Bien-être, beauté, e-sante, Made in France : Soins et bien-être, Pédiatrie

Wonder Green Family : une e-shop de cosmétiques au naturel créée par une jeune maman Toulousaine

Peau qui pique, qui gratte ou qui rougie… Les mamans ont toutes connu un jour cette réaction cutanée de la peau de leur bébé après l’application d’une crème hydratante, d’un savon liquide ou d’un soin. L’hypersensibilité de la peau des petits peut être un vrai casse-tête pour les soins du quotidien. En cause la présence d’ingrédients allergènes, de parfums, de composants cancérigènes, de polluants, de perturbateurs endocriniens ou autres substances controversées… dans les formulations.

Le label « bio » rassurant de prime abord, n’est pas forcément le saint graal. Certains produits contiennent des substance issues de la pétrochimie. Bref, pas simple de s’y retrouver.

Des formulations au naturel, douce pour la peau et la planète

Lire la suite « Wonder Green Family : une e-shop de cosmétiques au naturel créée par une jeune maman Toulousaine »
Hôpital, Les métiers de la santé

Avec Whoog, des urgentistes en quelques clics !

Fondée il y a trois ans, à Sophia Antipolis, la startup française Whoog commercialise une solution de gestion des remplacements de personnel dans le secteur médical basé sur le volontariat. Ses clients sont des établissements de soin pour lesquels elle met en place des solutions adaptées à leurs besoins de compétences, un service clé en main pour gérer les remplacement planifiés ou de dernières minutes ! Pour les professionnels de santé internes ou externes à l’établissement de soin intéressés par un remplacement, c’est très simple, un clic pour s’inscrire et un second pour accepter ou non les missions proposées qui arrivent par notifications sur leurs Smartphones ! Chaque jour, Whoog ce sont 2500 à 3000 missions pourvues dans l’un des 700 sites clients !

imagePour 2019, Whoog ambitionne un développement territorial en s’appuyant sur les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), ces dispositifs mêlant santé et territoire visent une coopération optimale entre les établissements publics de santé à l’échelle d’un même territoire. L’objectif est de mutualiser les équipes médicales et les activités sur un même territoire pour une améliorer l’offre tout en réduisant les coûts.

Depuis cet automne dans la région Centre Val de Loire, une convention a été signée entre Whoog et l’Agence Régionale de Santé afin de faciliter et d’encadrer les remplacements effectués par les praticiens urgentistes en région Centre-Val de Loire. Ce dispositif permet de gérer les absences prévue ou imprévue d’un(e) médecin urgentiste via la solution Whoog. En 4 clics, les praticiens urgentistes disponibles et volontaires qui ont préalablement installé l’application Whoog sur leur smartphone reçoivent la notification sur leur téléphone. Ils acceptent ou refusent la mission en un clic. Grâce à cette convention cadre signée par tous les établissements participant au dispositif, ils peuvent donc réaliser des missions de remplacement dans ces établissements, de façon sécurisée et encadrée.

Lire la suite « Avec Whoog, des urgentistes en quelques clics ! »

e-sante, Les métiers de la santé

Absentéisme à l’hôpital : Whoog une solution de remplacement basée sur le volontariat du personnel

Notre système de soin est malade, dégradation des conditions de travail, heures supplémentaires impossibles à prendre, non remplacement des départs à la retraite… Les personnels sont à bout de souffle, pour ne pas dire en burn-out !

Face à ces restrictions budgétaires qui pénalisent les services et font peser une surcharge de travail immense sur les personnels, les arrêts de travail pleuvent… Et la charge de travail se reporte sur les plus robustes qui -la vocation pour le service public chevillée au corps- enchaînent les gardes, les astreintes… Se démotivent et s’épuisent. Alors pour que le service continue malgré tout un minimum, les établissements de santé font appel à des intérimaires, de coûteux contrats qui creusent encore les déficits !

