Extrait de l’article du Figaro de ce jour : « Entre 3.000 et 7.000 personnes ont défilé samedi après-midi dans les rues de Paris, pour réclamer un grand « procès pénal de l’amiante », sur le modèle de celui du sang contaminé, ainsi qu’une meilleure indemnisation des victimes. Réunis à l’appel de l’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva), les manifestants ont choisi de partir de la tour montparnasse car « elle renferme de l’amiante un peu partout ». Lors d’une minute de silence, des ballons blancs symbolisant les ouvriers décédés après avoir travaillé au contact de l’amiante ont été lâchés dans le ciel de la capitale.

En tête du cortège une vingtaine de «veuves de Dunkerque», qui avaient réclamé en vain un procès pénal après le décès de leurs époux, victimes de l’amiante, et qui, de décembre 2004 à janvier 2006, ont manifesté chaque mois devant le tribunal de Dunkerque. Chacune d’elles portait le portrait de son mari. L’association Andeva, comme l’a expliqué un avocat au départ du défilé, réclame «un procès pénal, pédagogique pour que toutes les défaillances soient mises à plat et qu’on reconstruise un système de veille sanitaire performant au travail, afin que tous ces gens ne soient pas morts pour rien». On estime que l’amiante tue 3.000 personnes par an en France. D’ici 2025, on évoque l’hypothèse d’une centaine de milliers de morts des suites de l’intoxication à ce matériau. Pour permettre ce procès, L’Andeva souhaite « une révision de la Loi Fauchon » sur les délits non-intentionnels, votée en juillet 2000 et dont l’objectif était, selon elle, « d’amnistier les responsables dans les affaires mettant en jeu la santé et la sécurité des citoyens ». Une délégation devait être reçue à l’issue de la manifestation par un membre du cabinet du ministre délégué à la Sécurité sociale, Philippe Bas. Plus d’un milliard d’euros d’indemnisations Longtemps utilisée partout dans le bâtiment ou l’industrie lourde, le caractère cancérigène de l’amiante était connu très tôt en Europe, dès les années 1950.

Les cancers qu’elle provoque, essentiellement situés au niveau des poumons et de la plèvre, n’apparaissent que 30 à 40 ans après l’exposition. D’où la lenteur à reconnaître le caractère massif des dommages subis par des milliers de travailleurs du bâtiment et d’ouvriers, en contact régulier avec ce matériau. Depuis 2002, les victimes de l’amiante, peuvent demander réparation au Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA). Accordée dans un délai de 3 mois à partir de la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie, cette indemnité tient compte dans son montant de l’importance des préjudices subis. Dans les faits, 81% des victimes de pathologies dites bénignes ont bénéficié d’une offre d’indemnisation supérieure à 15.000 euros, tandis que 43% des offres d’indemnisations pour des pathologies malignes dépassent les 100.000 euros. Le FIVA a reçu 31.262 dossiers et versé plus d’un milliard d’euros d’indemnisation depuis son installation, selon un bilan établi début juillet ».

Sources : Le figaro

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