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L’homéopathie est une activité qui séduit de plus en plus de généralistes qui diversifient leur offre de soins.

Selon une étude de l’ordre des médecins, 14 % des généralistes exercent la médecine «traditionnelle» à temps partiel. Le reste de leur activité est consacré à une autre pratique, telle l’homéopathie ou l’acupuncture, des disciplines que le conseil de l’ordre ne reconnaît pas comme une forme de médecine générale. Le conseil national de l’ordre des médecins a rendu publique une enquête sur les médecins généralistes. Il s’avère qu’un praticien sur quatre inscrit comme généraliste ne pratique en fait pas du tout la médecine générale ; et un sur six ne l’exerce qu’à temps partiel. Au final, seuls six sur dix se consacrent exclusivement à la médecine générale. Sur les 96 275 praticiens recensés comme généralistes en France, près d’un tiers -31 430 précisément, soit 32,6 %- a répondu au questionnaire envoyé par le conseil départemental de l’ordre. Les situations sont très contrastées. Dans des départements comme la Manche, le Calvados, la Moselle ou encore la Savoie, plus de 75 % des généralistes travaillent exclusivement comme tels. Dans le Var, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, ils sont moins de 66 %. Suivant la région où ils exercent ils s’orientent vers la médecine du travail, l’acupuncture, l’homéopathie, l’angiologie (vaisseaux sanguins), les urgences, la psychiatrie, la nutrition. Les raisons ne sont pas clairement mentionnées, mais cette diversification de l’activité est lucrative car elle permet d’élargir la gamme des soins et donc de toucher un public plus nombreux. Lire la suite