Selon une étude de l’Haute Autorité de Santé (HAS), le surcoût des remplacements sur des événements indésirables évitables sont compris entre 400 millions d’euros et plus d’un milliard d’euros chaque année (absentéisme, temps perdu, dégradation de la qualité des soins et accidents médicaux. Dans ce contexte peu optimiste, heureusement des entrepreneurs ne manquent pas d’idées pour faire bouger les lignes et innover !

Spécialisée dans le secteur de la santé, la start-up Whoog créée par Guerric Faure et Michael Rabaron à Sophia-Antipolis a développé en partenariat avec les professionnels de santé publique et privée et a mis au point une solution de gestion des remplacements internes -notamment de dernière minute- basée sur le volontariat du personnel.  La société a créé une solution de gestion unique et brevetée, basée sur le volontariat du personnel interne ou externe pour pallier à l’absentéisme dans les établissements de santé. Le service a été développé en collaboration avec des établissements de santé publics ou privés (CHU, CH, FEHAP, EHPAD, cliniques) et des utilisateurs finaux à savoir des titulaires, vacataires, étudiants, retraités…. Whoog apporte des bénéfices sociaux et économiques à ses clients et utilisateurs.Whoog3

Whoog, comment ça marche ?

« Un responsable poste une mission en quelques secondes via la solution Whoog. Le personnel de santé inscrit sur Whoog est immédiatement averti de cette recherche de remplacement (la recherche est affinée via des critères très précis en fonction du poste et des compétences nécessaires) ».

Qui peut répondre ?

« Seuls les whoogers volontaires, disponibles et compétents recevront cette demande sur leur téléphone ou ordinateur. En 1 clic le collaborateur pourra se positionner sur cette mission. • Les missions sont diffusées de façon équitable entre les collaborateurs disponibles et peuvent aussi intégrer les règles réglementaires sociales. Whoog se charge aussi de la gestion administrative des remplacements (édition automatique de fiche de prise de poste, gestion des missions réalisées pour la paie, etc.). Un historique de remplacement est alors mis à jour pour chaque mission accomplie, permettant ainsi de produire et d’analyser des statistiques afin d’améliorer la gestion des remplacements futurs ».

Lire la suite « Absentéisme à l’hôpital : Whoog une solution de remplacement basée sur le volontariat du personnel »

Les métiers de la santé, Social

Grogne sociale à l’hôpital : « Luttons pour améliorer nos conditions de travail et pour garantir la sécurité des patients »

Photo prise en mars 2017 par le Snibo lors d’une manifestation parisienne.

En cette journée de mobilisation sociale contre la Loi travail portée par le gouvernement Macron, nous avons choisi sur Parlonssante.com de mettre en avant les revendications du Syndicat National des Infirmiers de Bloc Opératoire (Snibo) qui appelle à la mobilisation ce mardi. Voici leur communiqué :

« Charges de travail, conditions de travail, amplitude horaire, manque de moyens, manque de personnels dans les blocs opératoires, gel du point d’indice pour les fonctionnaires… La liste est longue et non exhaustive sur les mesures dénoncées ce mardi 10 octobre par l’ensemble des syndicats et par le Syndicat National des Infirmiers de Bloc Opératoire (SNIBO). Lire la suite « Grogne sociale à l’hôpital : « Luttons pour améliorer nos conditions de travail et pour garantir la sécurité des patients » »

Les métiers de la santé, Pédiatrie, Social

Mouvement #Soigne et tais-toi : les infirmiers écoutés, mais pas entendus !

Comme elle l’avait annoncé, la profession infirmière s’est mobilisée à nouveau ce mardi 24 janvier pour revendiquer et exprimer le ras-le-bol de toute une profession. (Lire notre interview d’Elsa, NDLR).  Une mobilisation entachée par un usage intempestif des assignations de la part de certains établissements tandis que d’autres niaient l’existence des préavis. Rendez-vous avait été donné à Marisol Touraine, avenue Duquesne, pour demander enfin du concret et non des annonces. « Nous demandons surtout de définir les effectifs en fonction des charges de travail et non selon une gestion comptable coupée de la réalité » La délégation d’organisations associatives et syndicales AEEIBO, ANFIIDE, ANPDE, CEEIADE, Convergence infirmière, CNI, SNIA, SNICS-FSU, SNIES-UNSA, SNPI CFE-CGC, SNIPUERLIB, UNAIBODE, UNEF, UNIDEL a bien été reçu au ministère mais sans Marisol Touraine qui n’a pu, encore une fois, honorer de sa présence ce rendez-vous.

