En France, 850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer, 150 000 par la maladie de Parkinson, et 85 000 par la sclérose en plaques. Ce mardi 18 novembre, le Plan national maladies neuro-dégénératives 2014 – 2019 a été lancé par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine. Annoncé par le Président de la République, ce plan, issu d’une large concertation avec les acteurs du secteur, comprend trois grandes priorités. Le Gouvernement s’engage « dans une dynamique de progrès en matière de recherche, de soins et d’accompagnement pour apporter des réponses concrètes aux besoins des patients et de leurs aidants.

1ère priorité du Plan : Améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades :
une coordination renforcée entre le médecin traitant et le neurologue ; un meilleur accès à l’expertise sur le territoire avec la création de 24 centres experts dédiés à la sclérose en plaques, la consolidation des 25 centres spécialisés Parkinson, en complément des centres de référence Alzheimer existants ; 100 nouveaux dispositifs MAIA (travail en commun des professionnels et outils partagés) au service de la qualité du parcours de santé des personnes âgées, objectif clé du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement ; le développement de l’éducation thérapeutique pour les patients et leurs aidants.

2ème priorité : Assurer la qualité de vie des malades et de leurs aidants : une augmentation de l’accompagnement à domicile avec 74 nouvelles équipes spécialisées Alzheimer (ESA) et la conduite d’expérimentations pour adapter cette démarche à la maladie de Parkinson et à la sclérose en plaques ;
un renforcement du soutien aux aidants avec 65 nouvelles plateformes d’accompagnement et de répit ; des programmes d’accompagnement des personnes malades et de leurs aidants portés par les associations, comme le prévoit le projet de Loi de santé ; la priorité accordée au maintien dans l’emploi ou à la réinsertion professionnelle pour les malades jeunes ; des solutions numériques, comme des alertes par SMS, des applications sur Smartphone ou tablettes, pour améliorer l’autonomie des patients.

3ème priorité : Développer et coordonner la recherche : la reconnaissance de centres d’excellence en enseignement et en recherche affirmeront le positionnement de la France sur des projets européens et internationaux ; un renforcement des outils de connaissances (cohortes, bases de données nationales) pour agir plus efficacement sur les maladies neuro-dégénératives.

La présidence du comité de suivi du plan maladies neuro-dégénératives est confiée au Professeur Michel Clanet et la vice-présidence au Professeur Joël Ankri. Le comité de suivi impliquera étroitement les associations de patients. Le Professeur Etienne Hirsch assurera la présidence du comité de pilotage pour la recherche.

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Pour expliquer aux enfants de 3 à 12 ans ce qu’est une opération, le Centre Chirurgical Marie Lannelongue (CCML) a créé des outils pédagogiques, nouveaux et originaux : des Playmobils pour mieux représenter le parcours de soins dans l’hôpital, et une poupée pour mimer les appareils qui équiperont l’enfant à son réveil en réanimation. Grâce à ces outils, l’enfant et sa famille sont placés au cœur du soin. Motivée et mobilisée par ce projet, toute l’équipe paramédicale du service d’hospitalisation de chirurgie cardiaque pédiatrique du CCML s’est engagée et investie dans cette action. Cette initiative a été nominée aux Trophées de l’Innovation de la FEHAP (27 novembre à Deauville).

Pour un parent, parler avec son enfant de l’hospitalisation, du bloc opératoire, de la séparation, de la réanimation ou même simplement de la raison de sa venue à l’hôpital peut être très compliqué et difficile. « De nombreux parents nous racontent le choc qu’ils ont vécu lors de la visite de leur enfant en réanimation. Et nous avons constaté que malgré toutes les explications données par les professionnels, les parents et les enfants posaient à maintes reprises, les mêmes questions sur l’hospitalisation. » souligne Edwige Jonquet, cadre des services d’hospitalisation pédiatrique au CCML et responsable du projet.
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C’est à partir de ce constat qu’est né l’idée de se mettre à la portée des enfants pour leur apporter une information facilement compréhensible et adaptée sur l’hospitalisation et les aider à mieux appréhender les appareils techniques qu’ils trouveront à leur réveil. « Avec les Playmobils nous informons les enfants de leur parcours dans l’hôpital, et à l’aide de la poupée nous les préparons à appréhender les différentes prothèses qu’ils porteront (cathéter central, drains, électrodes, sonde d’intubation, sondes urinaires,…) à leur réveil en réanimation. » explique-t-elle. Cette démarche permet de rendre les parents acteurs en leur permettant de servir de relais pour réexpliquer et rassurer leur enfant en se servant de ce qui a été évoqué avec les Playmobils et la poupée.

