Suicide d’un étudiant en médecine : sa mère dénonce « Des internes à la merci des chefs de service »

Parlonssante.com Couloirs illustration CHU
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Repos de sécurité suite à des gardes de nuit non pris, surcharge de travail, course aux diplômes, sur responsabilisation, manque de formation à une nouvelle spécialité… Pour la mère du jeune Maxime, interne en médecine qui s’est suicidé le 15 février dernier, le passage à l’acte de son fils est lié à un épuisement professionnel, à un manque de soutien, d’encadrement… de « bienveillance » même de certains mentors. Le jeune homme effectuait un stage en neurochirurgie au sein du Centre hospitalier universitaire de Marseille. Dans une lettre adressée à nos confrères du Quotidien du médecin, la mère de Maxime, elle-même médecin, y évoque des conditions de travail très difficiles : « Il avait déjà travaillé dans des services très durs, mais dans ce cas précis, il n’y avait pas de cohésion entre les soignants. Ils étaient livrés à eux-mêmes ». « Les internes sont à la merci des chefs qui ont droit de vie et de mort sur eux, dans le sens où s’ils ne font pas ce qu’on leur dit, ils n’ont pas de poste d’assistant. On les met plus bas que terre, on les culpabilise s’ils prennent leur repos de garde… »

La maman de Maxime précise : « avoir entamé une procédure de reconnaissance en accident du travail ». Une enquête administrative est en cours. Mais elle insiste : « Ce que je veux avant tout, c’est qu’un tel acte ne puisse pas se reproduire. Les internes méritent le respect et leurs conditions de travail doivent évoluer ».

L’article publié sur le site du Quotidien du médecin a été commenté par des internautes dont de nombreux médecins et étudiants. L’un d’entre eux confie avoir changé de spécialité, passant de la chirurgie à la dermatologie, pour fuir ces pressions, ces « situations dangereuses et angoissantes pour les patients »… Il ne le regrette rien, mais reste amer face à ces chefs de service tout-puissants baptisés les « mandarins », tous plaident aux côtés de la maman de Maxime pour un « plus jamais ça », pour que des mesures soient prises, pour que la loi soit appliquée, pour « réintroduire une plus grande humanité dans la vie des services hospitaliers et notamment un authentique respect de l’interne ».

Ces mots prennent un écho tout particulier en ce jeudi 21 avril, à la lecture d’un communiqué de presse émanant du Syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille (SAIHM) qui s’en prend à la direction de l’AP-HM : « Les internes ressentent une déshumanisation de la relation de soin et des difficultés à exercer leurs fonctions ; ce qui peut conduire à l’épuisement physique et moral », toutefois, contacté par le Quotidien du médecin, le président du SAIHM, Olivier Le Pennetier, se refuse toutefois à établir un lien entre ces conditions de travail dégradées et le suicide de Maxime ». Une enquête interne de l’AP-HM a bien été menée suite à ce drame, mais les conclusions n’ont pas été rendues publiques à ce jour, toutefois et -toujours selon nos confrères du Quotidien du médecin- la famille de Maxime aurait eu accès à ces informations.

 

 

La ministre de la Santé sort de sa réserve dans l’affaire des nouveau-nés empoisonnés par des poches de nutriments fabriquées par le laboratoire Marette de Courseulles-sur-mer (Calvados). Lors d’une conférence de presse donnée ce mardi 7 janvier à 17h30, au ministère des affaires sociales et de la santé (Paris 7ème) Marisol Touraine a expliqué que « les poches auraient été contaminées par un seul et même germe d’origine environnementale encore inconnu », avant d’annoncer qu’elle souhaitait la suspension de l’activité du laboratoire.
Jean-Claude Manuguerra de l’Institut Pasteur, également présent à cette conférence, a précisé que « le germe était une entérobacterie de l’environnement, une nouvelle espèce non décrite à ce jour et qui n’a pas encore de nom ». Six des dix poches analysées se sont avérées contaminées par la bactérie, toutefois, on ignore toujours selon les autorités où et quand a eu lieu la contamination. Mme Touraine a ajouté « que dès les premiers soupçons d’anomalie apparus le 17 décembre dernier, les autorités sanitaires avaient décidé le retrait de 137 poches de nutrition parentérales suspectes », toutes produites par le laboratoire Marette le 28 novembre dernier. Elles avaient été distribuées dans sept établissements hospitaliers.

