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L’homéopathie est une activité qui séduit de plus en plus de généralistes qui diversifient leur offre de soins.

Selon une étude de l’ordre des médecins, 14 % des généralistes exercent la médecine «traditionnelle» à temps partiel. Le reste de leur activité est consacré à une autre pratique, telle l’homéopathie ou l’acupuncture, des disciplines que le conseil de l’ordre ne reconnaît pas comme une forme de médecine générale. Le conseil national de l’ordre des médecins a rendu publique une enquête sur les médecins généralistes. Il s’avère qu’un praticien sur quatre inscrit comme généraliste ne pratique en fait pas du tout la médecine générale ; et un sur six ne l’exerce qu’à temps partiel. Au final, seuls six sur dix se consacrent exclusivement à la médecine générale. Sur les 96 275 praticiens recensés comme généralistes en France, près d’un tiers -31 430 précisément, soit 32,6 %- a répondu au questionnaire envoyé par le conseil départemental de l’ordre. Les situations sont très contrastées. Dans des départements comme la Manche, le Calvados, la Moselle ou encore la Savoie, plus de 75 % des généralistes travaillent exclusivement comme tels. Dans le Var, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, ils sont moins de 66 %. Suivant la région où ils exercent ils s’orientent vers la médecine du travail, l’acupuncture, l’homéopathie, l’angiologie (vaisseaux sanguins), les urgences, la psychiatrie, la nutrition. Les raisons ne sont pas clairement mentionnées, mais cette diversification de l’activité est lucrative car elle permet d’élargir la gamme des soins et donc de toucher un public plus nombreux. Et ce n’est qu’un début, en 2004, 980 postes sont restés vacants sur les 2 400 proposés (en 2005, c’était 600 sur 1 800). Le cru 2006 ne s’annonce guère meilleur. «Sur les 1 000 premiers étudiants, seulement 48 ont choisi la médecine générale», déclare Irène Kahn-Bensaude dans les colonnes de Libération. : «L’examen actuel, qui ne correspond pas aux objectifs fixés primitivement, est à revoir totalement, confirme le Pr Jacques Roland, président du conseil de l’ordre également interrogé par Libé. Mais il y a des choses qu’on ne peut bouger qu’en début de législature.» Si les bacheliers continuent de s’inscrire en masse en première année de médecine. Cette année, ils seront 46 500, contre 42 788 en 2005, selon l’Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France), seuls 7 000 seront reçus en deuxième année… L’ordre des médecins se demande bien combien choisiront à l’issue de la formation la médecine générale.

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