Sources : Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs

Le « NO GLU » est tendance. Ce régime alimentaire SANS GLUTEN est de plus en plus prisé. Regain de vitalité, meilleure digestion, peau plus éclatante et même humeur plus positive… C’est simple, le « No Glu » est si tendance, qu’il ne cesse de faire de nouveaux adeptes. Et, comme souvent, ce sont les icones VIP qui sont les premiers ambassadeurs de ces nouvelles tendances. Le plus médiatique d’entre eux n’est pas un acteur US, mais tennisman, c’est le numéro 1 mondial, Novak Djokovic. Diagnostiqué en 2010 intolérant au gluten, le champion de tennis a adopté une alimentation « No Glu ». Son régime l’a aidé à se sentir mieux dans son corps et à améliorer ses performances sportives.
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Ambassadeur de la marque française Gerblé, Novak témoigne de son parcours jusqu’au choix de l’éviction totale du gluten. « Jusqu’en 2010, mes problèmes de santé m’empêchaient de me hisser au plus haut niveau. Je souffrais d’asthme et de malaises à répétition. Un nutritionniste, me voyant à la télévision sombrer physiquement et mentalement lors d’un match, a compris que ma déroute provenait en partie de mon alimentation. Quand je l’ai rencontré quelques mois plus tard, il m’a diagnostiqué intolérant au gluten. Il m’a donc recommandé de modifier mon alimentation, et cela a tout changé, bien au-delà de mes espérances ».
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20% de la population française serait sensible à cette protéine présente dans les céréales comme le blé, le seigle, l’orge et l’avoine ; 1% des Français présentent une intolérance au gluten (maladie cœliaque) et n’ont pas d’autres option que de procéder à son éviction totale de leur alimentation.

Selon le Docteur Dominique Rueff, DU de cancérologie, médecine intégrative, Président ADNO (L’association pour le développement de la nutrition orthomoléculaire) : « Le gluten est trop présent dans les céréales modernes et effectivement son éviction peut améliorer (en dehors des maladies cœliaques qui sont peu nombreuses) la santé de beaucoup de personnes, en diminuant l’expression de certaines maladies inflammatoires. Il suffit d’écouter le discours de sportifs de haut niveau comme Novak Djokovic, pour s’en convaincre. Mais il faudrait élargir ces évictions aux « hypersensibilités » de chacun et pouvoir proposer des alimentations en conséquence ».

Face à l’engouement pour ce nouveau régime alimentaire, l’offre de produits sans gluten s’est développée dans les rayonnages des magasins, les étiquettes des produits également ont gagné en lisibilité et, pour toutes les familles qui sont concernées par ces intolérances alimentaires, ce n’est que du bonus ! Des restaurants se mettent également à la page en créant des menus « No Glu ».

Voir ici la vidéo du making off de la pub TV de la marque Gerblé

Le Salon Bien-être, Médecine douce & Thalasso qui se déroulera du 5 au 9 février 2015, à la Porte de Versailles à Paris fera la part belle aux dernières tendances alimentaires du « sans gluten », au végétarisme en passant par le raw food (ne consommer que des produits crus).

Cancer du sein : un web documentaire pour se reconstruire

Chaque année en France, plus de 12 000 femmes atteintes de cancer du sein sont concernées par une mastectomie (ablation du sein). Selon une étude publiée en 2013 par l’Institut Curie et menée sur près de 2 000 patientes ayant eu une mastectomie, 70 à 80 % d’entre elles n’ont pas recours à la reconstruction chirurgicale du sein. « 60 % des femmes interrogées déclarent par ailleurs que l’information sur la reconstruction était absente ou insuffisante durant leur prise en charge », explique le Dr Séverine Alran, chirurgienne cancérologue en sénologie. Devant ces résultats, l’Institut Curie a souhaité apporter une réponse concrète aux femmes en développant des outils d’information conformes à leurs attentes, en phase avec la réalité de leur vécu et de leurs questionnements.

Le Dr Séverine Alran et Lydie Wintz, cadre de santé en chirurgie, ont créé un groupe de travail intitulé Info-Sein, réunissant à parts égales des soignants et des patientes. Ensemble, pendant 2 ans, ces femmes se sont réunies pour élaborer avec les soignants plusieurs outils d’information et des supports interactifs pour les patientes et leurs proches.

