Système d’alerte canicule santé 2008

La surveillance des décès liés à la chaleur est renforcée ; les médecins sont invités à y participer

Le système d’alerte canicule et santé 2008, coordonné par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et intégré au Plan national canicule, est activé depuis le 1 er juin et jusqu’au 31 août. Il reprend le dispositif mis en opération chaque été et régulièrement amélioré depuis 2004. Ce système repose sur la surveillance d’indicateurs météorologiques, complétée par l’analyse de plusieurs autres critères (qualité de l’air, périodes de fort trafic routier, grands rassemblements,…) et de données sanitaires. Ces indicateurs permettent à l’InVS de recommander aux pouvoirs publics l’activation des différents niveaux du Plan national canicule.

 
Le Plan national canicule (PNC) se décline en trois niveaux. Le premier niveau, qui correspond à la veille saisonnière, est activé du 1 er juin au 31 août. Le deuxième niveau, de « mise en garde et actions » (Miga), est déclenché en cas de risque important de dépassement des seuils prévu le jour même ou avec anticipation. Le dernier niveau (mobilisation maximale) correspond à une situation exceptionnelle dépassant le champ sanitaire et nécessitant la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués dans le PNC.

Cette année, l’InVS en collaboration avec le CépiDc de l’Inserm, renforce la surveillance des décès diagnostiqués par les médecins comme étant directement liés à la chaleur. Les décès en lien avec deux pathologies spécifiques (coups de chaleur et déshydratation) doivent être signalés sans délai à l’InVS par les médecins certifiant les décès.

Les modalités de signalement sont les suivantes :

 
* procédure normale de certification électronique des décès mise en place par le CépiDc de l’Inserm (www.certdc.inserm.fr)

* fiche d’information à remplir en complément du certificat de décès lorsque le médecin utilise celui-ci dans sa version papier (http://www.invs.sante.fr/display/?doc=surveillance/canicule/signalement.htm).

 
La chaleur provoque une augmentation de presque toutes les causes de décès. Les seules causes directes identifiées par les médecins ne représentent donc qu’une fraction de l’impact d’une vague de chaleur sur la mortalité. Cet impact réel est mesuré a posteriori par la différence entre le nombre total des décès observés au cours d’un épisode de canicule et le nombre moyen de décès enregistrés les années précédentes au cours de la même période.
Toutefois, l’identification des décès directement liés à la chaleur vient compléter le dispositif de surveillance. Cette donnée, si elle est rapidement disponible pendant une vague de chaleur, permet de renforcer l’information du public en le mettant en garde sur des situations à risque particulier.

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