Recherche médicale, un appel à candidature : 10 000 euros pour le lauréat

Depuis 10 ans, la Fondation Louis Bonduelle soutient la recherche en proposant une aide financière aux étudiants chercheurs. « Ancrée dans la vocation de la Fondation depuis sa création, le soutien à la recherche est fondamental pour approfondir les connaissances en matière de nutrition et de comportements alimentaires », indique dans un communiqué de presse la Fondation, qui chaque année depuis 10 ans, lance un appel à candidature auprès des étudiants dont le projet de recherche porte sur la nutrition, l’agronomie ou l’alimentation au sens large. 10 000 euros pour le lauréat En juin 2016, lors des rencontres de la Fondation Louis Bonduelle, c’est Tina Venema, étudiante néerlandaise de l’université d’Utrecht, qui s’est vue remettre le prix des mains de Christophe Bonduelle, Président de la Fondation, et Laurence Depezay, nutritionniste, membre du conseil d’administration de la Fondation Louis Bonduelle.

 Cl.C

Informations pratiques : Pour soumettre un projet, vous devez : – Etre inscrit en thèse dans un établissement universitaire, ou en première année de Post-doc. – Avoir moins de 35 ans (au 31 décembre 2016) Date limite d’inscription : lundi 7 novembre 2016. Le lauréat sera dévoilé lors des rencontres de la Fondation en juin 2017.

DR - CHU Toulouse
Un robot chirurgical, deux chirurgiens urologues dotés d’esprits pionniers et voilà la greffe rénale avec donneur vivant revisitée pour le plus grand bénéfice des patients…et surtout des patientes, grâce à l’extraction du rein de la donneuse et l’introduction du greffon sur la receveuse par voie vaginale, exclusivement par robot chirurgical.

A ce jour, dans le monde (en Inde et aux USA), une centaine de patients seulement ont bénéficié de ce type de transplantation à l’aide d’un robot chirurgical, avec donneur vivant ou non. En France, pour cette indication, le robot chirurgical a été utilisé pour la première fois en 2001, à l’Hôpital Mondor à Créteil, puis au CHU de Tours en 2013. Les avantages pour le patient sont multiples : diminution de la taille de la cicatrice, atténuation de la douleur et du risque d’épanchement de liquide lymphatique, post-opératoire moins lourd, durée
moyenne de séjour diminuée, etc…

Le développement de la transplantation robot-assistée permettra à des patients non éligibles à la transplantation classique d’en bénéficier, du fait notamment d’une obésité morbide. La transplantation rénale avec introduction du greffon par voie vaginale En mars 2015, en Inde, une étude a été publiée portant sur 8 patientes ayant bénéficié d’une technique innovante d’introduction du greffon, par voie vaginale, mais par cœlioscopie traditionnelle.
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Disparition du professeur Georges Larrouy

DR
Le président de l’université Toulouse III – Paul Sabatier, Bertrand Monthubert, témoigne de sa très grande tristesse à l’annonce du décès du Professeur Georges Larrouy, président honoraire de l’université de Toulouse. Cet ancien professeur et président de l’université Paul Sabatier (1996-1997), était un anthropologue respecté, il s’est éteint mardi 18 août, à l’âge de 82 ans.

Georges Larrouy a effectué toute sa carrière universitaire à l’université Toulouse III – Paul Sabatier, exerçant comme praticien hospitalier au CHU de Toulouse. Maître de conférences des Universités en 1970, puis Professeur des Universités en 1974, il est devenu président de l’université Toulouse III – Paul Sabatier en 1996.

Anthropobiologiste, il était spécialiste de l’histoire du peuplement humain, de la génétique des populations et de l’adaptation homme-milieu ; il était toujours membre du laboratoire Anthropologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (AMIS). Il a été président du conseil scientifique du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse et président honoraire de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse.

Le président Monthubert tient à adresser, au nom de la communauté universitaire, ses condoléances les plus sincères à la famille et aux proches de Georges Larrouy.

Au lendemain de l’annonce de la 3e greffe de cœur Carmat à l’hôpital Georges-Pompidou, on apprenait le décès du 2e patient à avoir reçu un cœur artificiel total, un homme âgé de 69 ans. Cet essai de faisabilité mené par la société Carmat porte sur l’implantation de cœur artificiel sur quatre patients en insuffisance cardiaque biventriculaire irréversible dont le pronostic vital est engagé à brève échéance.
coeur-carmat
Le premier greffé, un homme de 76 ans, a vécu 74 jours avec cette prothèse avant qu’elle s’arrête brusquement. Le second, décédé le 1er mai dernier, aura survécu 9 mois.

Ironie du sort, le 28 avril, Marcello Conviti, le directeur général de Carmat félicitait pour cette 3e greffe, les équipes médicales tout en se réjouissant « du bon état de santé du 2e patient, implanté en août 2014, qui a pu retrouver une vie normale après son retour à domicile en début d’année« . Deux jours plus tard, le 2e greffé du cœur Carmat mourrait.

