chu-nicolas-doumercA 40 ans, le Dr Nicolas Doumerc est responsable de l’unité de chirurgie robotique au sein au Centre hospitalier universitaire de Toulouse. Praticien hospitalier, chirurgien au département d’urologie et de transplantation rénale du CHU, il vient de réaliser avec ses équipes une première mondiale. Pour la 1re fois, une séquence unique a été accomplie avec assistance robotique : extraction rénale puis transplantation, réalisées par voie vaginale chez deux sœurs. Les suites opératoires ont été très simples avec autorisation du retour à domicile au 2e jour pour la donneuse et au 4e jour pour la receveuse. Déjà le 13 mai dernier, une première transplantation rénale robot-assistée avec introduction du greffon par voie vaginale, avait été réalisée au CHU de Toulouse.
Voici l’interview du Dr Doumerc réalisée par la rédaction de Parlonssante.com

Comment vont vos patientes à ce jour la receveuse et la donneuse ?
« Elles vont très bien. L’intervention s’est déroulée le 9 juillet et nous avons attendu avant de médiatiser pour que l’on puisse avoir du recul. Nous avions déjà procédé en mai à une transplantation sous chirurgie robotique, mais l’intervention du 9 juillet était double, un prélèvement et une greffe avec le robot sur deux sœurs. La donneuse et la receveuse ont bénéficié d’une technique robotique. Béatrice la receveuse a beaucoup témoigné, elle a donné du crédit à cette annonce médicale ».
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Au lendemain de l’annonce de la 3e greffe de cœur Carmat à l’hôpital Georges-Pompidou, on apprenait le décès du 2e patient à avoir reçu un cœur artificiel total, un homme âgé de 69 ans. Cet essai de faisabilité mené par la société Carmat porte sur l’implantation de cœur artificiel sur quatre patients en insuffisance cardiaque biventriculaire irréversible dont le pronostic vital est engagé à brève échéance.
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Le premier greffé, un homme de 76 ans, a vécu 74 jours avec cette prothèse avant qu’elle s’arrête brusquement. Le second, décédé le 1er mai dernier, aura survécu 9 mois.

Ironie du sort, le 28 avril, Marcello Conviti, le directeur général de Carmat félicitait pour cette 3e greffe, les équipes médicales tout en se réjouissant « du bon état de santé du 2e patient, implanté en août 2014, qui a pu retrouver une vie normale après son retour à domicile en début d’année« . Deux jours plus tard, le 2e greffé du cœur Carmat mourrait.

Hospitalisé à Nantes, vendredi 1er mai dans la soirée à la suite d’une insuffisance circulatoire suite à une dérive fonctionnelle de la prothèse, l’homme a été placé sous assistance cardio respiratoire en unité de soins intensifs, il a subi une nouvelle transplantation le samedi 2 mai. Si l’opération a été menée à son terme et la circulation sanguine a été rétablie, le patient a succombé « à des complications poly-viscérales post opératoires« , indique dans un communiqué la société Carmat qui ajoute que : « Cet évènement est à situer dans le contexte de la phase d’essai de faisabilité d’un dispositif extrêmement innovant pour des malades souffrant d’insuffisance cardiaque terminale.

La Société reste résolument confiante dans la capacité de la prothèse et renouvelle l’engagement total de ses équipes en ce sens« . Ces deux décès ne devraient donc pas remettre en cause l’essai, en effet les critères de succès comportent -entre autres- la survie à 30 jours après l’implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.