Cancérologie / Oncologie, Enquêtes, Pédiatrie

Crèmes solaires pour enfant : le carton rouge de l’UFC que Choisir pour cinq grandes marques

Copyright Parlonssante.comL’été est enfin arrivé et dans nos sacs de plage, serviette, compote pour le goûter, casquette et crème solaire haute protection font partie du voyage. Hélas, comme de nombreux produits aujourd’hui, la qualité n’est pas forcément au rendez-vous, au contraire, UFC Que choisir a testé en laboratoire 17 produits de protection solaire d’indices élevés (50 et 50+) destinés aux enfants et présentés sous forme de crèmes, sprays et laits solaires. Alors que leurs emballages débordent de mentions rassurantes, les résultats révèlent « de graves carences en termes de protection aux UV, alors que le strict minimum pour des crèmes solaires est de protéger de ces rayons nocifs », indique l’association UFC Que Choisir.

Si la totalité des 17 produits testés protège correctement des UVB, en revanche cinq d’entre eux : Lait solaire spécial enfant 50+ de Clarins, Photoderm kid 50+ de Bioderma, Lait solaire kids 50+ « bio » de Biosolis, crème solaire enfant 50+ « bio » d’Alga Maris et Spray hydratant kids « bio » 50 de Lovéa, n’offrent pas -et de loin- la protection minimale contre les UVA requise par les experts français et les autorités européennes. « Bien qu’ils n’occasionnent pas de traces visibles (coup de soleil), les UVA sont tout aussi responsables des cancers de la peau ». L’association a déposé plainte pour « pratique commerciale trompeuse et tromperie », contre cinq grandes marques : Clarins, Bioderma, Alga Maris, Lovéa, Biosolis. UFC Que Choisir demande le retrait immédiat des produits mis en cause dans cette étude.

La crème solaire ne doit pas nous faire oublier quelques règles de bon sens, on n’expose pas un bébé au soleil, et pour les jeunes enfants, on les protège avec des vêtements anti UV ou des tee-shirts et surtout on leur permet les bains de mer aux heures les moins chaudes de la journée. N’oubliez pas de les hydrater, des fruits et de l’eau dans le sac de plage, une casquette, même pour la baignade. De retour à la maison, après la douche une crème bien nourrissante pour réhydrater la peau. Pour bien choisir sa crème, consultez le guide d’achat crème solaire consultable gratuitement sur le site quechoisir.org.

Les médicaments, Les métiers de la santé

Prix des médicaments : « Plus un État est riche, plus le prix sera élevé »

Cancer1« Avec l’immobilier et le pétrole, savez-vous quel est le marché le plus rentable ? La maladie ! » Cash ! La nouvelle campagne de communication #lePrixdelaVie de Médecins du monde pour dénoncer le prix des médicaments est choc. Elle compare l’épidémie de grippe annuelle à un » bonus de fin d’année » pour l’industrie pharmaceutique, évoque la « rentabilité » du cancer et du cholestérol ou encore le chiffre d’affaires lié au coût des traitements des mélanomes…  En marge de la campagne de com, l’ONG dénonce un manque de régulation des prix des médicaments de la part des services de l’Etat, pointe un manque de transparence des coûts de recherche & développement autant de dérives qui menacent le système de santé selon l’organisation. Dans une pétition lancée concomitamment, Médecins du monde s’insurge contre un « marché particulièrement juteux pour les firmes pharmaceutiques » et donne des exemples comme celui du Glivec, un traitement contre la leucémie, qui « est aujourd’hui vendu 40 000 euros par an et par patient pour un coût de production estimé à seulement 200 euros » ou encore celui du Keytruda, un traitement contre le mélanome, « annoncé à un prix de 100 000€ par an et par patient ». L’ONG affirme que « les autorités qui fixent le prix d’un médicament acceptent -généralement- de « s’aligner sur les exigences des firmes pharmaceutiques ». « Ces derniers déterminent le prix en fonction de la capacité des États à payer pour avoir accès au traitement. Plus un État est riche, plus le prix sera élevé ».

