Ebola

L’organisation mondiale de la Santé a fait les comptes : 4.922 morts et 10.141 cas de contamination recensés dans le monde. L’épidémie du virus Ebola qui sévit notamment en Afrique de l’ouest est loin d’être maîtrisée, même si il y a des raisons d’être optimiste face à ce terrible virus puisque qu’il n’y a désormais plus de transmission au Nigéria. « C’est un succès extraordinaire qui montre que la maladie à virus Ebola peut être endiguée », se réjouit l’OMS. « Le 23 juillet dernier, l’annonce de la confirmation en laboratoire du premier cas d’Ebola dans le pays, à Lagos, avait fait le tour du monde. Le Nigéria a confirmé 19 cas, dont 7 sont décédés et 12 ont survécu, ce qui donne un taux de létalité enviable de 40% – contre 70% au moins dans les autres pays affectés. L’exemple du Nigéria peut aider beaucoup d’autres pays en développement profondément inquiets à l’éventualité de l’importation d’un cas et désireux d’améliorer leurs plans de préparation ».

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a passé en revue le dispositif de contrôle et de suivi des passagers en provenance de Conakry (Guinée) dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola.  Ces contrôles sont effectués par le service médical de l’aéroport Paris Charles de Gaulle, avec l’appui de la Protection Civile et de la Croix Rouge. La température de chaque passager est mesurée et une fiche d’information sur la conduite à tenir en cas de fièvre supérieure à 38° dans les 21 jours après leur départ leur est remise. Ils ont préalablement rempli un formulaire comprenant leur identité, leur place respective dans l’avion et leurs coordonnées, que les autorités sanitaires garderont pendant 21 jours afin d’assurer le suivi de l’ensemble des passagers en provenance de Guinée.  Ces mesures viennent s’ajouter aux outils d’information déjà mis en place dans les aéroports (affiches et flyers en salles d’embarquement au départ des pays concernés et à l’arrivée des vols à Paris et messages d’information diffusés pendant les vols).
Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a passé en revue le dispositif de contrôle et de suivi des passagers en provenance de Conakry (Guinée) dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola. Ces contrôles sont effectués par le service médical de l’aéroport Paris Charles de Gaulle, avec l’appui de la Protection Civile et de la Croix Rouge. La température de chaque passager est mesurée et une fiche d’information sur la conduite à tenir en cas de fièvre supérieure à 38° dans les 21 jours après leur départ leur est remise. Ils ont préalablement rempli un formulaire comprenant leur identité, leur place respective dans l’avion et leurs coordonnées, que les autorités sanitaires garderont pendant 21 jours afin d’assurer le suivi de l’ensemble des passagers en provenance de Guinée. Ces mesures viennent s’ajouter aux outils d’information déjà mis en place dans les aéroports (affiches et flyers en salles d’embarquement au départ des pays concernés et à l’arrivée des vols à Paris et messages d’information diffusés pendant les vols).

En Europe, les gouvernements renforcent les contrôles pour détecter le plus rapidement possible tous cas suspects sur leurs territoires. Vendredi à Bruxelles, le président François Hollande a annoncé l’extension des contrôles à «tous les modes de transports». «La France doit avoir des systèmes de contrôle qui ne doivent pas être simplement des contrôles aériens mais aussi des contrôles sur tous les modes de transports même maritimes. C’est ce que nous allons mettre en place», a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse au sommet européen. A ce jour, 480 signalements de fièvres chez les voyageurs arrivant en France, mais aucun cas avéré d’Ebola. Dans le cadre du renforcement de la préparation de la France face à l’extension du virus Ebola, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a tenu jeudi dernier au ministère un point d’information à destination de l’ensemble des représentants des professionnels de santé, médicaux et non médicaux, libéraux et hospitaliers. La ministre de le Santé a indiqué que se tiendrait dans les prochains jours un exercice grandeur nature impliquant les SAMU de chaque département et les 12 établissements de santé de référence (ESR) habilités à prendre en charge les cas possibles ou confirmés de maladie à virus Ebola.