Lire la suite « Mouvement #Soigne et tais-toi : les infirmiers écoutés, mais pas entendus ! »

Les métiers de la santé, Pédiatrie, Puériculture

Grogne des infirmières puéricultrices : le témoignage d’Elsa qui dénonce le ras le bol de la profession : « Les enfants ont besoin d’être soignés par des personnels spécifiques, compétents et formés ! »

parlossante-com12La grogne des personnels infirmiers (#Soigne et tais-toi) se poursuit sur le front social en ce début d’année 2017. Marisol Touraine, la ministre de la Santé n’a toujours pas daigné recevoir personnellement les représentants des organisations associatives et syndicales qui plaident pour la reconnaissance de la spécialisation « puériculture » qui a disparu de la formation initiale. Elle en aura l’occasion le 24 janvier prochain date d’un grand rassemblement organisé dès 13h sur le parvis de la gare Montparnasse et dont le cortège convergera vers le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Nous avons souhaité sur parlonssante.com donner la parole à ces infirmiers qui dans l’ombre des ténors des services de médecine sont au cœur du système de santé français, au plus près des malades, souvent tiraillés entre les exigences comptables des structures hospitalières et l’accompagnement des patients et de leurs familles. Elsa a 31 ans, elle est infirmière DE 2007 et puéricultrice DE 2008 (Ifsi et école de Puer du Centre hospitalier universitaire de Rouen).

Puéricultrice depuis 8 ans en service de néonatologie niveau 3 du Centre hospitalier universitaire de Caen. Elle travaille de nuit depuis 7 ans. Elsa perçoit une rémunération de 2050€ net (primes de dimanche et de nuit comprises).  Elle nous parle de sa passion pour son métier, de ses missions techniques au quotidien mais aussi de son sentiment d’incompréhension face à un système qui place la rentabilité des services avant la sécurité des patients. Elle plaide pour la reconnaissance de sa spécialisation « puériculture » indispensable pour la prise en charge des enfants hospitalisés.

Interview

Pourquoi avoir choisi cette spécialisation « puériculture » ? 

« J’ai toujours eu le souhait de travailler auprès des enfants. Pour moi, la spécialisation de puéricultrice était indispensable non seulement pour m’assurer ce poste mais aussi pour avoir un complément de formation concernant la santé de l’enfant, la prise en charge de la dynamique familiale mais aussi la protection de l’enfance et le management. Cette formation s’effectue sur 12 mois. Elle est spécifique à tout ce qui touche l’enfant et son environnement: pathologies, développement psycho-affectif, législation, droit, modes de garde, protection de l’enfance, … Elle nous permet notamment d’avoir un regard différent et notamment à développer nos compétences d’observation globale. Certes, l’expérience professionnelle peut permettre d’acquérir certaines de ces connaissances/compétences mais pas toutes ».

Aujourd’hui la formation initiale des infirmières n’a plus cette approche pédiatrique c’est une revendication de votre mouvement ?

« Oui, les nouvelles diplômées infirmières (depuis 2012) n’ont plus aucun apport théorique de pédiatrie ni de stage obligatoire en pédiatrie durant leurs études. Au vu des restrictions budgétaires des hôpitaux, les service des ressources humaines privilégient l’embauche d’infirmières au détriment des puéricultrices ce qui est dommageable pour tous. Ces jeunes infirmières se retrouvent en difficulté car ne connaissent rien sur l’enfant sain et ses spécificités et encore moins sur l’enfant malade. Elles n’ont pas de connaissances non plus concernant l’allaitement maternel ni sur la prématurité. Pour moi, ce manque de connaissances engendre un risque pour le patient et sa famille ».