immo«  Ces prix exorbitants ne pourront bientôt plus être pris en charge par la sécurité sociale. Demain, qui pourra payer de telles sommes pour se faire soigner ? La mainmise de l’industrie pharmaceutique sur le système de la brevetabilité doit cesser. Les autorités laissent les laboratoires dicter leurs prix et abandonnent leur mission, celle de protéger la santé des populations. Il est maintenant temps que Marisol Touraine agisse en ce sens : ce n’est pas au marché de faire la loi, c’est à l’Etat. » affirme le Docteur Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde.

censureLa campagne de communication de l’ONG qui dénonce le business santé est, à peine lancée, qu’elle dérange déjà… Eh oui, forcément appuyer où ça fait mal, ça barbouille les uns et donne la nausée aux autres. En tout cas, certains ont choisi leur camp, les réseaux d’affichage urbains ont refusé la demande de l’ONG  d’installer les affiches de la campagne dans les stations de métro, les abribus… En réaction Médecins du monde a mis en place un dispositif de « guérilla marketing » avec de l’affichage sauvage, du web, du social media mais également une présence dans les grands quotidiens nationaux.

Cancérologie / Oncologie, Les médicaments

Traitement de l’hépatite C : l’engagement de la ministre de la Santé

La Ligue contre le cancer, mobilisée depuis décembre 2015 pour mettre fin aux prix exorbitants inexplicables des médicaments anticancéreux, a été entendue ! Alors que plus de 60 000 personnes ont rejoint la mobilisation de la Ligue via la pétitionchange.org/cancers-chers-medicaments, c’est maintenant les pouvoirs publics qui, conscients de l’urgence, agissent fortement. La Ligue félicite « l’engagement radical pris ce 25 mai par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé », pour l’accès universel aux traitements innovants contre l’hépatite C. La Ligue souhaite maintenant que « le sujet soit traité pour l’accès aux médicaments innovants contre le cancer ». A la veille du G7, la Ligue fonde « sur cette réunion des espoirs décisifs tant pour la santé des personnes que pour la préservation d’un modèle de santé solidaire ».

Cancérologie / Oncologie, Les médicaments

Prix des anticancéreux : une pétition est en ligne

affiche_def_ligue_contre_cancer« Notre santé n’est pas à vendre », cette formule clamée par les membres de la Ligue contre le cancer donne le ton de la campagne de communication lancée pour faire baisser les prix des anticancéreux. Ces médicaments de nouvelle génération performants mais très coûteux restent inaccessibles à un grand nombre de malades, une situation qui révolte la Ligue.

La Ligue cite comme exemple le prix du Keytruda®, prochain traitement contre le cancer de la peau qui coûtera en France, 100 000 euros par an par patient.

Une pétition a été lancée afin d’obtenir un vaste soutien populaire et peser dans les discussions et les prises de les prises de position lors du prochain G7, les 26 et 27 mai, à Tokyo.

pétition cancerEn un mois plus de 60 000 signataires se sont mobilisés. Pour renforcer cette mobilisation et la rendre plus visible, la Ligue contre le cancer lance une campagne inédite via le réseau d’affichage Insert pour « briser les tabous et combattre l’opacité de la fixation du prix des médicaments ».

Les médicaments

Cancer : les prix exorbitants des traitements innovants dénoncés par 110 médecins

Parlonssante.com Dans une tribune publiée ce mardi dans le Figaro, 110 médecins (des oncologues et des hématologues) dénoncent une situation critique qui risque de priver des patients de traitements contre le cancer à cause du prix de vente des molécules innovantes. Une thérapeutique innovante qui ne serait accessible qu’aux riches patients ! Pour les spécialistes français, il y a urgence à agir pour cadrer les prix de ces traitements et limiter les appétits des firmes pharmaceutiques afin de permettre l’utilisation de ces molécules innovantes sur le plus grand nombre de patient et pas seulement à une élite. Les médecins américains ont déjà dénoncé ce système de flambée des prix depuis quelques mois. Certaines molécules coûtent jusqu’à 200 000 euros pour un traitement d’un an. Quel hôpital public peut aujourd’hui se permettre de financer ce traitement ?

