Allergies : le 21 mars parlons-en avec des spécialistes

Avec l’arrivée du printemps, les asthmatiques se préparent à une période difficile, synonyme de Ventoline pour les uns et de mouchoirs pour les autres.  La saison de pollinisation sonne en effet le rappel des rhinites, conjonctivites, crises d’asthme et/ou d’éternuements. Et si dans la majorité des cas les pollens ont un rôle déclencheur de ces réactions immunitaires excessives de l’organisme, les médecins allergologues s’intéressent de plus en plus à la qualité de l’air que l’on respire dans les maisons ou au bureau. Des substances chimiques dégagées par les encens, les bougies, les désodorisants d’intérieur, mais aussi présentes dans les peintures, les solvants, les colles, les revêtements de sol… polluent l’air ambiant dans des espaces souvent confinés.

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L’allergologie est -enfin- une spécialité médicale reconnue

Tests cutanés@parlonssante.comGénéralement les arrêtés ministériels qui sont passés fin décembre ou mi-juillet sont rarement de bonnes nouvelles… Eh bien, une fois n’est pas coutume, l’arrêté publié ce jeudi 29 décembre au Journal Officiel est de bon augure pour tous les allergiques de France. La réforme du 3e cycle des études médicales reconnaît l’allergologie comme une spécialité médicale à part entière. Les internes pourront opter pour cette spécialité au même titre que la pédiatrie, l’orthopédie, la neurologie, etc. Pour 2017, 30 postes en allergologie seront ouverts en France. C’est une grande victoire pour le Syndicat français des allergologues (Syfal). “A l’article 4 de l’arrêté du 13 novembre 2015 fixant la liste des diplômes d’études spécialisées de médecine, les mots “Médecine interne, maladies infectieuses et tropicales” sont remplacés par les mots “Médecine interne et immunologie clinique/maladies infectieuses et tropicales/allergologie”. C’est un formidable aboutissement des années de combat pour le Syndicat français des allergologues qui avait lancé cette année une pétition pour convaincre la ministre de la Santé d’intégrer cette spécialité à la réforme des études médicales du 3e cycle. “Aujourd’hui, on estime que 30 % environ des Français sont allergiques, soit près de 20 millions de personnes. Et si on connaît tous un allergique dans notre entourage, il est assez difficile de trouver un allergologue : ils ne sont en effet que 1 200 en France, soit 1 pour 17 000 patients”, estime le Syfal. La réforme des études médicales va donc ouvrir les vannes et permettre aux internes de se former à cette spécialité qui empoissonne petits et grands.

Rhinites, éternuements, urticaires, allergies alimentaires… Selon l’Organisation mondiale de la santé en 2050 c’est la moitié de la population occidentale qui sera concernée par une allergie notamment en raison du réchauffement climatique et des bouleversements qu’il engendre, elles sont les premières maladies chroniques liées à notre environnement.

Cl.C.