Interview du Docteur Charles Belli, chirurgien orthopédiste

 

Le Docteur Belli. Cr?dit photo : Parlonssante.comPourquoi est-ce qu’il y a une fréquence croissante de pose de prothèses de hanche et de genou. Pour le genou vous en posez près d’une centaine par an en Polynésie. À quoi cela correspond-t-il ?
“Au vieillissement de la population. Il y a aussi des articulations ravagées par une usure prématurée, notamment chez les sportifs. Contrairement à ce que l’on clame, le sport à outrance, la course, le footing, le foot… ne sont pas bons du tout pour les articulations. Le seul sport sans danger pour la santé et bon pour la forme, c’est la natation. Le surpoids et l’obésité fragilisent également les os et les articulations. Il y a aussi des usures prématurées chez des patients atteints de épiphysiolyse (destruction de l’extrémité d’un os). Ici, on voit beaucoup de cas de fragilité des tissus, d’arthrosique lié à l’hérédité de mère en fille”.

Dans ces situations, il n’y a plus le choix, la prothèse est la seule option ?
“Si les articulations sont usées, que la douleur est forte. Oui. Les résultats sont bons, car aujourd’hui les techniques opératoires et les prothèses se sont améliorées. De plus, ce ne sont pas des opérations qui touchent les viscères, c’est assez rapide, une heure. On pose un garrot sur le haut de la cuisse pour économiser le sang, on pose la prothèse, on teste la flexion au bloc et on referme. Au réveil, mécaniquement, ça tient”.

Prothèse du genou - Crédit photo : Parlonssante.com

Quel est le protocole à l’issue de l’opération ?
“Les deux premiers jours au lit, car il faut éviter la chute. Et puis il peut y avoir des malaises d’hypotension. Mais techniquement on marche”.

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