Lire la suite « Cancer : les prix exorbitants des traitements innovants dénoncés par 110 médecins »

Les innovations médicales, Urologie

Transplantation rénale robot-assistée : un tournant dans l’histoire de la chirurgie

chu-nicolas-doumercA 40 ans, le Dr Nicolas Doumerc est responsable de l’unité de chirurgie robotique au sein au Centre hospitalier universitaire de Toulouse. Praticien hospitalier, chirurgien au département d’urologie et de transplantation rénale du CHU, il vient de réaliser avec ses équipes une première mondiale. Pour la 1re fois, une séquence unique a été accomplie avec assistance robotique : extraction rénale puis transplantation, réalisées par voie vaginale chez deux sœurs. Les suites opératoires ont été très simples avec autorisation du retour à domicile au 2e jour pour la donneuse et au 4e jour pour la receveuse. Déjà le 13 mai dernier, une première transplantation rénale robot-assistée avec introduction du greffon par voie vaginale, avait été réalisée au CHU de Toulouse.
Voici l’interview du Dr Doumerc réalisée par la rédaction de Parlonssante.com

Comment vont vos patientes à ce jour la receveuse et la donneuse ?
« Elles vont très bien. L’intervention s’est déroulée le 9 juillet et nous avons attendu avant de médiatiser pour que l’on puisse avoir du recul. Nous avions déjà procédé en mai à une transplantation sous chirurgie robotique, mais l’intervention du 9 juillet était double, un prélèvement et une greffe avec le robot sur deux sœurs. La donneuse et la receveuse ont bénéficié d’une technique robotique. Béatrice la receveuse a beaucoup témoigné, elle a donné du crédit à cette annonce médicale ».
Lire la suite « Transplantation rénale robot-assistée : un tournant dans l’histoire de la chirurgie »

Dons d'organe, de sang, La recherche médicale

DR - CHU Toulouse
Un robot chirurgical, deux chirurgiens urologues dotés d’esprits pionniers et voilà la greffe rénale avec donneur vivant revisitée pour le plus grand bénéfice des patients…et surtout des patientes, grâce à l’extraction du rein de la donneuse et l’introduction du greffon sur la receveuse par voie vaginale, exclusivement par robot chirurgical.

A ce jour, dans le monde (en Inde et aux USA), une centaine de patients seulement ont bénéficié de ce type de transplantation à l’aide d’un robot chirurgical, avec donneur vivant ou non. En France, pour cette indication, le robot chirurgical a été utilisé pour la première fois en 2001, à l’Hôpital Mondor à Créteil, puis au CHU de Tours en 2013. Les avantages pour le patient sont multiples : diminution de la taille de la cicatrice, atténuation de la douleur et du risque d’épanchement de liquide lymphatique, post-opératoire moins lourd, durée
moyenne de séjour diminuée, etc…

Le développement de la transplantation robot-assistée permettra à des patients non éligibles à la transplantation classique d’en bénéficier, du fait notamment d’une obésité morbide. La transplantation rénale avec introduction du greffon par voie vaginale En mars 2015, en Inde, une étude a été publiée portant sur 8 patientes ayant bénéficié d’une technique innovante d’introduction du greffon, par voie vaginale, mais par cœlioscopie traditionnelle.
Lire la suite

La recherche médicale

Disparition du professeur Georges Larrouy

DR
Le président de l’université Toulouse III – Paul Sabatier, Bertrand Monthubert, témoigne de sa très grande tristesse à l’annonce du décès du Professeur Georges Larrouy, président honoraire de l’université de Toulouse. Cet ancien professeur et président de l’université Paul Sabatier (1996-1997), était un anthropologue respecté, il s’est éteint mardi 18 août, à l’âge de 82 ans.

