Hausse des idées suicidaires en France en 2016

SOS Suicide prevention-du-suicide-577x307A la veille de la 21e Journée nationale de prévention du suicide avec S.O.S Amitié en France et à Paris organisée le mardi 2 février 2017, l’association S.O.S Amitié, unique plate-forme multimédia à l’écoute du mal-être des français (1 600 bénévoles se relaient 365 jours par an, 24h/24), confirme la progression des idées suicidaires chez les appelants. En France, le suicide est la cause de près de 11 000 décès par an, il est la 1re cause de mortalité chez les 25-34 ans et la 2ème chez les 15-24 ans. Dans le monde, 800 000 suicides ont été recensés en 2014, soit une personne toutes les 40 secondes (source OMS 2014).

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Bien-être et prévention : le thermalisme d’Auvergne se refait une santé

Thermalisme Auvergne 2Initialement programmées dans un cadre thérapeutique, les cures thermales se refont une santé dans le bien-être et la prévention santé en offrant des activités complémentaires et adaptées à une cliente plus jeune. L’objectif est de rajeunir et de diversifier la clientèle en changeant l’image un peu vieillotte qui colle à ces établissements créés initialement pour des traitements de fond de douleurs articulaires, de difficultés respiratoires, de soins médicaux aux protocoles souvent lourds… Parallèlement elles proposent en après-midi des activités spécifiques pour les curistes qui interviennent en complément des soins thermaux traditionnels pratiqués généralement le matin. Ce qui permet aussi de maintenir une activité tout au long de la journée et de conserver cette clientèle sur place.

Il s’agit de parcours éducatifs individuels « pour une prise en charge globale et personnalisée de prévention santé avec des parcours alliant « santé, bien-être, épanouissement », incluant un ensemble de prestations (soins, loisirs, alimentation santé, activité physique…).  Spécifiques à une pathologie précise, ces programmes comprennent des activités variées visant à renforcer les soins de la cure et surtout, à profiter des trois semaines du temps de la cure, pour réaliser une véritable Education Thérapeutique du Patient (ETP) », promettent les stations thermales d’Auvergne qui organisent actuellement et jusqu’en juin le « printemps du thermalisme » avec ateliers et conférences -voir le programme ici.
Ainsi les Thermes de Vichy, spécialisés dans la prise en charge des troubles métaboliques et du surpoids, ont développé le programme complémentaire ETP Thermaligne, destiné à apprendre aux curistes à pratiquer régulièrement une activité physique et à améliorer leurs habitudes alimentaires sur le long terme. Pour ce faire, le programme ETP Thermaligne propose un parcours éducatif personnalisé à chaque curiste comprenant des rencontres individuelles avec des professionnels de santé, des ateliers sur l’alimentation, l’activité physique et la santé, ainsi que la remise effective à une activité physique adaptée.

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Les Thermes de Bourbon-Lancy ont mis en place un programme d’Education thérapeutique du patient appelé ETP Fibr’Eaux, un programme validé par l’Agence régionale de santé (ARS) pour le traitement de la fibromyalgie. Ainsi, depuis près de cinq ans, proposent à leurs curistes souffrant de fibromyalgie, – une pathologie chronique se traduisant notamment par des douleurs diffuses associées à une fatigue extrême, de l’anxiété et des troubles du sommeil -, le programme ETP Fibr’Eaux. Développé avec l’aide des associations de patients Fibromyalgie SOS et Fibromyalgie France et validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS), ce programme d’éducation thérapeutique comprend notamment un suivi personnalisé ainsi que des ateliers animés par l’équipe pluridisciplinaire des thermes de Bourbon-Lancy (sophrologue, éducateurs spécialisés…) visant à rendre le patient autonome vis-à-vis de son affection. Au programme de ces ateliers : Comprendre sa maladie, Gérer la douleur et le stress, Se soigner au quotidien, Bien dormir, Vivre avec sa maladie…
Les stations thermales renforcent parallèlement leur offre en soins esthétiques et de bien-être (sophrologie, Qi Gong, méditation, relaxation…) pour lutter contre l’insomnie, le stress et même le vieillissement avec des cures spécifiques à Evaux-les-Bains et à Bourbon-Lancy….
Renseignements sur Auvergne-thermale.com

