En octobre 2000, une femme de 28 ans prend l’avion de l’Australie à destination de Londres. Quelques minutes après être descendue de l’avion, elle perd connaissance et meurt avant d’arriver à l’hôpital. L’examen post-mortem indique que cette femme souffrait d’une embolie pulmonaire causée par une thrombose veineuse profonde (TVP) formée durant le vol, phénomène portant le nom de syndrome de la classe économique. Cet incident a attiré l’attention des médias, des voyageurs et des cours de la justice, puisqu’une poursuite en actions collectives fut intentée contre 30 compagnies aériennes pour avoir contribué à la formation de Thrombose veineuse profonde.

Le fait de rester assis –sans bouger- pendant plus de 4h, en avion, en train multiplie les risques de thrombose veineuse par deux. Et même si ce risque est de « un cas sur 1000 », il ne faut pas croire que cela n’arrive qu’aux autres. Les conséquences peuvent être dramatiques. Si le caillot de sang migre jusque dans les poumons, c’est l’embolie pulmonaire. Le pronostic vital peut être engagé si le caillot est très important et s’il obstrue trop les bronches. Le patient doit être placé au plus tôt sous-anticoagulant. On dénote près de 500 000 cas d’embolie pulmonaire chaque année aux États-Unis et en Europe et le taux de mortalité est de 30 % des cas d’embolie pulmonaire massive. Bien que la thrombose veineuse profonde (TVP) soit une affection courante chez les personnes alitées ou immobiles, la TVP suivie d’une embolie pulmonaire est de plus en plus fréquente chez les voyageurs qui parcourent de longues distances en avion; l’incidence est d’environ 1,5 cas par million de personnes parcourant plus de 5000 km, et de 4,8 cas par million de personnes parcourant plus de 10 000 km (Lapostolle 2001). Les sièges confinés et l’immobilité semblent favoriser la formation de TVP.

L’OMS alerte l’opinion publique sur le risque accru
On l’appelle d’ailleurs « le syndrome de la classe économique » car si les passagers en 1re classes et en Business peuvent allonger leurs jambes, ceux de la classe économique sont confinés. Ce constat publié cette semaine par l’OMS émane du WRIGHT (World Health Organization Research Into Global Hazards of Travel) et met en évidence les dangers de voyager. Selon l’étude de l’OMS, « les passagers prenant plusieurs vols en peu de temps sont également exposés à un risque accru ». Le « risque ne disparaît pas complètement à la fin d’un vol, et l’élévation du risque persiste pendant quatre semaines environ ».

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9 réflexions au sujet de «  »

  1. J’ai fait une embolie pulmonaire suite à une intervention du petit bassin au mois de juillet. Je suis sous AVK au moins pour 6 mois / 1 an: le problème c’est que pour le mois d’octobre, je dois faire un vol de plus de 10000 km entre la reunion et marseille. Y’a t’il un gros risque de récidive? Pourriez-vous me renseigner.

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  2. bonjour, si vous êtes sous anticoagulants pas de soucis, pas de récidive sous médicaments, par contre si vous n’êtiez plus sur anticoagulant, il faudrait vous faire prescrire des injections juste avant le vol.

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  3. Cette réponse est erronée, ce n’est pas vrai qu’il n’y a pas de risque de caillot quand notre INR est bon avec le Coumadine. Je suis une jeune fille de 23 avec à son actif déjà 7 embolies pulmonaires sans que l’on en trouve la raison et mes 3 dernières mon INR était très élevée soit a 3.4.
    Donc non il ne faut pas s’empêcher de vivre pour ça, mais oui les risques sont parfois plus présents.
    merci

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  4. je viens d’avoir une embolie pulmonaire le 3 juillet, malgré ma pratique intensive du sport cycliste, aucune explication, je me demande quand je pourrai reprendre l’entrainement, car j’éprouve encore des difficultés à respirer, sensation d’essouflement et d’oppression

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  5. Bonjour Audrey, ce n’est pas une réponse erronée de Cécile, mais effectivement, la médecine est un art et non une science exacte. Il y a des exceptions et des cas inexpliqués, mais il n’empêche qu’il est extrêmement rare de faire des embolies sous anti coagulants. Je ne connais pas votre dossier, mais j’imagine que les rercherches d’anomalies sanguines ont été poussées, idem pour la carence en protéine C ?

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  6. Bonjour Denis,
    Ce n’est pas parce que l’on pratique une activité sportive régulièrement que nous sommes protégés de la formation d’un caillot. Il y a des facteurs extérieurs (tabac, hormones…), des anomalies sanguines non détectées (déficit protéine C) et aussi des facteurs psychologiques qui peuvent être catalyseurs de ce processus de coagulation. Pour balayer les défections en proteine C, il faut faire des recherches poussées.

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  7. bonjour, je suis en ecole de social et je fait une etude sur les thrombose veineuse en avion en particulier, jaimerai avoir des temoignages sur ce sujet , si vous voyager regulierement en particulier.
    merci

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  8. durant un vol casa-nice,je fus prise par 2 fois de douleur fulgurante dans la jambe gauche un peu plus haut que la cheville.J’ai pensé à une phlébite.A Nice un cardio m’a prescrit du Ginkor fort et de l’arixtra pour lequel je dois me faire 1 piqure par jour dans le ventre de:Arixtra.Puis,interdiction absolue de reprendre l’avion sans bas de contension.Salut à Samira!

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