Selon nos confrères de RTL, le laboratoire Marette envisage des « recours » en justice contre la décision de suspension de son activité demandée mardi 7 janvier par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a indiqué à la presse l’avocat du laboratoire, Me Matthieu Lemaire. Le laboratoire « se réserve toute faculté d’engager un recours devant les juridictions administratives », a indiqué l’avocat en précisant que la décision interviendrait d’ici quelques jours.

L’impensable ! Des nourrissons empoisonnés par des poches de nutriments, comment est-ce possible en 2014 en France ? Comment des poches de transfusion alimentaire contaminées peuvent se retrouver dans des maternités françaises ? On peut, bien sûr, formuler, reformuler, rereformuler… L’impensable c’est pourtant bien produit ! Milie, Chloé et Théo sont morts, des parents sont ravagés par le chagrin, des familles sont brisées ! Trois nourrissons sont morts à l’hôpital de Chambéry, ils ne sont pas morts d’insuffisance, ou de malformations, ni de la fameuse « mort subite », mais d’un empoisonnement, d’une négligence, d’une erreur humaine… car forcément qu’il y a eu erreur, négligence pour que ces poches de nutriments se soient retrouvées suspendues au dessus des berceaux ! Les parents des petites victimes attaquent l’hôpital de Chambéry, qui de son côté déposé plainte contre X. La ministre de la Santé et les autorités sanitaires assurent que toutes les poches contaminées ont été retirées. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire après la mort des trois nourrissons à l’hôpital de Chambéry début décembre pour déterminer les causes de ce drame et surtout les responsabilités : l’hôpital de Chambéry ou le fabriquant des poches un laboratoire français dont le nom n’a pas été encore dévoilé ?

Près de 4000 personnes ont signé en quelques jours une pétition sur Change.org pour l’interdiction des perturbateurs endocriniens dans les jouets. Le 18 décembre Arte rassemblait près de 400 000 téléspectateurs lors d’une soirée spéciale “Jouets Toxiques”. L’association Women for a Common Future (WECF-France) lance une pétition sur Change.org appellant la Ministre de l’Écologie Delphine Batho à faire interdire les perturbateurs endocriniens dans les jouets et les articles de puériculture.
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Mediator m’a tuer !

Une parodie facile, mais amusante. Pour être plus précise, Mediator et les prothèses PIP ont eu raison de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’Afssaps. L’agence stigmatisée par ces différentes scandales sanitaires a entrepris une mutation. Et pour se refaire une santé, elle change d’identité. Facile, mais souvent efficace pour changer de peau. Le terme Afssaps est trop associé dans l’opinion publique à une pharmaco-vigilance poussive et sclérosée par des conflits d’intérêts avec des laboratoires ou des institutions. Depuis ce mardi 1er mai, elle s’appelle donc Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé… Pas sûre que cela réconfortera les milliers de victimes de ces produits de santé défectueux…

Isoméride, Médiator, PIP, les scandales sanitaires sont légion en France. Ils mettent ostensiblement en évidence les carences de notre système de pharmaco vigilance et les dysfonctionnements de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Sur parlonssante.com, nous suivons depuis 2004 l’affaire du coupe-faim l’Isoméride, une molécule soeur de désormais célèbre Médiator. D’autres scandales ont émaillé ce juteux marché de la santé, nos confrères du Nouvel Obs recensent plusieurs affaires plus anciennes, mais tout aussi révoltantes : Vioxx, le talc Morhange, les hormones de croissance, le Distribène… Un excellent article à lire ici.

A la demande de l’Afssaps, l’équipe Inserm U700 lance une étude de cohorte prospective intitulée REFLEX (Recherche sur l’évolution des fuites valvulaires et benfluorex). L’objectif est d’étudier l’évolution échographique des atteintes valvulaires (régression, stabilité ou progression). Par ailleurs, cette évolution sera étudiée en fonction des différents facteurs prédictifs potentiels de cet effet indésirable. Pour cela, il est nécessaire de recruter environ 1000 patients, qui ont pris du benfluorex entre 2006 et 2009, et qui présentent des images de valvulopathies de grade 1 ou plus. Ces malades seront suivis annuellement pendant 3 ans par échographie cardiaque. L’étude ne modifie pas les conditions de prise en charge des patients et n’ajoute pas d’examens contraignants pour eux. Les patients répondant à ces critères, qui seraient volontaires pour participer à cette étude, peuvent obtenir plus d’informations sur les modalités pratiques en contactant l’équipe de recherche par :

Téléphone : 01.57.27.75.74
email : reflex.U700@inserm.fr
ou fax : 01.57.27.75.66