Les Français financent l’exode, l’exil, pour ne pas dire la « déportation » des enfants autistes à l’étranger. Le savent-ils ?

L’association Léa pour Samy – La Voix de l’Enfant Autiste, représentée par Maître Emmanuel LUDOT, a déposé plainte contre X, ce jour, pour discrimination à l’égard des enfants autistes. Voici son communiqué de presse : « Dans le cadre de l’instruction, que nous voulons voir confiée au pôle Santé Publique du Tribunal de Grande Instance, la nomination d’un expert sera sollicitée afin de mettre en lumière la manière dont l’Etat traite l’autisme, cause de maltraitances sanitaires psychiques et physiques, de discriminations. L’autisme est une maladie neurobiologique qui constitue un handicap sévère. 1 enfant sur 166 naît autiste ou atteint de troubles envahissants du développement.

Ceci fait de l’autisme un problème de santé publique nécessitant la mise en place d’une politique concrète sans ambiguïté. Or, La France continue, avec ambiguïté, pour ménager certains lobbyings, à traiter l’autisme comme une psychose, à orienter les enfants qui en sont atteints vers les hôpitaux psychiatriques ou dans les institutions spécialisées non adaptées. Pire, elle va jusqu’à financer des prises en charge hors de nos frontières, avec l’argent du contribuable. En effet, l’Etat français finance par la Sécurité Sociale, sous convention, des structures belges dans lesquelles il envoie les enfants autistes français. Les Conseils Généraux financent, également sous convention, les prises en charge individuelles des enfants autistes de leur département partis en Belgique dans des structures non agréées.

Le plus grand scandale est que, comme le souligne l’IGAS, dans son rapport 2005-143 de Septembre 2005 « Les placements à l’étranger des personnes handicapées françaises » : « Aucun organisme, aucun service de l’Etat, ne possède de données statistiques, cohérentes, fiables et exhaustives concernant les populations handicapées placées à l’étranger». D’autre part, le financement n’implique malheureusement pas de contrôle dans ces structures, surpeuplées, qu’elles soient agréées ou pas comme l’a dénoncé le Député CHOSSY dans son rapport en 2003. C’est ainsi que l’Etat délocalise la solidarité nationale hors du territoire français, freinant la création de structures en France. Tous les enfants autistes français n’ont pas les mêmes chances et ne peuvent donc tous bénéficier d’une prise en charge adaptée, ce qui constitue, en soi, une discrimination. « Toute personne handicapée a droit, quelque soit la cause de sa différence, à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale » (Article 1er de la loi du 4 mars 2002). « Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mise en oeuvre par tout moyen disponible au bénéfice de toute personne » « La personne malade a le droit au respect de sa dignité » « Aucune personne ne peut faire l’objet de discrimination dans l’accès aux préventions et aux soins » Articles L 1100-1 et suivants du Code de la Santé Publique Ces principes sont bafoués, chaque jour, par les autorités françaises.

Accepterions-nous que toutes les personnes atteintes de cancer soient orientées vers un pays frontalier pour bénéficier d’une prise en charge ? Accepterions-nous que toutes les personnes atteintes du sida soient dans des lieux occupationnels en attendant que l’Etat prenne des décisions ? L’Etat prétexte ne pouvoir rapatrier ces enfants par crainte de les changer d’environnement. Sont-ils plus heureux loin de leur famille ?

L’Etat affirme que les familles ne le souhaitent pas. Les parents sont surtout terrorisés à l’idée de perdre la place qu’ils ont trouvée dans ces endroits et vivent dans la peur d’un retour de leur enfant avec orientation en asile psychiatrique. Dans l’intérêt des enfants, un plan de rapatriement doit être mis en place au plus vite avec le recensement des projets associatifs et institutionnels et l’affectation des fonds à des prises en charge adaptées pour accueillir ces enfants de façon sereine et digne. Il est temps de mettre fin à cette situation indigne de la France. Les pouvoirs publics se doivent de nommer une commission parlementaire afin de constater cet état de fait. Léa pour Samy – La Voix de l’Enfant Autiste a attendu 5 ans, âge exigé par la loi pour qu’une association puisse porter plainte au pénal, et entend par cette démarche amorcer le rétablissement de l’Etat de Droit de l’Enfant Autiste. Pour approfondir »

Association LEA POUR SAMY – La Voix de l’Enfant Autiste 51 rue Léon Frot 75011 Paris Tel : 01.47.00.47.83 – Fax : 01.43.73.64.49 – Port : 06.09.85.70.22 www.leapoursamy.com – leapoursamy@wanadoo.fr

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