Cancérologie / Oncologie, La recherche médicale

iuctL’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT), présidé par le Professeur André Syrota a eu les honneurs de la presse médicale lors d’une publication dans Molecular Therapy d’un article sur un essai de thérapie génique prometteur en matière de lutte contre le cancer du pancréas. Un espoir face à ce redoutable cancer qui coûte la vie à trois quarts des patients dès la première année qui suit le diagnostic. A peine 2% des malades sont encore en vie après 5 ans, c’est dire si l’enjeu de santé publique est grand. Le traitement consiste en l’injection d’« ADN médicament » associé à un produit synthétique (qui permet à cet ADN de pénétrer dans les cellules cancéreuses). Les premiers résultats montrent une bonne tolérance du traitement. Néanmoins, celui-ci ne semble pas agir sur les cancers métastasiques, en revanche, sur les tumeurs localement avancées (non opérables mais sans métastase), les résultats sont prometteurs car aucun développement métastasique n’a été constaté, de plus la survie des patients a été améliorée. La phase II sera lancée à l’automne 2015 sur un plus grand nombre de patients.
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Alimentation, La recherche médicale, Obésité, Pédiatrie

L’obésité mondiale, ce fléau qui précarise la santé de millions de personnes dans le monde, ce fléau qui impacte économiquement les systèmes de santé, pourrait-il être contrôlé avant la naissance du futur obèse ? C’est bien ce qu’avance une étude de santé publique portant sur 13 000 sujets suivis depuis leur naissance (dans les années 1930-1940) jusqu’à leur âge actuel de 60-70 ans . Le surpoids des futures mères, leur diabète, leur glycémie anormale… ont une influence sur la propension à l’obésité de l’enfant à naître.

Crédit photo : Parlonssante.com
Crédit photo : Parlonssante.com

« Des stratégies préventives ciblées doivent être développées en urgence chez les filles et les femmes en âge de procréer afin de prévenir l’obésité chez les femmes en âge de procréer », conclut cette grande étude de la Commission Européenne sur l’obésité maternelle.
 

L’étude appelée DORIAN (The Developmental ORIgins of healthy and unhealthy AgeiNg), financée par le 7ème programme-cadre de la Commission européenne (PC7), chargé d’examiner le rôle de l’obésité maternelle, a publié aujourd’hui les résultats contrôlés, d’un programme de recherche de trois ans qui a débuté en Janvier 2012. Le surpoids et l’obésité sont de gros problèmes de santé pour l’Union européenne. Plus de la moitié (53%) des adultes sont aujourd’hui en surpoids ou obèses. L’obésité, qui présente encore plus de risques pour la santé que le simple surpoids, touche actuellement un adulte sur six (17%) dans l’Union Européenne, en nette augmentation par rapport à  la décennie précédente, où l’obésité ne concernait qu’un adulte sur dix, (en notant des variations considérables entre les différents pays de l’UE).
 
L’étude avait pour but de mieux comprendre les mécanismes de base influençant le développement des individus depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, afin d’améliorer leur santé et leur qualité de vie. Le Consortium de DORIAN a précisément analysé les impacts de l’obésité maternelle sur le processus de vieillissement et ses effets sur les enfants au long terme.  DORIAN, dirigé par le Dr Patricia Iozzo (Institut de physiologie clinique, Conseil national de recherches (CNR), Pise, Italie) regroupe plusieurs études destinées à répondre aux questions spécifiques liées à ce problème.
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Cancérologie / Oncologie, La recherche médicale

Afin d’améliorer la prise en charge du cancer colorectal opéré en région parisienne, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris-AP-HP a mis en place une collecte de données issues de près de 20 services de l’AP-HP et comprenant 150 paramètres différents sur 2000 patients. L’analyse s’est révélée complexe en raison du volume de données -300 000- à analyser et de leur hétérogénéité. L’expertise a été confiée à la société Quinten laquelle -grâce à son expérience dans l’analyse de données médicales- a extrait deux premières hypothèses qui pourraient donner lieu à des avancées majeures tant en matière de dépistage que de traitement chirurgical.