Les enfants perçoivent tout de ce que disent les parents même si ça ne leur est pas adressé, ils perçoivent encore plus l’émotion des parents et des adultes. Il faut prendre en compte qu’ils vont recevoir des informations ailleurs qu’à la maison : à l’école de leurs enseignants, de leurs camarades… Il revient aux parents, en premier lieu, de les aider à parler de ce qu’ils ont vu, entendu, de ce qu’ils ont compris et de ce qu’ils craignent. Il leur revient de les aider à mettre des mots sur leurs émotions et ressentis, à leur mesure, selon leur âge, selon leur personnalité. Les parents doivent avant tout soutenir leur enfant, le rassurer.

Trois idées fortes à retenir :
– Les enfants sont plus sensibles à l’émotion des parents qu’à la réalité des événements ou des mots.
– Les enfants ont besoin de savoir qu’ils sont protégés par leurs parents et par la société.
– Écouter d’abord l’enfant et parlez à partir de ce qu’il dit.

Quelques pistes pour aider les parents

Prenez l’initiative avec vos enfants, abordez avec chacun les événements : Ne pensez pas que, si l’enfant n’en parle pas, c’est qu’il n’a rien vu ni ressenti. Le silence peut s’installer quand l’adulte lui-même est sous le choc ou pris par ses propres émotions. Ce silence va avoir potentiellement un retentissement différent chez l’enfant. Le petit enfant peut alors s’imaginer être responsable de l’émotion de son parent ; le plus grand peut ne pas comprendre pourquoi son parent est à ce point déstabilisé. Il vous faut alors si vous montrez vos émotions les expliquer : « je suis triste (ou en colère) parce qu’il s’est passé quelque chose de grave à Paris ».
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Pour la 2e année consécutive, 7 associations oeuvrant pour le bien-être des personnes en souffrance psychique organisent une manifestation festive dans les rues de Paris.
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Les personnes en difficulté psychique se voient régulièrement discriminées, disqualifiées, car l’on considère leur avis comme à priori suspect. 47% des Français associent les problématiques de santé mentale à des dénominations négatives (Débile, attardé, aliéné, dément, violent…), déplorent les organisateurs.

Des tabous vivaces !

« Les tabous concernant la santé mentale sont vivaces. Nous, associations d’usagers et proches en santé mentale pensons qu’il est urgent que la société change de regard, pour l’inclusion des usagers en santé mentale comme citoyen à part entière. C’est pourquoi nous entendons mener une action de sensibilisation auprès du grand public pour faire valoir le respect et la dignité des personnes en souffrance psychique, en organisant une Mad Pride : Un défilé festif de lutte contre les discriminations dont sont l’objet les personne en souffrance psychique« . La Mad Pride est un mouvement populaire né aux Etats-Unis dans les années 90 et qui s’est mondialisé et est organisé depuis deux ans à Paris.

Liste des associations organisatrices de l’événement :
Advocacy France – Association d’usagers en santé mentale, médico-sociale et sociale –
AFTOC – Association Française de personnes souffrant de Troubles Obsessionnels Compulsifs –
BICYCLE – Association d’aide aux familles d’enfants et d’adolescents souffrant d’un trouble de l’humeur.
France-Dépression – Association française contre la dépression et les troubles bipolaires –
Humapsy – Association créée par des patients suivis en psychiatrie – humapsy.wordpress.com
Vie Libre – Mouvement d’anciens buveurs, lutte contre l’alcoolisme, entraide des personnes addictes et proches.
Schizo ? Oui ! – Association pour parler de la schizophrénie.

Le travail, source de gratifications, de promotion sociale, d’épanouissement bien sûr, peut aussi se transformer en lieu de tortures psychologiques. On pense bien sûr, à une charge de travail incroyable, à des sollicitations incessantes, à des ordres contradictoires… La loi sur le harcèlement moral et social au travail a permis de pointer du doigt ces excès de certains manager, mais une autre forme plus sournoise de maltraitance au bureau est l’objet d’une étude menée par des Canadiens. L’ostracisme ou l’indifférence, la mise au placard, le déni… sont encore plus destructeurs que les conflits ouverts au travail.