« Guérir le regard » est le nom d’un web documentaire réalisé par Caroline Swysen à partir de témoignages de femmes et de professionnels de santé. Ce film se veut un outil précieux vers la reconstruction du corps, mais aussi de l’esprit, de l’image de soi. « Il est destiné à aider chaque patiente à choisir sa propre voie de reconstruction après une mastectomie », indique Caroline Swysen. « Le principe de conception de ce web documentaire a été d’équilibrer la force émotive et la diversité des témoignages des femmes avec une parole des soignants mêlant médecine et humanité. L’esthétique choisie, une douceur mêlée d’élégance, vient porter ce parti pris », explique la réalisatrice.

« Guérir le regard », cliquez ici

Mme Amilhat et le chirurgien qui l'a opérée il y a 26 ans.Vingt six ans après une double greffe cœur-poumons, Anne-Marie Amilhat, 65 ans est en pleine forme. La double transplantation dont elle a bénéficiée, une première en France, lui a sauvé la vie. Jeudi pour célébrer cet exploit médical relevé en 1988 par l’équipe du Pr Philippe Dartevelle au centre chirurgical Marie Lannelongue, une réception a rassemblé greffés et médecins. « Avant, j’étouffais. Faire les courses était devenu un calvaire, et même passer le balai », témoignait Anne-Marie. C’est simple à l’époque : « Elle ne pouvait plus rien faire », confie son mari, « Elle était livide ». A 39 ans, Anne-Marie, mère de famille ariégeoise est dans une impasse. Elle souffre d’une hypertension artérielle pulmonaire au stade terminal, seule une greffe du cœur et des poumons peut la sauver. Elle accepte l’opération, malgré les risques et ils sont réels. Jamais en France la double transplantation n’a été réalisée, c’est un défi médical, une technique difficile, audacieuse mais salvatrice, l’espoir d’une vie meilleure. Toute sa région se mobilise pour collecter des fonds, Anne-Marie n’oubliera jamais « cet élan de solidarité qui l’a beaucoup aidée dans cette aventure ».

Vingt six ans plus tard, la transplantation est une pratique médicale courante qui sauve de très nombreuses vies. Certes les traitements anti-rejets sont lourds mais ils permettent de faire des projets, de voyager, de travailler, de voir ses enfants grandir… De vivre tout simplement !

Le conseiller de Michelle Obama dans sa campagne de lutte contre l’obésité, Franck Hu, membre de la Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique (ICCR) lors de son premier passage en France alerte sur les dangers que constituent les boissons sucrées sur la santé. Les résultats de l’étude du professeur Franck Hu, Professeur de nutrition et épidémiologie à l’Université de Harvard (Ecole de Santé Publique de Boston) ne révolutionnent pas nos connaissances en matière de diététique, bien sûr, mais ils accusent fermement les sodas d’être une cause majeure d’une obésité mondiale galopante. Des boissons extrêmement sucrées qui s’invitent à la table des familles, remplissent les verres des enfants dès le plus âge, parfois même dans des biberons ! Dents de lait cariées, puis obésité infantile guettent cette génération de jeunes qui n’a pas eu le goût de l’eau. Seule boisson capable de désaltérer.

Crédit photo : Obesity : Parlonssante.com
Crédit photo : Obesity : Parlonssante.com

Ces boissons sucrées, des « douceurs » qui devraient être considérées comme des confiseries à consommer de façon exceptionnelle et surtout pas quotidienne. L’étude démontre que consommer un soda par jour fait prendre 5kg par an au consommateur ! La difficulté rencontrée par certaines familles, on le voit notamment dans des territoires ultramarins comme la Polynésie est liée au pouvoir d’achat, une faiblesse que les industriels ont bien compris. Les sodas sont moins coûteux que les eaux minérales, ce qui n’aide pas à leur consommation chez les plus modestes !

Les dernières études réalisées en 2014 par Franck HU, Professeur de nutrition et épidémiologie à l’Université de Harvard, Ecole de Santé Publique de Boston) révèlent que 30% de la population mondiale est en surpoids. En exclusivité française, il a partagé les résultats de la nouvelle étude Predimed sur les bienfaits du régime alimentaire méditerranéen.