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Dons d'organe, de sang

Mme Amilhat et le chirurgien qui l'a opérée il y a 26 ans.Vingt six ans après une double greffe cœur-poumons, Anne-Marie Amilhat, 65 ans est en pleine forme. La double transplantation dont elle a bénéficiée, une première en France, lui a sauvé la vie. Jeudi pour célébrer cet exploit médical relevé en 1988 par l’équipe du Pr Philippe Dartevelle au centre chirurgical Marie Lannelongue, une réception a rassemblé greffés et médecins. « Avant, j’étouffais. Faire les courses était devenu un calvaire, et même passer le balai », témoignait Anne-Marie. C’est simple à l’époque : « Elle ne pouvait plus rien faire », confie son mari, « Elle était livide ». A 39 ans, Anne-Marie, mère de famille ariégeoise est dans une impasse. Elle souffre d’une hypertension artérielle pulmonaire au stade terminal, seule une greffe du cœur et des poumons peut la sauver. Elle accepte l’opération, malgré les risques et ils sont réels. Jamais en France la double transplantation n’a été réalisée, c’est un défi médical, une technique difficile, audacieuse mais salvatrice, l’espoir d’une vie meilleure. Toute sa région se mobilise pour collecter des fonds, Anne-Marie n’oubliera jamais « cet élan de solidarité qui l’a beaucoup aidée dans cette aventure ».

Vingt six ans plus tard, la transplantation est une pratique médicale courante qui sauve de très nombreuses vies. Certes les traitements anti-rejets sont lourds mais ils permettent de faire des projets, de voyager, de travailler, de voir ses enfants grandir… De vivre tout simplement !

Les médicaments

Médicaments : un secteur qui ne connaît pas la crise

La vente des médicaments a baissé en 2013, de 1,4% par rapport à 2012. C’est le résultat de l’édition 2013 du rapport d’’alyse des ventes de médicaments en France. Ce recul s’explique principalement par les baisses de prix appliquées en 2012 et par le développement du marché des génériques. Toutefois, si le chiffre d’affaires des ventes destinées aux officines a régressé (-2,4%), les ventes aux établissements hospitaliers ont, quant à elles, augmentées de 1,8 % en valeur (versus respectivement -2,8% et +3% en 2012).

Chaque habitant a consommé en moyenne 48 boîtes de médicaments en 2013, de la même manière que pour les deux années précédentes. Plus de 3 médicaments remboursés sur 10 en 2013 sont des génériques.

En chiffres :
26,8 milliards d’euros : c’est le CA du marché pharmaceutique (20,6 milliards d’euros de ventes destinées aux officines et environ 6,2 milliards d’euros de ventes aux hôpitaux).

15,5% c’est la part de générique vendu en 2013. L’amoxicilline reste la substance active la plus utilisée parmi les génériques.

Plus de 11 000 spécialités pharmaceutiques différentes sont disponibles en France, correspondant à 2 800 substances actives

Les tendances de 2013
Les formes orales sèches représentent toujours plus des deux tiers du marché de ville alors qu’à l’hôpital cette place est tenue par les médicaments injectables.

La substance active la plus vendue en ville (en chiffre d’affaire et en nombre de boîtes) reste le paracétamol. A l’hôpital, c’est un antinéoplasique (anticancéreux), le bévacizumab (Avastin) qui réalise le chiffre d’affaires le plus important.

Au sein du marché officinal (en ville), les spécialités soumises à prescription obligatoire sont les plus vendues et représentent plus de 84% du chiffre d’affaires et 54 % des quantités vendues.

Le marché des spécialités non remboursables est en recul en ville et représente dorénavant moins de 9 % des ventes en valeur et près de 15 % en quantités. La progression observée en 2012 s’expliquait en partie par un « effet de champ », résultant du déremboursement de 150 présentations en mars 2012

Sources : ANSM

La recherche médicale

L’hôpital européen Georges-Pompidou a annoncé lundi soir le décès du malade ayant bénéficié en décembre dernier de la première implantation du cœur artificiel de la société Carmat. Les causes de sa mort devrait être connues dans les prochains jours après des analyses approfondies des nombreuses données médicales et techniques enregistrées. L’homme dont l’identité n’a pas été dévoilée, était un patient âgé de 76 ans qui souffrait d’une insuffisance cardiaque terminale. Il est le premier homme a avoir vécu soixante-quinze jours avec un cœur artificiel bioprothétique ce qui reste pour le corps médical, une grande avancée technologique.

La recherche médicale

Le prix Nobel de médecine 2013 vient d’être remis aux Américains Randy Schekman et James Rothman et à l’Allemand Thomas Südhof pour leur travail sur le transport cellulaire. Leurs études ont permis de comprendre comment les cellules de l’organisme transportent et exportent des molécules, comme l’insuline, via des petits sacs contenant des protéines que l’on nomme des vésicules cytoplasmiques.
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Dons d'organe, de sang

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Mardi 8 octobre, une intervention chirurgicale inédite en Polynésie française va se dérouler à
l’hôpital de Tahiti. La première greffe de rein de donneur vivant ! Cette opération va mobiliser une douzaine de personnels, des chirurgiens de métropole, de Tahiti, des infirmiers, des anesthésistes… Les néphrologues du centre hospitalier du Taaone, plaident pour l’ouverture du centre de greffe rénale depuis… 13 ans. Pour l’intervention, les chirurgiens locaux seront assistés de deux confrères métropolitains le Dr Arnaud Mejean, Chef du service urologie de l’Hôpital européen Georges Pompidou, et Pr Michèle Kessler de l’Hôpital de Nancy, responsable des activités de transplantation rénale. Une douzaine de personnes seront mobilisées sur ces greffes dès ce mardi 8 octobre. Des chirurgiens, des anesthésistes, des infirmiers… En Polynésie ce sera une première qui va changer la vie des 130 insuffisants rénaux en attente de greffe.

