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La personne atteinte d’Ebola qui était prise en charge à l’hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé (94) est désormais guérie. Elle a pu sortir de l’hôpital ce dimanche matin et a quitté le territoire français. Cette personne, employée de l’Unicef au Sierra-Leone et impliquée dans la lutte contre Ebola, avait fait l’objet d’une évacuation sanitaire médicalisée et sécurisée par avion spécial.

Le bilan des morts du virus Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone s’élève à 4 950 personnes -selon l’OMS- sur les 13 567 cas recensés depuis le début de l’épidémie dans les six pays touchés (Guinée, Libéria, Mali, Sierra Leone, Espagne et États-Unis d’Amérique) et 2 pays précédemment touchés (Nigéria, Sénégal).

« Les nouveaux cas sont en recul dans certains secteurs de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone, mais continuent à progresser rapidement dans d’autres », annonce l’agence des Nations unies dans un communiqué, soulignant en outre l’importance « cruciale » des mesures de prévention dans les pays voisins.

Acheminement du matériel de laboratoire de l'OMS en République démocratique du Congo.
Acheminement du matériel de laboratoire de l'OMS en République démocratique du Congo.

Jusqu’ici, 523 agents de santé ont été infectés par le virus Ebola. On en dénombrait alors 82 en Guinée, 299 au Libéria, 11 au Nigéria, 127 en Sierra Leone, 1 en Espagne et 3 aux États-Unis d’Amérique (2 infectés dans ce pays, et 1 infecté en Guinée). Au total, 269 agents de santé sont décédés. L’OMS mène actuellement des investigations approfondies afin de déterminer la cause de l’infection dans chaque cas. Des éléments indiquent déjà qu’une proportion importante d’infections s’est produite hors des lieux de traitement et de soins des patients infectés. Des vérifications d’assurance qualité de la lutte contre l’infection sont en cours dans chaque unité de traitement Ebola dans les trois pays où la transmission est intense. Parallèlement, tous les efforts sont faits pour garantir un vaste approvisionnement en équipements de protection individuelle optimale à tous les centres de traitement Ebola, et pour assurer la formation et fournir les recommandations visant à réduire au minimum le risque auquel les agents de santé sont exposés.

Les médecins évoquent les peurs des populations face au virus. Certains refusent de se faire soigner, d'autres meurent rien qu'en apprenant qu'ils sont malades.
Les médecins évoquent les peurs des populations face au virus. Certains refusent de se faire soigner, d'autres meurent rien qu'en apprenant qu'ils sont malades.

Pour mieux appréhender la gestion de la maladie sur place et les réactions de la population, une vidéo réalisée par l’OMS en République démocratique du Congo. A lire ici

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de l’approbation par Swissmedic, l’autorité de réglementation suisse pour les produits thérapeutiques, d’un second essai en Suisse d’un vaccin expérimental contre le virus Ebola. Cet essai sera dirigé par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Si le vaccin est jugé sûr, des essais à plus grande échelle seront entrepris dans les pays africains dès le mois de janvier 2015.

L’approbation signifie que le vaccin va être testé sur 115 volontaires environ à Genève. L’essai, qui reçoit l’appui de l’OMS, est le dernier d’une série impliquant deux vaccins candidats différents contre le virus Ebola, testés actuellement en Suisse, au Mali, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

À propos du vaccin

Le vaccin expérimental VSV-ZEBOV a été mis au point par des chercheurs de l’Agence de santé publique du Canada. Il se base sur le virus provoquant la stomatite vésiculaire, une maladie qui touche les animaux. Ce virus a été affaibli et génétiquement modifié pour exprimer la glycoprotéine du virus Ebola Zaïre (ZEBOV) et ainsi induire une réponse immunitaire contre les vrais virus Ebola.

Le vaccin expérimental sera testé sur des sujets sains, parmi lesquels certains sont des professionnels de santé qui seront envoyés en Afrique de l’Ouest pour lutter contre l’épidémie. L’essai portera sur l’innocuité du vaccin et sa capacité à induire une réponse immunitaire. Le VSV-ZEBOV est également testé sur des volontaires sains aux États-Unis (le premier essai a débuté le 13 octobre) et des essais devraient démarrer très prochainement en Allemagne, au Gabon et au Kenya.

