Pour l’International Ultrasonics Symposium 2016, reportage le samedi 17 septembre 2016 au château d’Amboise pour la soirée d’accueil.

Pour la première fois en France depuis plus de 20 ans, l’International ultrasonics symposium (IUS), congrès international de référence sur les ultrasons organisé chaque année par l’IEEE (Institute of electrical and electronics Engineers – Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens), la plus importante société scientifique qui compte plus de 420 000 membres dans 160 pays, a ouvert ses portes ce samedi 17 septembre à Tours, l’un des berceaux mondiaux de la recherche sur les applications médicales des ultrasons.

Dr Ayache Bouakaz, directeur de recherche au sein de la prestigieuse unité « Imagerie et ultrasons » de l’UMR 930 « Imagerie & cerveau » – Inserm – Université François Rabelais de Tours, organisateur de la conférence, se félicite du choix de l’IEEE : « La tenue du congrès à Tours constitue une reconnaissance pour notre unité, celle-là même où, dans les années 70, les pionniers des applications des ultrasons en médecine et biologie ont développé les premiers Doppler. Depuis lors, l’excellence de ses travaux n’a cessé de se prouver dans le domaine du diagnostic, et plus récemment en thérapie, au niveau international. »

Plus de 1.300 participants – chercheurs, cliniciens, industriels, électroniciens, étudiants, décideurs – de 50 pays sont réunis au Centre de Congrès Vinci jusqu’à mercredi 21 septembre – pour débattre et préfigurer les futures applications médicales des ultrasons, aujourd’hui en développement dans les laboratoires. Plus des deux tiers des 1 100 posters et présentations orales de l’IUS 2016 seront consacrés aux applications médicales des ultrasons.

En matière de diagnostic, ces technologies s’avèrent particulièrement prometteuses, notamment dans le domaine du cancer. Peu onéreuses, inoffensives pour le corps humain, elles permettent de limiter le recours à des biopsies invasives. L’imagerie ultrasonore en temps réel permet de distinguer une lésion cancéreuse d’un tissu sain.

Complémentaire des autres méthodes de diagnostic, l’utilisation de l’échographie de contraste peut s’appliquer à une prédiction précoce de la réponse aux traitements anticancéreux, en se basant sur des changements de vascularisation qui interviennent bien avant que le volume tumoral n’évolue.

En matière de thérapie, l’utilisation des ultrasons, en complément du traitement déjà utilisé pour détruire les tumeurs, offre d’excellentes perspectives pour le traitement des tumeurs cancéreuses. Le premier essai clinique portant sur la délivrance ciblée de chimiothérapie par ultrasons et microbulles va démarrer à Tours, sous la direction de Dr Ayache Bouakaz (Inserm U930) et du professeur Thierry Lecomte (CHRU Tours – Université François Rabelais de Tours), en partenariat avec le CIC-IT « Ultrasons et Radiopharmaceutiques ».

En marge du congrès, France Life Imaging (FLI), (infrastructure créée dans le cadre des Investissements d’Avenir), organisera une conférence débat pour préparer la structuration de la filière ultrasons en France.

Art-thérapie : « Le pansement Schubert » pour apaiser la douleur

Claire Oppert Art-thérapeute musicale, séance de musicothérapie à l’Hôpital Sainte-Périne. ©Bénédicte Chauvron Filipeti
Claire Oppert Art-thérapeute musicale, séance de musicothérapie à l’Hôpital Sainte-Périne. ©Bénédicte Chauvron Filipeti

 

La Fondation Apicil contre la douleur s’est associée au Docteur Jean-Marie Gomas, à Claire Oppert et à l’équipe de l’Unité fonctionnelle douleurs chroniques et soins palliatifs du CHU Sainte-Périne pour agir et valoriser le développement de nouvelles pratiques de prise en charge de la douleur en milieu hospitalier. « Le pansement Schubert » est une approche d’art thérapie mise en place dans le cadre de la prise en charge de la douleur. Les patients volontaires bénéficient d’une séance de musique vivante lors de soins douloureux (toilettes, pansement d’escarre, pose de voie veineuse, ponction d’ascite). C’est Claire Oppert, violoncelliste musicothérapeute qui anime les « pansements Schubert », des séances personnalisées construites en collaboration avec l’équipe médicale et l’entourage.