UN CHIFFRE INQUIETANT : 2 MILLIARDS DE PERSONNES EN SURPOIDS DANS LE MONDE

« Les boissons sucrées sont fortement responsables du nombre de cas d’obésité dans le monde. Elles ne procurent pas l’effet de satiété que l’on retrouve dans les aliments et stimule l’appétit vers des aliments caloriques » indique le professeur dans les conclusions de son étude.

Un soda en chiffres :
1 cannette de soda représente 10 cuillères à café de sucre.
Augmentation de 60% des risques d’obésité pour une consommation d’une cannette/jour (chez les enfants).
Augmentation de 80% des risques de diabète de type II pour une consommation d’une cannette/jour.
Augmentation du poids de 5Kg/ an en consommant une cannette de soda/jour.

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LES RECOMMANDATIONS DU PR. FRANK HU

Comment réduire sa consommation de boissons sucrées ?

« Il faut réduire l’apport calorique dans les boissons de façon naturelle. Les boissons sucrées ne sont pas à bannir catégoriquement, c’est un plaisir qui doit être consommé occasionnellement. Les jus de fruits sont également des boissons dont la teneur en sucre est importante et qui ont un effet sur l’augmentation des risques d’obésité. Toutefois, ils peuvent servir à court terme de boissons de substitution pour passer des boissons sucrées à l’eau. Les boissons light sont à consommer avec modération car elles suscitent l’envie de consommer du sucre et leurs effets sur la santé sur le long terme sont encore méconnus ».

Le Pr. Frank HU préconise la consommation de thé et de café sans sucre. Les dernières études menées par le Pr. HU prouvent que le café a un impact positif sur la réduction des risques de diabète de type II. L’une des pistes à explorer pour les gouvernements est sans doute la taxation des sodas, un dossier qui engendre tensions et pressions de la part des industriels. Mais certains pays sont allés au bout de cette démarche, ainsi le Mexique qui taxe à hauteur de 8% les sodas. C’est un premier pas qui déjà a fait baisser leur consommation dans le pays.

Retrouvez une vidéo de la rencontre avec le professeur HU ici !

Le bilan des morts du virus Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone s’élève à 4 950 personnes -selon l’OMS- sur les 13 567 cas recensés depuis le début de l’épidémie dans les six pays touchés (Guinée, Libéria, Mali, Sierra Leone, Espagne et États-Unis d’Amérique) et 2 pays précédemment touchés (Nigéria, Sénégal).

« Les nouveaux cas sont en recul dans certains secteurs de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone, mais continuent à progresser rapidement dans d’autres », annonce l’agence des Nations unies dans un communiqué, soulignant en outre l’importance « cruciale » des mesures de prévention dans les pays voisins.

Acheminement du matériel de laboratoire de l'OMS en République démocratique du Congo.
Acheminement du matériel de laboratoire de l'OMS en République démocratique du Congo.

Jusqu’ici, 523 agents de santé ont été infectés par le virus Ebola. On en dénombrait alors 82 en Guinée, 299 au Libéria, 11 au Nigéria, 127 en Sierra Leone, 1 en Espagne et 3 aux États-Unis d’Amérique (2 infectés dans ce pays, et 1 infecté en Guinée). Au total, 269 agents de santé sont décédés. L’OMS mène actuellement des investigations approfondies afin de déterminer la cause de l’infection dans chaque cas. Des éléments indiquent déjà qu’une proportion importante d’infections s’est produite hors des lieux de traitement et de soins des patients infectés. Des vérifications d’assurance qualité de la lutte contre l’infection sont en cours dans chaque unité de traitement Ebola dans les trois pays où la transmission est intense. Parallèlement, tous les efforts sont faits pour garantir un vaste approvisionnement en équipements de protection individuelle optimale à tous les centres de traitement Ebola, et pour assurer la formation et fournir les recommandations visant à réduire au minimum le risque auquel les agents de santé sont exposés.

Les médecins évoquent les peurs des populations face au virus. Certains refusent de se faire soigner, d'autres meurent rien qu'en apprenant qu'ils sont malades.
Les médecins évoquent les peurs des populations face au virus. Certains refusent de se faire soigner, d'autres meurent rien qu'en apprenant qu'ils sont malades.

Pour mieux appréhender la gestion de la maladie sur place et les réactions de la population, une vidéo réalisée par l’OMS en République démocratique du Congo. A lire ici

Second essai en Suisse d’un vaccin expérimental contre le virus Ebola

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de l’approbation par Swissmedic, l’autorité de réglementation suisse pour les produits thérapeutiques, d’un second essai en Suisse d’un vaccin expérimental contre le virus Ebola. Cet essai sera dirigé par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Si le vaccin est jugé sûr, des essais à plus grande échelle seront entrepris dans les pays africains dès le mois de janvier 2015.