Georges Larrouy a effectué toute sa carrière universitaire à l’université Toulouse III – Paul Sabatier, exerçant comme praticien hospitalier au CHU de Toulouse. Maître de conférences des Universités en 1970, puis Professeur des Universités en 1974, il est devenu président de l’université Toulouse III – Paul Sabatier en 1996.

Anthropobiologiste, il était spécialiste de l’histoire du peuplement humain, de la génétique des populations et de l’adaptation homme-milieu ; il était toujours membre du laboratoire Anthropologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (AMIS). Il a été président du conseil scientifique du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse et président honoraire de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse.

Le président Monthubert tient à adresser, au nom de la communauté universitaire, ses condoléances les plus sincères à la famille et aux proches de Georges Larrouy.

Enquêtes

Appels au secours, envie de suicide, violence… Les premiers mois de 2015 inquiètent les écoutants de S.O.S Amitié qui relèvent une forte hausse de l’angoisse et de la violence depuis un an avec une « poussée » pour les premiers mois de 2015. Cette semaine, l’association a publié les statistiques d’écoute de ces derniers mois. Avec 681 643 appels, soit un appel toutes les 40 secondes, l’Observatoire S.O.S Amitié est une photographie des inquiétudes et des souffrances des Français.

Selon les bénévoles de S.O.S Amitié et après des années de progression, les appels liés à la crise économique et à ses dommages collatéraux (précarité, baisse du pouvoir d’achat, perte de l’emploi) se stabilisent, alors que l’on assiste à une très forte hausse des appels liés à la violence et à l’angoisse, notamment à une violence sexuelle vis à vis des femmes. On note le retour des appels de détresse de candidats au suicide sont en progression (+12% par an), alors que depuis 2007, on assistait à un net recul de ces appels (35% sur 7 ans). Il s’agit principalement de femmes qui expriment leur solitude, mais aussi la violence dont elles sont victimes. Les problèmes de couple et de sentiments représentent 18% des appels féminins.
Lire la suite

Cardiologie, La recherche médicale

Au lendemain de l’annonce de la 3e greffe de cœur Carmat à l’hôpital Georges-Pompidou, on apprenait le décès du 2e patient à avoir reçu un cœur artificiel total, un homme âgé de 69 ans. Cet essai de faisabilité mené par la société Carmat porte sur l’implantation de cœur artificiel sur quatre patients en insuffisance cardiaque biventriculaire irréversible dont le pronostic vital est engagé à brève échéance.
coeur-carmat
Le premier greffé, un homme de 76 ans, a vécu 74 jours avec cette prothèse avant qu’elle s’arrête brusquement. Le second, décédé le 1er mai dernier, aura survécu 9 mois.

Ironie du sort, le 28 avril, Marcello Conviti, le directeur général de Carmat félicitait pour cette 3e greffe, les équipes médicales tout en se réjouissant « du bon état de santé du 2e patient, implanté en août 2014, qui a pu retrouver une vie normale après son retour à domicile en début d’année« . Deux jours plus tard, le 2e greffé du cœur Carmat mourrait.

Hospitalisé à Nantes, vendredi 1er mai dans la soirée à la suite d’une insuffisance circulatoire suite à une dérive fonctionnelle de la prothèse, l’homme a été placé sous assistance cardio respiratoire en unité de soins intensifs, il a subi une nouvelle transplantation le samedi 2 mai. Si l’opération a été menée à son terme et la circulation sanguine a été rétablie, le patient a succombé « à des complications poly-viscérales post opératoires« , indique dans un communiqué la société Carmat qui ajoute que : « Cet évènement est à situer dans le contexte de la phase d’essai de faisabilité d’un dispositif extrêmement innovant pour des malades souffrant d’insuffisance cardiaque terminale.

La Société reste résolument confiante dans la capacité de la prothèse et renouvelle l’engagement total de ses équipes en ce sens« . Ces deux décès ne devraient donc pas remettre en cause l’essai, en effet les critères de succès comportent -entre autres- la survie à 30 jours après l’implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.