L’Aedes albopictus, moustique potentiellement vecteur du chikungunya, est présent en France métropolitaine. Ce moustique a une propension à s’étendre partout dans le monde. Il est présent depuis 1990 en Italie et à Barcelone depuis deux ans. Outre les départements d’Outre-mer, une surveillance a été mise en place en métropole en 1999 sous l’égide de la direction générale de la Santé (DGS). L’Aedes voyage via le transport de pneus usagés ; on l’a retrouvé dans cinq sites d’importateurs : deux dans l’Orne, un dans la Vienne, un dans le Val d’Oise et un en Seine-et-Marne. L’Aedes peut aussi se retrouver dans les boutures de plantes comme la canne de Chine, appelée également « Lucky bambous ». Il peut aussi voyager dans les véhicules. Depuis 2005, il prolifère entre Nice et Menton. Pendant l’hiver, les adultes meurent tandis que les œufs sont en diapose, c’est-à-dire qu’ils survivent en se mettant en dormance. Ils écloront en mars-avril prochain.

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Article de Paule Bonjean à PARIS pour l’agence Reuters – « Le gouvernement se veut rassurant face à la propagation de la grippe aviaire en France, mais les vétérinaires européens sont réservés et redoutent le retour des oiseaux migrateurs, principaux vecteurs du virus. Au total, dix-sept oiseaux dont 15 cygnes ont été retrouvés contaminés en France par le virus H5N1, hautement pathogène. A cela s’ajoute un foyer de contamination détecté vendredi dans le département de l’Ain dans un élevage industriel de plus de 11.000 dindes, une première dans l’Union européenne.
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Interdiction de nourrir les oiseaux dans les parcs

Pigeons voyageurs, oiseaux des parcs et jardins publics… sont sous surveillance. Le principe de précaution va bon train actuellement en matière de grippe aviaire. Les ministères de la santé et de l’agriculture ont sollicité l’Agence française de sécurité et de surveillance alimentaire pour ’évaluer le risque sanitaire que représentent ces oiseaux tant au plan de la santé animale que de la santé publique. L’évaluation est sans appel, l’agence recommande l’interdiction pure et simple de nourrir les pigeons et les oiseaux dans les parcs et espaces publics. Elle conseille d’assurer une surveillance accrue de ces sites. La formation et l’équipement des professionnels qui interviennent dans les parcs est vivement recommandée afin d’optimiser l’épidémiosurveillance sur le territoire.
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A ce jour, il ne s’agit que d’un virus aviaire

C’était inévitable, juste une question de jours, puis d’heures. Les oiseaux migrateurs ont apporté le terrible virus sur nos terres. Les éleveurs, les parcs animaliers ont rentré leurs oiseaux. Certes ce n’est confortable pour aucuns d’entre eux, mais c’est une précaution indispensable pour limiter « la casse », car « casse » il y aura chez nos amis à plumes, espérons que des espèces endémiques fragiles ne seront pas terrassées par H5N1.
Les autorités sanitaires en alerte depuis des semaines ont pu réagir efficacement : périmètre de sécurité, désinfection des véhicules, etc. Ne cédons pas à la panique pour autant. A ce jour, il ne s’agit que d’une épizootie, maladie animale, virus aviaire, ce n’est pas la première fois et rien ne prouve qu’elle mutera. C’est possible, pas inévitable. Les recommandations sanitaires de base sont à prendre néanmoins au sérieux, ne touchez pas à un cadavre d’oiseaux, si le nombre vous semble inquiétant, contacter les élus locaux, les services de police ou de gendarmerie. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier sur la grippe aviaire, dans nos catégories, nous vous recommandons aussi l’excellent dossier spécial du Nouvel Obs .

La rédaction

La grippe arrive en France

La grippe « classique » s’installe en France. D’après un communiqué de l’Institut National de Veille Sanitaire (Invs), au cours de la troisième semaine de janvier 2006, 53 passages pour grippe clinique ont été rapportés par le système de surveillance des services d’accueil des urgences hospitalières en Ile-de-France soit une augmentation de +77 % par rapport à la deuxième semaine de janvier, et 7 passages dans les hôpitaux situés dans les autres régions.
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