Pouvez-vous nous décrire une journée « type » ? Horaires, missions… ?

« Je travaille dans un service de réanimation néonatale qui accueille des enfants prématurés (à partir de 25 semaines d’aménorrhée) ou non en détresse vitale. Ce sont des enfants très instables qui nécessitent de nombreux gestes de réanimation. Ils sont soit intubé, soit en ventilation non invasive avec des cathéters centraux, en incubateur. Nos missions sont d’assurer les soins techniques (injections, aspirations, soins d’hygiène et de confort, bilan sanguins, prélèvements, sondes gastriques, …), accompagner les parents dans l’apprentissage des soins à leur enfant ainsi que dans leur parentalité, aider les enfants à acquérir une autonomie respiratoire ainsi qu’une autonomie alimentaire, accompagner les mères dans leur allaitement maternel, installer les enfants en peau à peau, … Parfois, nous devons également accompagner des bébés en fin de vie ainsi que leurs familles ».

Avez-vous eu des moments de grande détresse ? Dans quelles circonstances ?

« Les situations les plus difficiles pour moi sont d’accompagner des parents dans leur processus de deuil. Parfois, certains bébés présentent de trop grosses séquelles qui sont « incompatibles avec la vie ». Grâce à la loi Léonetti, les médecins effectuent des réunions d’éthique afin de discuter de la situation de l’enfant et du projet de soin qui peut lui être proposé. Quand la décision prise et de continuer sur une prise en charge palliative, nous sommes là pour accompagner l’enfant et soutenir ses parents. Ces situations de grande détresse affective sont parfois difficiles à gérer pour nous soignants ».

Avez-vous songé à changer de métier ?

« Je n’ai jamais pensé à changer de métier car pour moi, c’est une passion ! Cependant, je pense de plus en plus à postuler en extra hospitalier (Centre de protection maternelle et infantile ou structure d’accueil). En effet, en début de carrière le soin technique nous semble être une priorité. Puis, avec l’expérience, toute la part éducative et préventive de notre métier passe au premier plan ».

Lire la suite « Grogne des infirmières puéricultrices : le témoignage d’Elsa qui dénonce le ras le bol de la profession : « Les enfants ont besoin d’être soignés par des personnels spécifiques, compétents et formés ! » »

Allergologie, Formation, étudiants

L’allergologie est -enfin- une spécialité médicale reconnue

Tests cutanés@parlonssante.comGénéralement les arrêtés ministériels qui sont passés fin décembre ou mi-juillet sont rarement de bonnes nouvelles… Eh bien, une fois n’est pas coutume, l’arrêté publié ce jeudi 29 décembre au Journal Officiel est de bon augure pour tous les allergiques de France. La réforme du 3e cycle des études médicales reconnaît l’allergologie comme une spécialité médicale à part entière. Les internes pourront opter pour cette spécialité au même titre que la pédiatrie, l’orthopédie, la neurologie, etc. Pour 2017, 30 postes en allergologie seront ouverts en France. C’est une grande victoire pour le Syndicat français des allergologues (Syfal). “A l’article 4 de l’arrêté du 13 novembre 2015 fixant la liste des diplômes d’études spécialisées de médecine, les mots “Médecine interne, maladies infectieuses et tropicales” sont remplacés par les mots “Médecine interne et immunologie clinique/maladies infectieuses et tropicales/allergologie”. C’est un formidable aboutissement des années de combat pour le Syndicat français des allergologues qui avait lancé cette année une pétition pour convaincre la ministre de la Santé d’intégrer cette spécialité à la réforme des études médicales du 3e cycle. “Aujourd’hui, on estime que 30 % environ des Français sont allergiques, soit près de 20 millions de personnes. Et si on connaît tous un allergique dans notre entourage, il est assez difficile de trouver un allergologue : ils ne sont en effet que 1 200 en France, soit 1 pour 17 000 patients”, estime le Syfal. La réforme des études médicales va donc ouvrir les vannes et permettre aux internes de se former à cette spécialité qui empoissonne petits et grands.