Hospitalisé à Nantes, vendredi 1er mai dans la soirée à la suite d’une insuffisance circulatoire suite à une dérive fonctionnelle de la prothèse, l’homme a été placé sous assistance cardio respiratoire en unité de soins intensifs, il a subi une nouvelle transplantation le samedi 2 mai. Si l’opération a été menée à son terme et la circulation sanguine a été rétablie, le patient a succombé « à des complications poly-viscérales post opératoires« , indique dans un communiqué la société Carmat qui ajoute que : « Cet évènement est à situer dans le contexte de la phase d’essai de faisabilité d’un dispositif extrêmement innovant pour des malades souffrant d’insuffisance cardiaque terminale.

La Société reste résolument confiante dans la capacité de la prothèse et renouvelle l’engagement total de ses équipes en ce sens« . Ces deux décès ne devraient donc pas remettre en cause l’essai, en effet les critères de succès comportent -entre autres- la survie à 30 jours après l’implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.

iuctL’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT), présidé par le Professeur André Syrota a eu les honneurs de la presse médicale lors d’une publication dans Molecular Therapy d’un article sur un essai de thérapie génique prometteur en matière de lutte contre le cancer du pancréas. Un espoir face à ce redoutable cancer qui coûte la vie à trois quarts des patients dès la première année qui suit le diagnostic. A peine 2% des malades sont encore en vie après 5 ans, c’est dire si l’enjeu de santé publique est grand. Le traitement consiste en l’injection d’« ADN médicament » associé à un produit synthétique (qui permet à cet ADN de pénétrer dans les cellules cancéreuses). Les premiers résultats montrent une bonne tolérance du traitement. Néanmoins, celui-ci ne semble pas agir sur les cancers métastasiques, en revanche, sur les tumeurs localement avancées (non opérables mais sans métastase), les résultats sont prometteurs car aucun développement métastasique n’a été constaté, de plus la survie des patients a été améliorée. La phase II sera lancée à l’automne 2015 sur un plus grand nombre de patients.
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L’obésité mondiale, ce fléau qui précarise la santé de millions de personnes dans le monde, ce fléau qui impacte économiquement les systèmes de santé, pourrait-il être contrôlé avant la naissance du futur obèse ? C’est bien ce qu’avance une étude de santé publique portant sur 13 000 sujets suivis depuis leur naissance (dans les années 1930-1940) jusqu’à leur âge actuel de 60-70 ans . Le surpoids des futures mères, leur diabète, leur glycémie anormale… ont une influence sur la propension à l’obésité de l’enfant à naître.

Crédit photo : Parlonssante.com
Crédit photo : Parlonssante.com

« Des stratégies préventives ciblées doivent être développées en urgence chez les filles et les femmes en âge de procréer afin de prévenir l’obésité chez les femmes en âge de procréer », conclut cette grande étude de la Commission Européenne sur l’obésité maternelle.
 

L’étude appelée DORIAN (The Developmental ORIgins of healthy and unhealthy AgeiNg), financée par le 7ème programme-cadre de la Commission européenne (PC7), chargé d’examiner le rôle de l’obésité maternelle, a publié aujourd’hui les résultats contrôlés, d’un programme de recherche de trois ans qui a débuté en Janvier 2012. Le surpoids et l’obésité sont de gros problèmes de santé pour l’Union européenne. Plus de la moitié (53%) des adultes sont aujourd’hui en surpoids ou obèses. L’obésité, qui présente encore plus de risques pour la santé que le simple surpoids, touche actuellement un adulte sur six (17%) dans l’Union Européenne, en nette augmentation par rapport à  la décennie précédente, où l’obésité ne concernait qu’un adulte sur dix, (en notant des variations considérables entre les différents pays de l’UE).
 
L’étude avait pour but de mieux comprendre les mécanismes de base influençant le développement des individus depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, afin d’améliorer leur santé et leur qualité de vie. Le Consortium de DORIAN a précisément analysé les impacts de l’obésité maternelle sur le processus de vieillissement et ses effets sur les enfants au long terme.  DORIAN, dirigé par le Dr Patricia Iozzo (Institut de physiologie clinique, Conseil national de recherches (CNR), Pise, Italie) regroupe plusieurs études destinées à répondre aux questions spécifiques liées à ce problème.
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Afin d’améliorer la prise en charge du cancer colorectal opéré en région parisienne, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris-AP-HP a mis en place une collecte de données issues de près de 20 services de l’AP-HP et comprenant 150 paramètres différents sur 2000 patients. L’analyse s’est révélée complexe en raison du volume de données -300 000- à analyser et de leur hétérogénéité. L’expertise a été confiée à la société Quinten laquelle -grâce à son expérience dans l’analyse de données médicales- a extrait deux premières hypothèses qui pourraient donner lieu à des avancées majeures tant en matière de dépistage que de traitement chirurgical.

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