Attentat de Nice : toujours plus loin dans l’horreur

Nice-MatinEn ce triste « jour d’après » du 14 juillet 2016, la rédaction de Parlonssante.com apporte son soutien à toutes les familles des victimes de cette atrocité perpétrée par un lâche, un fou, un monstre qui a choisi d’assassiner des enfants pour… rien.

Une fois encore l’impensable s’est produit, un acte immonde. Une nouvelle fois la haine de l’autre a tué, brisé des familles, détruit des parents, massacré des enfants. 84 morts dont 10 enfants, 200 blessés dont 50 entre soins intensifs et urgence vitale. A chaque lendemain d’attentats, on croit toucher le fond, mais non, la haine n’a pas de limite, pas de règles, pas de prophète. C’est très déstabilisant, traumatisant même, mais il va falloir vivre avec. C’est terrifiant, je sais.

Ce soir, nous pensons à toutes ces familles insouciantes qui débutaient leurs vacances par une balade sur la promenade des Anglais à Nice, entre barbe à papa et feu d’artifice, la fête s’annonçait belle. Nous aurions pu être là, avec nos neveux, nos nièces, nos parents. La soirée était « cool » comme le racontait Damien Allemand, journaliste à Nice-Matin présent sur les lieux au moment du drame. Le jeune homme a témoigné, il a vu ces corps sans vie, ces membres dispersés sur le bitume, ces doudous ensanglantés abandonnés sur le trottoir, ces poussettes renversées… Il a décrit le chaos, le bain de sang. « Ce camion de la mort est passé à quelques mètres de moi et je n’ai pas réalisé. J’ai vu des corps volaient comme des quilles de bowling sur son passage. Entendu des bruits, des hurlements que je n’oublierai jamais ».

« Tu fais ce que tu peux : tu éponges, tu fermes, tu fais du packing, tu fais de la chirurgie de guerre »

En ce « jour d’après », nous pensons aux blessés qui luttent pour survivre dans leurs chambres d’hôpital. Nous pensons à tous ces soignants, ces médecins, ces sapeurs-pompiers et à l’ensemble des forces de l’ordre toujours en première ligne et qui sont sur le terrain au moment où nous écrivons ces modestes lignes. Nous pensons à ces urgentistes qui ont tenté de réanimer une mère, un fils, un grand-père ou de maintenir en vie une petite-fille, un adolescent… Matthieu Durand, directeur de publication de What’s up Doc, est chirurgien urologue au CHU de Nice. Comme beaucoup d’autres soignants, il était en première ligne cette nuit pour prendre en charge les victimes de l’attentat. « Pendant quatre heures, le chirurgien opère les blessés, victimes d’écrasements ou de lacérations, s’appliquant à juguler les hémorragies.  « Tu fais ce que tu peux : tu éponges, tu fermes, tu fais du packing », explique-t-il sur What’s up Doc. « Je n’ai pas fait de la chirurgie urologique : j’ai fait de la chirurgie de guerre. » Un blessé par balle est recensé dans le bloc d’à côté. « J’ai dû faire des choix chirurgicaux pour lesquels je n’étais pas forcément psychologiquement préparé. Il y a une forme de frustration parce que tu aimerais bien pouvoir guérir, ou réparer, et ce n’est pas toujours possible » confie-t-il, s’avouant marqué, comme toutes les équipes, par la violence des scènes.

Ce soir, nous tenons à remercier tous ceux qui ont porté secours, soigné ou protégé, nous voulons leur rendre hommage pour cet investissement, cette implication, ce dévouement.

Merci, Merci d’être là.

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Les enfants perçoivent tout de ce que disent les parents même si ça ne leur est pas adressé, ils perçoivent encore plus l’émotion des parents et des adultes. Il faut prendre en compte qu’ils vont recevoir des informations ailleurs qu’à la maison : à l’école de leurs enseignants, de leurs camarades… Il revient aux parents, en premier lieu, de les aider à parler de ce qu’ils ont vu, entendu, de ce qu’ils ont compris et de ce qu’ils craignent. Il leur revient de les aider à mettre des mots sur leurs émotions et ressentis, à leur mesure, selon leur âge, selon leur personnalité. Les parents doivent avant tout soutenir leur enfant, le rassurer.

Trois idées fortes à retenir :
– Les enfants sont plus sensibles à l’émotion des parents qu’à la réalité des événements ou des mots.
– Les enfants ont besoin de savoir qu’ils sont protégés par leurs parents et par la société.
– Écouter d’abord l’enfant et parlez à partir de ce qu’il dit.

Quelques pistes pour aider les parents

Prenez l’initiative avec vos enfants, abordez avec chacun les événements : Ne pensez pas que, si l’enfant n’en parle pas, c’est qu’il n’a rien vu ni ressenti. Le silence peut s’installer quand l’adulte lui-même est sous le choc ou pris par ses propres émotions. Ce silence va avoir potentiellement un retentissement différent chez l’enfant. Le petit enfant peut alors s’imaginer être responsable de l’émotion de son parent ; le plus grand peut ne pas comprendre pourquoi son parent est à ce point déstabilisé. Il vous faut alors si vous montrez vos émotions les expliquer : « je suis triste (ou en colère) parce qu’il s’est passé quelque chose de grave à Paris ».
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