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Lumine : le premier jeu interactif pour expliquer le cancer aux enfants et à leurs parents

Lumine1Lumine est le premier serious game destiné à l’oncopédiatrie en France -2 500 nouveaux cas de cancers chez l’enfant détectés chaque année dont 150 en Midi-Pyrénées- ce jeu est une plate-forme d’information sur le cancer destiné aux enfants et aux adultes. Il permet aux enfants atteints de cancer et à leurs familles de découvrir, sous forme d’un jeu, la maladie et sa prise en charge. De façon ludique et éducative sous forme de quiz, jeux ou vidéos, l’enfant et ses parents ont ainsi la possibilité de naviguer dans un espace virtuel et de disposer de toutes les informations utiles mettant en scène les étapes de la prise en charge. Lors du lancement officiel du jeu, Raymond Le Moign, Directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse et Dominique Pon, Directeur de la Clinique Pasteur Toulouse, aux côtés des différents partenaires du projet ont expliqué  les raisons de la mise au point de ce serious game: « Dans un souci de répondre aux attentes des associations de parents et de patients présentes au sein de l’unité de cancérologie pédiatrique du CHU de Toulouse, qui ont souvent exprimé leur difficulté pour comprendre les étapes de la prise en charge de l’enfant atteint de cancer, le CHU de Toulouse et la Clinique Pasteur ont développé un outil numérique interactif permettant à l’enfant et à ses parents de mieux appréhender ce parcours de soins ».

Le serious game Lumine est disponible sur le site du CHU de Toulouse, ainsi que sur le site de la Clinique Pasteur.

Crèmes solaires pour enfant : le carton rouge de l’UFC que Choisir pour cinq grandes marques

Copyright Parlonssante.comL’été est enfin arrivé et dans nos sacs de plage, serviette, compote pour le goûter, casquette et crème solaire haute protection font partie du voyage. Hélas, comme de nombreux produits aujourd’hui, la qualité n’est pas forcément au rendez-vous, au contraire, UFC Que choisir a testé en laboratoire 17 produits de protection solaire d’indices élevés (50 et 50+) destinés aux enfants et présentés sous forme de crèmes, sprays et laits solaires. Alors que leurs emballages débordent de mentions rassurantes, les résultats révèlent « de graves carences en termes de protection aux UV, alors que le strict minimum pour des crèmes solaires est de protéger de ces rayons nocifs », indique l’association UFC Que Choisir.

Si la totalité des 17 produits testés protège correctement des UVB, en revanche cinq d’entre eux : Lait solaire spécial enfant 50+ de Clarins, Photoderm kid 50+ de Bioderma, Lait solaire kids 50+ « bio » de Biosolis, crème solaire enfant 50+ « bio » d’Alga Maris et Spray hydratant kids « bio » 50 de Lovéa, n’offrent pas -et de loin- la protection minimale contre les UVA requise par les experts français et les autorités européennes. « Bien qu’ils n’occasionnent pas de traces visibles (coup de soleil), les UVA sont tout aussi responsables des cancers de la peau ». L’association a déposé plainte pour « pratique commerciale trompeuse et tromperie », contre cinq grandes marques : Clarins, Bioderma, Alga Maris, Lovéa, Biosolis. UFC Que Choisir demande le retrait immédiat des produits mis en cause dans cette étude.

La crème solaire ne doit pas nous faire oublier quelques règles de bon sens, on n’expose pas un bébé au soleil, et pour les jeunes enfants, on les protège avec des vêtements anti UV ou des tee-shirts et surtout on leur permet les bains de mer aux heures les moins chaudes de la journée. N’oubliez pas de les hydrater, des fruits et de l’eau dans le sac de plage, une casquette, même pour la baignade. De retour à la maison, après la douche une crème bien nourrissante pour réhydrater la peau. Pour bien choisir sa crème, consultez le guide d’achat crème solaire consultable gratuitement sur le site quechoisir.org.

L’Institut de cancérologie de Bourgogne est né

CORP-ChalonCe vendredi 24 juin se tenait une conférence de presse à l’Institut de cancérologie de Bourgogne en présence des docteurs Philippe Janoray et Thierry Altwegg, co-fondateurs de l’ICB afin de présenter la nouvelle dimension régionale de l’Institut, sa performance technique et son évolution.

Créé il y a maintenant 40 ans, le Centre d’oncologie et de radiothérapie du Parc devient l’Institut de cancérologie de Bourgogne (ICB). Cette structure privée, spécialisée dans le traitement du cancer compte désormais trois centres de traitement respectivement situés à Auxerre, Chalon-Sur-Saône et Dijon, soixante-dix sept professionnels dont 14 médecins y travaillent.

«Les centres accueillent des patients de toute la région et des départements voisins. Le rayonnement de l’ICB est incontestable en Bourgogne avec un seul objectif commun : « l’excellence et l’accompagnement» insistent la direction de l’Institut dans un communiqué de presse précisant que le centre est labellisé « Centre de recherche clinique ».Centre Dijon

La conférence de presse de ce matin a permis aux dirigeants de l’Institut de présenter la nouvelle identité visuelle de l’ICB avec un logo « rafraîchit » et une communication digitale renforcée (nouveau site notamment). Philippe Janoray et Thierry Altwegg, co-fondateurs de l’ICB ont insisté sur les compétences pluridisciplinaires des trois centres rendues possibles grâces aux importants investissements menés «pour disposer de plateaux techniques récents, à la pointe des dernières évolutions technologiques en radiothérapie afin d’offrir à ses patients un accès aux soins de qualité».