La grippe joue les trouble-fête

Fièvres, céphalées, douleurs musculaires, fatigue, la grippe s’est à nouveau invitée à la table du réveillon cette année. L’épidémie est désormais en cours dans les 13 régions de France métropolitaine et touche en majorité les personnes âgées, qui représentent environ 2/3 des hospitalisations. «L’année dernière le virus qui circulait était le virus B et cette année le virus dominant est le virus AH3N2», selon le réseau Sentinelles qui alerte les autorités sanitaires sur les phénomènes épidémiques. Selon les données de Santé publique France, une forte augmentation du recours aux soins a été constatée la semaine dernière chez les plus de 65 ans, dont la plus grande partie est liée à la grippe. Mais l’épidémie peut également frapper des personnes plus jeunes et vulnérables, tels que les malades chroniques ou les femmes enceintes. Vous pouvez participer au suivi de l’évolution de la maladie, rendez-vous sur grippenet.

Cl.C

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En Polynésie française, les mamans sont très soucieuses de la vaccination des enfants. C'est au dispensaire publique que les familles viennent avec les bébés pour les vaccins obligatoires. La caisse locale (la CPS) accorde une allocation si les parents font correctement tous les vaccins obligatoires. ici le petit Turoa 3 mois et sa maman Mareva.
En Polynésie française, les mamans sont très soucieuses de la vaccination des enfants. C'est au dispensaire publique que les familles viennent avec les bébés pour les vaccins obligatoires. La caisse locale (la CPS) accorde une allocation si les parents font correctement tous les vaccins obligatoires. ici le petite Tirpa 3 mois et sa maman Mareva.

Incontestables progrès de la médecine, les vaccins sont des substances actives qui dopent le système immunitaire pour le rendre résistant à des pathologies infectieuses. Leur mise au point permet de sauver des milliards de personnes sur la planète, de protéger des nouveau-nés de méningites, d’handicaps, de terribles maladies comme la poliomyélite, la tuberculose… Mais comme tous produits actifs, ils ne sont pas à risque zéro. Certains organismes immuno-déprimés peuvent ressentir des troubles plus ou moins graves, certains cas peuvent être létales, mais c’est excessivement rare et le bénéfice risque plaide indéniablement en faveur d’une couverture vaccinale maximale. Enfin, pour les vaccins qui ont fait depuis longtemps leur preuve et qui sont obligatoires.

L’actualité récente avec deux cas de décès de nouveau-nés vaccinés au Rotarix et RotaTeq (vaccins contre la gastro-entérite) a ravivé les tensions entre défenseurs de la vaccination et opposants à l’inoculation de ces produits actifs. Ces vaccins contre les rotavirus ne sont pas obligatoires, ni recommandés, juste « conseillés ». Ils sont d’ailleurs assez coûteux à l’achat. Une professionnelle de santé en dispensaire publique nous confiait cette semaine qu’elle même n’avait pas fait vacciner ses enfants avec ces vaccins. « Tous les enfants ont des gastros. I faut surveiller les bébés bien sûr avec les poussées de fièvres. Mais si on hydrate suffisamment les enfants, avec de l’hygiène, des sachets de réhydratations, tout se passe bien. Il y a des vaccins obligatoires, il faut communiquer sur ceux là surtout ».
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Depuis le début de la commercialisation en France de ces deux vaccins (Rotarix et RotaTeq) et jusqu’au 31 octobre 2014, plus de 1 million de doses ont été distribuées en France. 508 notifications d’effets indésirables médicalement confirmées, dont 201 graves, ont été recueillies et analysées. Parmi les observations graves, 47 cas d’invaginations intestinales aiguës, survenues dans le mois suivant la vaccination, ont été rapportés, dont quelques-uns d’évolution fatale. L’invagination intestinale aiguë est un type d’effet indésirable qui, bien que considéré comme très rare (moins de 1 cas sur 10 000 vaccinés), nécessite, de par sa gravité, une prise en charge immédiate, dès les premiers signes cliniques.

Aussi, les professionnels de santé sont invités à sensibiliser les familles sur les signes d’invagination intestinale aigüe, survenant dans le mois suivant la vaccination, devant les amener à consulter sans délai leur médecin : douleurs abdominales, pleurs répétés et inhabituels de l’enfant, vomissement, présence de sang dans les selles, ballonnements abdominaux et/ou fièvre élevée.

A l’occasion de la semaine européenne de la vaccination qui se déroule jusqu’au 25 avril, la ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, a tenu à plaider pour la vaccination. « La vaccination est sans aucun doute l’un des plus grands succès des politiques de santé publique. Ce geste de prévention a permis de sauver des millions de vies. Il a joué un rôle majeur en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication. La vaccination est un acte solidaire et citoyen. Chacun d’entre nous porte une responsabilité de santé publique. Chacun d’entre nous est un maillon de la chaîne de transmission. Se vacciner, c’est se protéger et c’est aussi protéger les autres, et en particulier les plus fragiles », a déclaré Marisol TOURAINE.
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Selon le baromètre santé 2014 réalisé par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), 79 % des Français (18-75 ans) se déclarent favorables à la vaccination, alors qu’ils n’étaient que 61% en 2010.