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Manifestation du 5 novembre 2014 à Paris.
« On vous aide à marcher, aidez-nous à avancer » Dans les rues de la capitale, mais aussi en province, les étudiants masseurs-kinésithérapeutes ont manifesté ce mardi 5 novembre pour réclamer une refonte de la formation et la revalorisation du diplôme d’État – jusqu’ici reconnu à bac + 2 – au niveau master (bac+5). Une requête faite auprès du ministère de la Santé depuis plusieurs années… Les étudiants demandent la création d’une 4e année d’études professionalisantes (un Master) et l’harmonisation du système de sélection via les universités. « Beaucoup de kiné qui sortent avec un diplôme font des remplacements en sortant car ils ne sentent pas assez préparés, ils manquent de confiance en eux pour ouvrir leur cabinet. Non, aujourd’hui, on n’est pas assez préparés quand on sort avec nos diplômes explique une étudiante lors du défilé en direction de l’assemblée nationale.
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« Les programmes sont surchargés, confie une autre jeune femme de la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (Fnek). En trois ans, c’est trop dur ! » Avec plus de 40 heures d’enseignement par semaine, la formation correspond à plus de cinq années universitaires condensées en trois ans. « On a un système de cours qui n’a pas été changé depuis 1989, surenchérit un étudiant en kinésithérapie. On veut changer cela une quatrième année d’études professionnalisantes et une année de sélection harmonisée car universitaire ». Les étudiants arguent les différences de cursus au sein même de la communauté européenne : « On ne veut pas être les cancres de l’Europe », martelaient les haut-parleurs. Pour le patient, « ce sera plus de sécurité car nous serons mieux préparés avec des stages notamment ». A l’issue de la manifestation, une délégation a été reçue, un arbitrage interministériel est attendu la semaine prochaine, mais déjà, la ministre de la Santé a regretté que l’on considère : « que pour pouvoir exercer un métier, il faut qu’on ait un nombre d’années d’études le plus élevé possible ». De leur côté, les étudiants ont promis de battre le pavé de nouveau s’ils n’obtiennent pas d’avancée.

Voir la vidéo de la mobilisation ici

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Tartines de pain grillées ou non, agrémentées de beurre et de confiture accompagnées de café ou de thé, d’un verre de jus de fruits et de lait, c’est le menu du petit déjeuner traditionnel à la française, une tradition menacée aujourd’hui. Les Français sont de plus en plus nombreux à « sauter » ce repas pourtant essentiel. Ceux qui le prennent, réduisent le temps de ce repas à 10 mn, alors qu’il en faudrait le double. Pour plaider la cause du petit dej’ (et de leurs activités bien sûr), des industrielles, des artisans ont lancé un manifeste pour sauveur le petit-déjeuner. C’est la dernière enquête du CREDOC sur les Comportements et Consommations Alimentaires en France (CCAF 2013) qui a mis en évidence une dégradation généralisée de la prise quotidienne du petit-déjeuner. 29% des enfants sautent au minimum un petit-déjeuner par semaine, alors qu’ils n’étaient que 11% dix ans plus tôt. Une érosion également constatée chez les adultes : 21% n’en prennent pas au moins une fois par semaine, contre 11% en 2003.

« Ce déclin est à la fois paradoxal, puisque 93% des Français estiment que ce repas est indispensable pour l’équilibre alimentaire quotidien, et problématique car le petit-déjeuner est le premier repas qui conditionne la suite de la journée », remarquent les auteurs de l’étude menée en mars dernier.

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Redoutant la poursuite du déclin du petit-déjeuner et ses conséquences en matière de santé publique, en particulier pour les enfants, les Professionnels des jus de fruits, du lait, du pain, des confitures appellent à la mobilisation. Représentés par UNIJUS, Union Nationale Interprofessionnelle des Jus de Fruits, Syndilait, Organisation professionnelle des fabricants de laits de consommation liquides, la Fédération des Artisans Boulangers-Pâtissiers de Paris, le groupe « fruits » de la FIAC (Fédération des industries d’aliments conservés) et en partenariat avec le Club de la Table Française, ils lancent un Manifeste en faveur de la promotion du « Petit-Déjeuner à la française ».