Rhinites, éternuements, urticaires, allergies alimentaires… Selon l’Organisation mondiale de la santé en 2050 c’est la moitié de la population occidentale qui sera concernée par une allergie notamment en raison du réchauffement climatique et des bouleversements qu’il engendre, elles sont les premières maladies chroniques liées à notre environnement.

Cl.C.

e-sante, Neurologie

E-santé : une appli pour booster les facultés cognitives des patients atteints de SEP

Il s'agit d'un exercice qui entraîne les capacités d'imagerie mentale et d'orientation dans l'espace. Le patient doit répondre le plus rapidement possible si la main qui lui est présentée est une main droite où une main gauche. Au fur à mesure de l'avancée dans le programme, la tâche se complexifie avec des mains en situation et des mains vue dans un miroir...
Il s’agit d’un exercice qui entraîne les capacités d’imagerie mentale et d’orientation dans l’espace. Le patient doit répondre le plus rapidement possible si la main qui lui est présentée est une main droite où une main gauche. Au fur à mesure de l’avancée dans le programme, la tâche se complexifie avec des mains en situation et des mains vue dans un miroir…

Les applications de e-santé pullulent, aujourd’hui, l’une d’elles s’adresse aux malades atteints de sclérose en plaque (SEP)  et propose via des outils interactifs de stimulation et de rééducation des fonctions cognitives (mémoire, attention, langage, vue…). Elle a été conçue par HAPPYneuron SAS, une filiale du groupe français SBT implantée à Lyon et à Toulouse. Les exercices ludiques qui composent ce programme SEP se focalisent sur les fonctions principalement altérées chez les patients et le programme ajuste automatiquement la difficulté en fonction des besoins de chaque individu rendant ainsi la plateforme particulièrement intéressante et simple d’utilisation pour les professionnels de santé et leurs patients.

« La remédiation cognitive digitale »

Lire la suite « E-santé : une appli pour booster les facultés cognitives des patients atteints de SEP »

Les médicaments, Les métiers de la santé

Prix des médicaments : « Plus un État est riche, plus le prix sera élevé »

Cancer1« Avec l’immobilier et le pétrole, savez-vous quel est le marché le plus rentable ? La maladie ! » Cash ! La nouvelle campagne de communication #lePrixdelaVie de Médecins du monde pour dénoncer le prix des médicaments est choc. Elle compare l’épidémie de grippe annuelle à un » bonus de fin d’année » pour l’industrie pharmaceutique, évoque la « rentabilité » du cancer et du cholestérol ou encore le chiffre d’affaires lié au coût des traitements des mélanomes…  En marge de la campagne de com, l’ONG dénonce un manque de régulation des prix des médicaments de la part des services de l’Etat, pointe un manque de transparence des coûts de recherche & développement autant de dérives qui menacent le système de santé selon l’organisation. Dans une pétition lancée concomitamment, Médecins du monde s’insurge contre un « marché particulièrement juteux pour les firmes pharmaceutiques » et donne des exemples comme celui du Glivec, un traitement contre la leucémie, qui « est aujourd’hui vendu 40 000 euros par an et par patient pour un coût de production estimé à seulement 200 euros » ou encore celui du Keytruda, un traitement contre le mélanome, « annoncé à un prix de 100 000€ par an et par patient ». L’ONG affirme que « les autorités qui fixent le prix d’un médicament acceptent -généralement- de « s’aligner sur les exigences des firmes pharmaceutiques ». « Ces derniers déterminent le prix en fonction de la capacité des États à payer pour avoir accès au traitement. Plus un État est riche, plus le prix sera élevé ».

immo«  Ces prix exorbitants ne pourront bientôt plus être pris en charge par la sécurité sociale. Demain, qui pourra payer de telles sommes pour se faire soigner ? La mainmise de l’industrie pharmaceutique sur le système de la brevetabilité doit cesser. Les autorités laissent les laboratoires dicter leurs prix et abandonnent leur mission, celle de protéger la santé des populations. Il est maintenant temps que Marisol Touraine agisse en ce sens : ce n’est pas au marché de faire la loi, c’est à l’Etat. » affirme le Docteur Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde.