Essais de vaccin

Cet essai est le second organisé en Suisse et coordonné par l’OMS. Pour le premier vaccin, «ChAd3» avec un adénovirus de chimpanzé ChAd3-ZEBOV, les essais ont commencé à Lausanne fin octobre.

«Ces essais démontrent une mobilisation sans précédent de la part des pays, des agences de santé et de l’industrie pour s’attaquer au problème et aider à juguler l’épidémie de maladie à virus Ebola», déclare le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directeur général à l’OMS, Système de santé et innovation. «Si les vaccins s’avèrent sûrs et efficaces et si nous passons à la production et à une distribution étendue, on aura assisté au lancement le plus rapide d’un vaccin qu’on n’ait jamais observé jusqu’à présent face à une urgence de santé publique.»

L’essai à Genève commencera par l’administration des premières vaccinations dans la semaine du 10 novembre, et on attend les premiers résultats en décembre 2014.

L’organisation mondiale de la Santé a fait les comptes : 4.922 morts et 10.141 cas de contamination recensés dans le monde. L’épidémie du virus Ebola qui sévit notamment en Afrique de l’ouest est loin d’être maîtrisée, même si il y a des raisons d’être optimiste face à ce terrible virus puisque qu’il n’y a désormais plus de transmission au Nigéria. « C’est un succès extraordinaire qui montre que la maladie à virus Ebola peut être endiguée », se réjouit l’OMS. « Le 23 juillet dernier, l’annonce de la confirmation en laboratoire du premier cas d’Ebola dans le pays, à Lagos, avait fait le tour du monde. Le Nigéria a confirmé 19 cas, dont 7 sont décédés et 12 ont survécu, ce qui donne un taux de létalité enviable de 40% – contre 70% au moins dans les autres pays affectés. L’exemple du Nigéria peut aider beaucoup d’autres pays en développement profondément inquiets à l’éventualité de l’importation d’un cas et désireux d’améliorer leurs plans de préparation ».

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a passé en revue le dispositif de contrôle et de suivi des passagers en provenance de Conakry (Guinée) dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola.  Ces contrôles sont effectués par le service médical de l’aéroport Paris Charles de Gaulle, avec l’appui de la Protection Civile et de la Croix Rouge. La température de chaque passager est mesurée et une fiche d’information sur la conduite à tenir en cas de fièvre supérieure à 38° dans les 21 jours après leur départ leur est remise. Ils ont préalablement rempli un formulaire comprenant leur identité, leur place respective dans l’avion et leurs coordonnées, que les autorités sanitaires garderont pendant 21 jours afin d’assurer le suivi de l’ensemble des passagers en provenance de Guinée.  Ces mesures viennent s’ajouter aux outils d’information déjà mis en place dans les aéroports (affiches et flyers en salles d’embarquement au départ des pays concernés et à l’arrivée des vols à Paris et messages d’information diffusés pendant les vols).
Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a passé en revue le dispositif de contrôle et de suivi des passagers en provenance de Conakry (Guinée) dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola. Ces contrôles sont effectués par le service médical de l’aéroport Paris Charles de Gaulle, avec l’appui de la Protection Civile et de la Croix Rouge. La température de chaque passager est mesurée et une fiche d’information sur la conduite à tenir en cas de fièvre supérieure à 38° dans les 21 jours après leur départ leur est remise. Ils ont préalablement rempli un formulaire comprenant leur identité, leur place respective dans l’avion et leurs coordonnées, que les autorités sanitaires garderont pendant 21 jours afin d’assurer le suivi de l’ensemble des passagers en provenance de Guinée. Ces mesures viennent s’ajouter aux outils d’information déjà mis en place dans les aéroports (affiches et flyers en salles d’embarquement au départ des pays concernés et à l’arrivée des vols à Paris et messages d’information diffusés pendant les vols).

En Europe, les gouvernements renforcent les contrôles pour détecter le plus rapidement possible tous cas suspects sur leurs territoires. Vendredi à Bruxelles, le président François Hollande a annoncé l’extension des contrôles à «tous les modes de transports». «La France doit avoir des systèmes de contrôle qui ne doivent pas être simplement des contrôles aériens mais aussi des contrôles sur tous les modes de transports même maritimes. C’est ce que nous allons mettre en place», a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse au sommet européen. A ce jour, 480 signalements de fièvres chez les voyageurs arrivant en France, mais aucun cas avéré d’Ebola. Dans le cadre du renforcement de la préparation de la France face à l’extension du virus Ebola, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a tenu jeudi dernier au ministère un point d’information à destination de l’ensemble des représentants des professionnels de santé, médicaux et non médicaux, libéraux et hospitaliers. La ministre de le Santé a indiqué que se tiendrait dans les prochains jours un exercice grandeur nature impliquant les SAMU de chaque département et les 12 établissements de santé de référence (ESR) habilités à prendre en charge les cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola.