Baisse de la vaccination : le gouvernement veut agir

Depuis plusieurs années, on observe une baisse de la vaccination en France, comme dans l’ensemble des pays européens. Face à ce constat, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes s’est doté d’un programme national d’amélioration de la politique vaccinale 2012-2017, qui prévoit notamment la facilitation de l’accès à la vaccination et la redéfinition des notions de vaccination recommandée et de vaccination obligatoire.

Crédit photo : Vaccin.Parlonssante.com
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Dans ce contexte, Manuel Valls, Premier ministre, a nommé Sandrine Hurel, députée de Seine-Maritime, parlementaire en mission auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, pour formuler des recommandations afin de faire évoluer le principe de l’obligation vaccinale et lever les obstacles financiers à la vaccination, sur la base de l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique, publié en septembre 2014.

Sandrine Hurel devra également faire des propositions concrètes pour améliorer le taux d’adhésion des Français et des professionnels de santé à la vaccination. Ce rapport devra être remis au ministère de la Santé dans un délai de six mois.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de l’approbation par Swissmedic, l’autorité de réglementation suisse pour les produits thérapeutiques, d’un second essai en Suisse d’un vaccin expérimental contre le virus Ebola. Cet essai sera dirigé par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Si le vaccin est jugé sûr, des essais à plus grande échelle seront entrepris dans les pays africains dès le mois de janvier 2015.

L’approbation signifie que le vaccin va être testé sur 115 volontaires environ à Genève. L’essai, qui reçoit l’appui de l’OMS, est le dernier d’une série impliquant deux vaccins candidats différents contre le virus Ebola, testés actuellement en Suisse, au Mali, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

À propos du vaccin

Le vaccin expérimental VSV-ZEBOV a été mis au point par des chercheurs de l’Agence de santé publique du Canada. Il se base sur le virus provoquant la stomatite vésiculaire, une maladie qui touche les animaux. Ce virus a été affaibli et génétiquement modifié pour exprimer la glycoprotéine du virus Ebola Zaïre (ZEBOV) et ainsi induire une réponse immunitaire contre les vrais virus Ebola.

Le vaccin expérimental sera testé sur des sujets sains, parmi lesquels certains sont des professionnels de santé qui seront envoyés en Afrique de l’Ouest pour lutter contre l’épidémie. L’essai portera sur l’innocuité du vaccin et sa capacité à induire une réponse immunitaire. Le VSV-ZEBOV est également testé sur des volontaires sains aux États-Unis (le premier essai a débuté le 13 octobre) et des essais devraient démarrer très prochainement en Allemagne, au Gabon et au Kenya.

Essais de vaccin

Cet essai est le second organisé en Suisse et coordonné par l’OMS. Pour le premier vaccin, «ChAd3» avec un adénovirus de chimpanzé ChAd3-ZEBOV, les essais ont commencé à Lausanne fin octobre.

«Ces essais démontrent une mobilisation sans précédent de la part des pays, des agences de santé et de l’industrie pour s’attaquer au problème et aider à juguler l’épidémie de maladie à virus Ebola», déclare le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directeur général à l’OMS, Système de santé et innovation. «Si les vaccins s’avèrent sûrs et efficaces et si nous passons à la production et à une distribution étendue, on aura assisté au lancement le plus rapide d’un vaccin qu’on n’ait jamais observé jusqu’à présent face à une urgence de santé publique.»

L’essai à Genève commencera par l’administration des premières vaccinations dans la semaine du 10 novembre, et on attend les premiers résultats en décembre 2014.

Une étude menée en 2010 par les infirmières des établissements scolaires de l’Académie montre que seulement 85,5% des élèves du secondaire sont à jour de leur vaccination contre la rougeole. Une couverture vaccinale insuffisante car le taux permettant d’éradiquer cette maladie devrait être de 95%.
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Dengue, Sida, cancer… on aimerait une couverture vaccinale pour ces terribles pathologies que l’on en oublierait presque qu’au quotidien des bactéries, des virus rôdent et qu’un rappel tétanos, coqueluche, rubéole, et autre rougeole n’est pas superflu. Si dans l’enfance, le suivi est généralement bon, les parents veillant au grain sur leur progéniture, à l’âge adulte, ça se corse. L’Armée a durant longtemps permis aux jeunes gens de remettre à jour leurs vaccins. Aujourd’hui, filles et garçons sont logés à la même enseigne. Les carnets de santé étant très souvent -après la majorité- archivés dans un carton au grenier… Et pourtant quelle erreur, car contracter des maladies dites ‘infantiles’ à l’âge adulte, ne pardonne pas. Une coqueluche à 65 ans… vous mettrez des mois à vous en remettre !
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Pour connaître les vaccins, les rappels, et faire le point sur la situation vaccinale de chacun, une semaine de sensibilisation a été lancée au niveau européen depuis cinq ans. Du 26 avril au 2 mai, les autorités vont communiquer sur ce thème. Le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) sont les instigateurs de la semaine nationale de prévention. Pour cette 5e édition, c’est à nouveau la rougeole qui est en guest star. Quasiment disparue des cabinets médicaux, elle a fait son grand retour en 2007 et depuis ne cesse de grimper au boxe office des pathologies contagieuses. Les complications neurologiques ou pulmonaires notamment peuvent être sérieuses voire mortelles.
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