Initiez-vous aux gestes qui sauvent

A peine 6 % de la population française est titulaire d’un diplôme de secouriste. C’est peu lorsque l’on sait que 50 % des décès annuels (accidents de voiture, du travail ou domestique) pourraient être évités si une personne pratiquait sur place les gestes qui sauvent : stopper une hémorragie, désobstruer les voies aériennes de quelqu’un qui s’étouffe ou encore procéder à une réanimation cardio-pulmonaire suite à une noyade ou à un malaise. Tous ces actes de secourisme ne s’improvisent pas. Maladroitement effectués, ils peuvent mettre en danger la vie de la victime. Pour les appliquer, il faut donc les apprendre. La Croix-Rouge française est le premier formateur de France de ces fameux gestes qui sauvent. Chaque année, 200 000 diplômes sont décernés… Une goutte d’eau !

«En réalisant tout de suite une ventilation artificielle et une compression thoracique de son nouveau-né qui venait de chuter dans une piscine, une jeune mère a évité à son enfant des séquelles neurologiques.» Ce fait divers n’a pas défrayé les chroniques et pourtant, l’information est de taille. Si Clémence avait attendu les secours sans réagir, son enfant, privé d’oxygène pendant de précieuses minutes, aurait eu forcément des complications. Là, rien, il est en parfaite santé ! Un miracle ? Pas du tout, juste du sang-froid et la maîtrise « des gestes qui sauvent ».

Des vies sauvées

Caroline, 53 ans, enseignante dans l’agglomération evryenne, est titulaire d’une attestation de formation aux premiers secours (AFPS) depuis trois ans. « J’ai suivi les dix heures de formation. Et je ne regrette rien car c’était très complet et enrichissant. En fait, ce sont des gestes simples, mais il y a une technique, les moniteurs nous reprennent quand on fait une erreur. » Aujourd’hui, Caroline souhaite suivre à nouveau une formation pour se remettre à niveau. «On oublie vite, le suivi est utile. Je suis convaincue de l’importance de cette formation et je recommande à toutes les mères de famille de s’y inscrire. Au quotidien et à la maison, les risques d’accidents domestiques sont nombreux : brûlures, chutes, coupures… Pouvoir intervenir pour aider, voire même sauver son enfant, est quelque chose de crucial». Au-delà de ces situations de la vie courante, le passage de l’AFPS a changé le comportement de Caroline. «Dès que je croise un accident de la route, je lève le pied. Je jauge la situation pour analyser si je peux intervenir, c’est devenu instinctif chez moi». La formation aux gestes qui sauvent a réellement été une révélation pour elle : «Pour moi, une personne titulaire de l’AFPS témoin d’un accident est le premier maillon de la chaîne de survie. Aujourd’hui, je me sens vraiment impliquée pour donner l’alerte, sécuriser la victime, intervenir dans la mesure de mes moyens… »

C. Chunlaud

· Croix-Rouge française, 1, place Henry-Dunant à Paris. Tél. : 01.44.43.11.00.
· « Les gestes qui sauvent », un livret de 61 pages qui présente tous les actes.
Prix : 7,47 euros. Il est offert à tous ceux qui passent leur AFPS.

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