censureLa campagne de communication de l’ONG qui dénonce le business santé est, à peine lancée, qu’elle dérange déjà… Eh oui, forcément appuyer où ça fait mal, ça barbouille les uns et donne la nausée aux autres. En tout cas, certains ont choisi leur camp, les réseaux d’affichage urbains ont refusé la demande de l’ONG  d’installer les affiches de la campagne dans les stations de métro, les abribus… En réaction Médecins du monde a mis en place un dispositif de « guérilla marketing » avec de l’affichage sauvage, du web, du social media mais également une présence dans les grands quotidiens nationaux.

Formation, étudiants, Scandales

Suicide d’un étudiant en médecine : sa mère dénonce « Des internes à la merci des chefs de service »

Parlonssante.com Couloirs illustration CHU
Parlonssante.com Couloirs illustration CHU

Repos de sécurité suite à des gardes de nuit non pris, surcharge de travail, course aux diplômes, sur responsabilisation, manque de formation à une nouvelle spécialité… Pour la mère du jeune Maxime, interne en médecine qui s’est suicidé le 15 février dernier, le passage à l’acte de son fils est lié à un épuisement professionnel, à un manque de soutien, d’encadrement… de « bienveillance » même de certains mentors. Le jeune homme effectuait un stage en neurochirurgie au sein du Centre hospitalier universitaire de Marseille. Dans une lettre adressée à nos confrères du Quotidien du médecin, la mère de Maxime, elle-même médecin, y évoque des conditions de travail très difficiles : « Il avait déjà travaillé dans des services très durs, mais dans ce cas précis, il n’y avait pas de cohésion entre les soignants. Ils étaient livrés à eux-mêmes ». « Les internes sont à la merci des chefs qui ont droit de vie et de mort sur eux, dans le sens où s’ils ne font pas ce qu’on leur dit, ils n’ont pas de poste d’assistant. On les met plus bas que terre, on les culpabilise s’ils prennent leur repos de garde… »

La maman de Maxime précise : « avoir entamé une procédure de reconnaissance en accident du travail ». Une enquête administrative est en cours. Mais elle insiste : « Ce que je veux avant tout, c’est qu’un tel acte ne puisse pas se reproduire. Les internes méritent le respect et leurs conditions de travail doivent évoluer ».

L’article publié sur le site du Quotidien du médecin a été commenté par des internautes dont de nombreux médecins et étudiants. L’un d’entre eux confie avoir changé de spécialité, passant de la chirurgie à la dermatologie, pour fuir ces pressions, ces « situations dangereuses et angoissantes pour les patients »… Il ne le regrette rien, mais reste amer face à ces chefs de service tout-puissants baptisés les « mandarins », tous plaident aux côtés de la maman de Maxime pour un « plus jamais ça », pour que des mesures soient prises, pour que la loi soit appliquée, pour « réintroduire une plus grande humanité dans la vie des services hospitaliers et notamment un authentique respect de l’interne ».

Ces mots prennent un écho tout particulier en ce jeudi 21 avril, à la lecture d’un communiqué de presse émanant du Syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille (SAIHM) qui s’en prend à la direction de l’AP-HM : « Les internes ressentent une déshumanisation de la relation de soin et des difficultés à exercer leurs fonctions ; ce qui peut conduire à l’épuisement physique et moral », toutefois, contacté par le Quotidien du médecin, le président du SAIHM, Olivier Le Pennetier, se refuse toutefois à établir un lien entre ces conditions de travail dégradées et le suicide de Maxime ». Une enquête interne de l’AP-HM a bien été menée suite à ce drame, mais les conclusions n’ont pas été rendues publiques à ce jour, toutefois et -toujours selon nos confrères du Quotidien du médecin- la famille de Maxime aurait eu accès à ces informations.