RFI et MSF unissent leurs forces pour contribuer plus largement encore à la prévention d’Ebola en Afrique. La radio du monde, suivie chaque semaine par plus de 31 millions d’auditeurs sur le continent, met ses antennes à disposition de l’association humanitaire, très présente sur place. Des messages ciblés en français, en anglais, en haoussa et en portugais sont diffusés aux heures de grande écoute à destination des pays touchés. RFI met également à disposition de ses internautes des fiches pédagogiques (réalisées en collaboration avec MSF) pour mieux informer les populations sur cette fièvre hémorragique mais aussi pour s’en protéger et se soigner.

Le message de prévention d’une minute, réalisé avec MSF, a pour objectif de sensibiliser les auditeurs à la détection des symptômes d’Ebola ainsi qu’aux mesures sanitaires de prévention :

· Ecoutez le message de prévention en français
La rédaction de RFI fait le point sur la fièvre hémorragique à travers une infographie pédagogique et illustrée, à retrouver sur rfi.fr : http://graphics.rfi.fr/virus-ebola-epidemie-infographie/ :

Ces initiatives viennent renforcer la mobilisation de la rédaction de RFI qui s’attache à informer ses auditeurs quotidiennement dans ses journaux et magazines, à l’image de l’émission « Priorité santé », récemment délocalisée à Conakry, en Guinée.

Ebola : pas de nouveau cas en Europe

« Les échantillons analysés par l’Institut de microbiologie ont abouti à des tests négatifs pour la présence du virus Ebola ». C’est dans un communiqué que les autorités sanitaires espagnoles ont annoncé que les tests réalisés à Valence sur un malade qui était soupçonnée d’avoir contracté le virus Ebola se sont avérés négatifs. Le patient, qui serait de nationalité nigériane, est dans un état « stable », par mesure de précaution et en attendant le résultat de ces tests, il avait été placé en isolement dans l’hôpital spécialisé de Saint-Jean à Alicante (ouest de l’Espagne) car on craignait qu’il ne soit atteint du virus de la fièvre hémorragique qui a déjà fait plus d’un millier de morts cette année.
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Kent Brantly et Nancy Writebol, deux Américains infectés par le virus Ebola lors d’une mission humanitaire au Liberia, ont été traités par un sérum expérimental élaboré en Californie par la société de biotechnologie Mapp Biopharmaceutical. L’homme et la femme ont vu leur état de santé s’améliorer après l’injection, ils travaillaient tous deux pour l’organisation caritative chrétienne Samaritan’s Purse lorsqu’ils ont contracté la maladie. L’ONG a confirmé que les deux bénévoles avaient reçu un traitement expérimental. Selon CNN, trois fioles d’un sérum mis au point par cette société ont été envoyées jeudi par avion au Liberia sur proposition d’un responsable des autorités sanitaires américaines.

Le virus Ébola vu au microscope électronique. Ce parasite transmet une maladie mortelle contre laquelle n'existent aucune vaccination ni aucun traitement curatif. © UW-Madison School of Veterinary Medicine
Le virus Ébola vu au microscope électronique. Ce parasite transmet une maladie mortelle contre laquelle n'existent aucune vaccination ni aucun traitement curatif. © UW-Madison School of Veterinary Medicine

Nos confrères du Monde.fr expliquent que « Ce produit est le fruit d’un programme financé par le gouvernement et l’armée américains, en collaboration avec les autorités sanitaires canadiennes. Il a été identifié comme traitement potentiel en janvier. Baptisé « ZMapp » (MB-003), c’est un cocktail d’anticorps monoclonaux, c’est-à-dire de molécules dirigées spécifiquement contre une autre molécule et permettant sa destruction par le système immunitaire.

En l’occurrence, le ZMapp est obtenu en laboratoire avec des animaux exposés à des particules du virus Ebola qui produisent des anticorps prenant donc précisément pour cible le virus »(…)

Sources : le monde.fr Lire l’intégralité de l’article ici