Ces malades sont sous dialyses, certains acceptent l’évacuation sanitaire, mais pas tous. Car ce long voyage, 18heures de vol vers Paris. Ce déracinement et cet isolement dans l’univers aseptisé des hôpitaux parisiens terrorise nombre de malades qui préfèrent subir les contraintes de dialyses que de partir loin de chez eux. En terme de prise en charge, le coût des évacuations sanitaires pour greffes rénales pèse lourd sur le budget de la caisse locale d’assurance maladie. La possibilité de réaliser ces transplantations sur le territoire sera une bouffée d’oxygène pour l’assurance maladie polynésienne.

Sensibiliser la population aux dons d’organes

Le don d’organe étant nouveau en Polynésie française, les autorités ont décidé de commencer les transplantation à partir de donneur vivant, mais on le sait cela ne suffira pas aux besoins des insuffisants rénaux. Dès le mois de janvier 2014, le prélèvement pourra se faire à partir de donneur en mort cérébrale. Une étape délicate à appréhender pour les familles des défunts, mais aussi les personnels qui doivent solliciter des proches éplorés pour un don d’organes. Une campagne de communication pour sensibiliser à la nécessité du don va être lancée du 15 au 30 novembre. En France, seuls 12% des greffons sur donnés par des vivants, aux Etats-Unis, ce chiffre monte à 50%. Il reste des progrès à faire dans le domaine du don d’organe. Pour tout savoir, sur les étapes, les risques, les conditions…. Rendez-vous sur www.dondorganes.fr

Les médicaments

1001Pharmacies.com, premier portail de vente en ligne de produits de santé, un réseau national de 180 pharmacies, dévoile les résultats de son nouveau baromètre en mettant l’accent sur les usages par régions. Un classement effectué en fonction de l’activité sur le site, le nombre et la récurrence des achats. Résultats : Paris, Lyon et Toulouse sont les villes françaises les plus impliquées dans les achats de médicaments online. Le classement a été établi en fonction des 500 000 requêtes effectuées sur le site de juin à septembre 2013, la localisation des 150 000 visiteurs mensuels du site et l’analyse des données recueillis sur les principaux moteurs de recherche. Les résultats de cette étude montrent que les utilisateurs les plus actifs dans l’achat de médicaments en ligne se situent dans trois villes principales : Paris, Lyon et Toulouse. Ce qui est intéressant dans cette étude c’est de remarquer que les plus gros consommateurs de e-médicaments vivent dans des zones où les pharmacies de quartier sont les plus nombreuses. On aurait pu imaginer que ce service réponde à des situations de désertification des pharmaciens, ce n’est pas du tout le cas. On assiste donc bien à un changement de comportement des usagers des officines qui considèrent désormais le médicament comme un « produit » comme les autres.

Il est à noter que les 10 premières villes réalisent 50% de l’activité e-commerciale totale. « Cette étude nous permet d’avoir une réelle cartographie des achats en ligne de médicaments en France. Grâce à ces données, nous pouvons mieux comprendre les usages des internautes et répondre parfaitement à leurs besoins ou attentes. Il semble en tous cas que le climat ne soit pas une cause première de l’état de santé des Français et n’influe pas directement sur leur consommation de médicaments », confie Cédric O’Neill, Pharmacien et co-fondateur de 1001Pharmacies qui totalise 150.000 visiteurs uniques chaque mois et compte 10 000 produits référencés.

Le classement complet des régions et villes françaises accros aux e-médicaments sur :blog.1001pharmacies.com/

Les médicaments

dsc_5557C’est la bonne idée de ce ministère de la Santé, s’inspirer des expériences britanniques et américaines dans la délivrance des médicaments afin de faire des économiques. Le principe est si simple qu’il est déroutant de constater qu’il n’a pas été appliqué avant. Délivrer le nombre de comprimés prescrits et non plus des plaquettes de pilules et autres gélules superflues qui s’entassent au fond des placards ! La ministre de la Santé ira-t-elle au bout de son idée ? Espérons-le, mais cette option envisagée pour faire des économies à  la caisse de sécurité sociale n’est pas du goût des laboratoires pharmaceutiques extrêmement puissants, et influents… Notamment dans les instances qui ont autorité. A suivre donc