En octobre 2000, une femme de 28 ans prend l’avion de l’Australie à destination de Londres. Quelques minutes après être descendue de l’avion, elle perd connaissance et meurt avant d’arriver à l’hôpital. L’examen post-mortem indique que cette femme souffrait d’une embolie pulmonaire causée par une thrombose veineuse profonde (TVP) formée durant le vol, phénomène portant le nom de syndrome de la classe économique. Cet incident a attiré l’attention des médias, des voyageurs et des cours de la justice, puisqu’une poursuite en actions collectives fut intentée contre 30 compagnies aériennes pour avoir contribué à la formation de Thrombose veineuse profonde.
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Qu’est ce qu’une thrombose veineuse ?
C’est le développement d’un caillot sanguin au niveau d’une veine, le plus souvent au niveau de la jambe. Le caillot peut se loger dans une veine indéfiniment, sans produire de symptômes. Ou encore, il peut obstruer la circulation du sang et causer une douleur, un oedème et une décoloration de la peau autour du caillot, qui peut éventuellement nécessiter un traitement pharmacologique ou chirurgical. Un mouvement soudain ou une activité intense peut déloger le caillot de la paroi vasculaire, phénomène nommé embolisation; par exemple, lorsqu’on descend d’un avion en portant des bagages lourds après un long vol. Dans ce cas, l’embole (caillot délogé) peut être transporté par le sang désoxygéné retournant au cour et se retrouver dans l’artère pulmonaire.

Quels symptômes ?
Le caillot de sang perturbe, et parfois interrompt complètement la circulation normale du sang dans un vaisseau. Les embolies pulmonaires peuvent causer une douleur aiguë, une respiration difficile, des convulsions, un évanouissement et la nécrose du tissu pulmonaire. Dans le cas d’une embolie pulmonaire majeure ou massive, l’appareil circulatoire peut s’effondrer complètement et causer la mort dans les deux heures suivant l’apparition des symptômes (Beers 1999). Les symptômes les plus rapportés sont : douleur, sensibilité au toucher, œdème de la zone infectée sont les symptômes.

Quelles conséquences ?
Ce caillot sanguin peut se détacher pour migrer jusque dans les poumons. La circulation sanguine s’en trouve alors bloquée ce qui engendre une embolie pulmonaire. Le risque de décès n’est pas nul.

Tabac, maladie cardiovasculaire, pilule… des facteurs favorisants !
Si la formation de caillots sanguins dans les veines est favorisée par des voyages prolongés en position assise dans des avions, bus, trains ou voitures. D’autres facteurs ont une influence non négligeable sur le risque de développer une thrombose veineuse comme le surpoids, la taille (plus de 1,90 m ou moins 1,60 m) les troubles sanguins héréditaires, et la prise de contraceptifs oraux (la pilule). Shanthi Mendis, spécialiste des affections cardio-vasculaires à l’OMS insiste : «C’est un problème de santé publique » : car deux milliards de personnes voyagent en avion chaque année.

Quelles précautions à prendre ?
En avion se lever toutes les deux heures, marcher, s’hydrater et tenter le plus possible d’allonger ses jambes, étirer ses muscles, bouger ses pieds de haut en bas. L’idéal est le port de bas, de chaussettes ou plus confortable de collants de contention qui permettent d’améliorer la circulation sanguine. Ne pas boire d’alcool, cela déshydrate. « Les passagers devraient également éviter de porter des vêtements trop serrés », de prendre des sédatifs ou de consommer trop d’alcool, ajoute l’OMS. Pour toutes les personnes qui ont déjà eu des pb veineux, de type thromboses, voire des embolies. Une dose d’anti-coagulant par 24h de transport est indispensable. Ce traitement et le port de collants de contention sont à vie !


En train,
il faut se lever également toutes les deux, trois heure et boire de l’eau, toutes les atmosphères climatisées assèchent la peau et l’organisme.

En voiture, c’est pareil, il faut s’arrêter toutes les deux pour les passagers et pour le conducteur. Les pauses n’ont pas besoin d’être longues ; 15 mn c’est déjà pas mal !

Sandrine, 40 ans, victime d’une embolie pulmonaire raconte « J’ai ressenti une douleur dorcale vive, comme des coups de poignards dans le dos ». (Parfois on ne sent rien du tout, les mollets sont à peine gonflés, NDLR). La douleur peut survenir qlq heures après l’arrivée. « J’ai localisé la douleur au niveau des reins, une douleur d’une violence incroyable, très puissante. Aucune position ne calmait celle-ci, la douleur irradiait jusqu’à l’épaule, je n’avais pas le souffle coupé, ni de fièvre. J’étais en hypotension et psychologiquement choquée par un problème personnel.

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