Selon la Sauder School of Business au Canada les méfaits de cette maltraitance qui consiste seulement à ignorer un salarié est une redoutable forme de mépris. « L’ostracisme mène les gens à se sentir inutiles et impuissants, à avoir l’impression qu’ils ne sont pas dignes de la moindre attention », explique à nos confrères de TerraFémina, Sandra Robinson, qui a participé à l’étude. « Certes, l’ostracisme est moins visible que le harcèlement physique ou verbal, mais il est plus difficile à détecter et à formuler », estime Sandra Robinson, qui explique que l’exclusion au travail peut se manifester de bien des façons : ne pas être convié aux réunions d’équipe, ou être « oublié » dans les e-mails collectifs serait, d’après les chercheurs, plus nocifs sur le long terme que d’être quotidiennement réprimandé par son supérieur hiérarchique. « L’ostracisme est une forme de violence incroyablement ambiguë, explique la chercheuse. Les personnes qui en sont victimes ne savent pas toujours si cela s’est passé ou non, et même si vous avez la preuve de votre exclusion, vous ne savez généralement pas pourquoi, et vous ruminez beaucoup. »

« Il y a aujourd’hui de gros efforts entrepris pour lutter contre l’intimidation et le harcèlement à l’école et dans le milieu professionnel, ce qui est certainement important. Mais la violence n’est pas toujours évidente à déceler. Il existe de nombreux salariés qui se sentent victimisés dans leur vie quotidienne, et la plupart de nos stratégies actuelles pour faire face à l’injustice au travail ne leur donnent malheureusement pas la voix », affirme Sandra Robinson, au micro de TerraFémina qui milite pour que l’ostracisme au travail soit intégré dans la loi sur le harcèlement social.

Rompre le tabou du stress au travail

Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2020, la dépression sera la 1ère cause mondiale d’invalidité, après les maladies cardio-vasculaires, tous âges et sexes confondus. Le stress touche quatre salariés sur 10. 54% des salariés stressés déclarent que la crise économique contribue à leur état de stress. Le coût du mal être au travail en France : 1,9 à 3 milliards d’euros. (source : sondage de l’ANACT2009, Etude INRS 2007). L’impact sur les proches, les conjoints, les enfants, le cercle social et familial est important, l’état de tristesse, de fatigue est source de mouvements d’humeur, d’insomnies, de crises de nerf, de tensions à fleur de peau…

Depuis dix ans, la Journée européenne de la dépression est organisée pour rompre ce tabou du burn-out professionnel. L’association France-Dépression est mobilisée tout au long de la semaine du 21 au 28 octobre sont prévus des ateliers débats, conférences, films, sur le thème européen « Dépression et Travail » dans 10 villes de France : Angers, Auxerre, Bourges, Caen, Dijon, Grenoble, Nancy, Paris, Lorient-Quimperlé et Strasbourg.

Le principal objectif de cette journée est de « promouvoir, dans tous les pays d’Europe, une journée consacrée à la prise de conscience de l’importance des troubles dépressifs et affirmer une volonté commune d’exiger les solutions les mieux adaptées ».

Plus d’infos sur les autres pays : www.europeandepressionday.com

Sur le même sujet, l’émission « Allo docteur »
http://pluzz.francetv.fr/videos/allo_docteurs_,89927068.html

Anorexie mentale : une prise en charge rapide

La Haute Autorité de Santé publie en partenariat avec l’AFDAS-TCA* des recommandations de bonne pratique autour de la prise en charge de l’anorexie mentale, trouble du comportement alimentaire d’origine multifactorielle qui touche plus particulièrement les adolescentes et les jeunes femmes ainsi que certaines populations (mannequins, danseurs ou sportifs). Un diagnostic tardif et une prise en charge initiale inadaptée peuvent entraîner des conséquences graves. Le rôle de chaque professionnel de santé (généralistes, pédiatres et psychiatres notamment) est primordial à chacune de ces étapes de la prise en charge.
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