Le travail, source de gratifications, de promotion sociale, d’épanouissement bien sûr, peut aussi se transformer en lieu de tortures psychologiques. On pense bien sûr, à une charge de travail incroyable, à des sollicitations incessantes, à des ordres contradictoires… La loi sur le harcèlement moral et social au travail a permis de pointer du doigt ces excès de certains manager, mais une autre forme plus sournoise de maltraitance au bureau est l’objet d’une étude menée par des Canadiens. L’ostracisme ou l’indifférence, la mise au placard, le déni… sont encore plus destructeurs que les conflits ouverts au travail.

Selon la Sauder School of Business au Canada les méfaits de cette maltraitance qui consiste seulement à ignorer un salarié est une redoutable forme de mépris. « L’ostracisme mène les gens à se sentir inutiles et impuissants, à avoir l’impression qu’ils ne sont pas dignes de la moindre attention », explique à nos confrères de TerraFémina, Sandra Robinson, qui a participé à l’étude. « Certes, l’ostracisme est moins visible que le harcèlement physique ou verbal, mais il est plus difficile à détecter et à formuler », estime Sandra Robinson, qui explique que l’exclusion au travail peut se manifester de bien des façons : ne pas être convié aux réunions d’équipe, ou être « oublié » dans les e-mails collectifs serait, d’après les chercheurs, plus nocifs sur le long terme que d’être quotidiennement réprimandé par son supérieur hiérarchique. « L’ostracisme est une forme de violence incroyablement ambiguë, explique la chercheuse. Les personnes qui en sont victimes ne savent pas toujours si cela s’est passé ou non, et même si vous avez la preuve de votre exclusion, vous ne savez généralement pas pourquoi, et vous ruminez beaucoup. »

« Il y a aujourd’hui de gros efforts entrepris pour lutter contre l’intimidation et le harcèlement à l’école et dans le milieu professionnel, ce qui est certainement important. Mais la violence n’est pas toujours évidente à déceler. Il existe de nombreux salariés qui se sentent victimisés dans leur vie quotidienne, et la plupart de nos stratégies actuelles pour faire face à l’injustice au travail ne leur donnent malheureusement pas la voix », affirme Sandra Robinson, au micro de TerraFémina qui milite pour que l’ostracisme au travail soit intégré dans la loi sur le harcèlement social.

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