Chikungunya

Tahiti lutte contre le chikungunya

L'aedes aegypti est le moustique vecteur de la dengue, du zika et désormais du chikungunya à Tahiti.
La Polynésie française était le seul territoire ultra-marin français exsangue du virus du chikungunya, depuis deux semaines ce n’est plus le cas et le nombre de personnes atteintes ne cesse de croître. Une centaine de cas confirmés, mais plus de 400 suspicions, sans compter les patients qui ne consultent pas et ceux qui ne sont pas diagnostiqués.

chik-francais
Les communes les plus touchées sont situées sur la côte ouest de Tahiti, Faa’a, Punaauia et Papeari. L’épidémie concerne principalement Tahiti (un seul cas à Bora Bora et un autre cas à Raivavae aux Australes). Une exception, l’île d’Apataki dans l’archipel des Tuamotu qui recense 82 cas suspects dont 13 confirmés, ce qui est beaucoup sur une population de 492 ! « Ce n’est plus la peine de faire des tests, ce ne sont que des chiffres, le virus est bien là. On sait comment prendre en charge les patients », (NDLR : du repos et du paracétamol) explique un généraliste de Punaauia qui n’a pas encore vu de cas dans son cabinet. « Il faut éviter de se faire piquer, protéger les enfants, je recommande simplement des moustiquaires, des chaussettes et des pantalons !« . Courbatures, fortes fièvres, grande faiblesse sont les symptômes les plus fréquents. Les patients témoignent de douleurs articulaires intenses qui immobilisent certains dans leurs lits pendant plus d’une semaine. Cette maladie infectieuse véhiculée par le moustique progresse en même temps que la dengue sur ce morceau de France au cœur du Pacifique.

Si aucun cas sévère n’a été diagnostiqué les autorités restent vigilantes, car la dernière épidémie de Zika avait engendré des syndromes de Guillain-Barré (une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, des jambes, parfois des muscles respiratoires, des nerfs de la tête et du cou). Ce syndrome aussi appelé polyradiculonévrite aiguë inflammatoire, ou encore polyradiculonévrite aiguë post-infectieuse survient souvent après une infection. L’an dernier des cas de Guillain-Barré avaient été pris en charge à Tahiti suite à l’épidémie de Zika. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes récupèrent leurs capacités physiques au bout de 6 à 12 mois.

A l’aube de la saison des pluies, les autorités sanitaires multiplient les appels à la prévention contre le moustique et incitent aux dégîtages (lutte contre les nids) et à la protection individuelle (usage de répulsifs, de moustiquaires et autres diffuseurs électriques), mais elles appellent aussi les élus locaux à prendre leurs responsabilités. Comme l’an dernier pour lutter contre l’épidémie de Zika, des actions de portes à portes sont organisées dans les quartiers pour inciter les populations à faire la chasse aux réservoirs d’eau stagnante, véritable nurserie à moustiques.

Les eaux stagnantes sont des nurseries à moustiques contre lesquelles il faut lutter !
Les eaux stagnantes sont des nurseries à moustiques contre lesquelles il faut lutter !

Pneus, pirogues, épaves, mais aussi pots de fleurs, gouttières bouchées, piscines et autres bassins non vidés… Les moustiques ne manquent pas d’imagination pour pondre !

Les employés municipaux sur le terrain utilisent des larvicides et mènent des campagnes de pulvérisation sous l’impulsion du centre d’hygiène et de salubrité publique en collaboration avec le service du développement rural de la Polynésie. Des spots télé et radio, ainsi que des SMS porteurs de messages de prévention prônent les bons gestes et les consignes pour endiguer l’épidémie.

Ebola

RFI et MSF unissent leurs forces pour contribuer plus largement encore à la prévention d’Ebola en Afrique. La radio du monde, suivie chaque semaine par plus de 31 millions d’auditeurs sur le continent, met ses antennes à disposition de l’association humanitaire, très présente sur place. Des messages ciblés en français, en anglais, en haoussa et en portugais sont diffusés aux heures de grande écoute à destination des pays touchés. RFI met également à disposition de ses internautes des fiches pédagogiques (réalisées en collaboration avec MSF) pour mieux informer les populations sur cette fièvre hémorragique mais aussi pour s’en protéger et se soigner.

Le message de prévention d’une minute, réalisé avec MSF, a pour objectif de sensibiliser les auditeurs à la détection des symptômes d’Ebola ainsi qu’aux mesures sanitaires de prévention :

· Ecoutez le message de prévention en français
La rédaction de RFI fait le point sur la fièvre hémorragique à travers une infographie pédagogique et illustrée, à retrouver sur rfi.fr : http://graphics.rfi.fr/virus-ebola-epidemie-infographie/ :

Ces initiatives viennent renforcer la mobilisation de la rédaction de RFI qui s’attache à informer ses auditeurs quotidiennement dans ses journaux et magazines, à l’image de l’émission « Priorité santé », récemment délocalisée à Conakry, en Guinée.

Ebola

Ebola : pas de nouveau cas en Europe

« Les échantillons analysés par l’Institut de microbiologie ont abouti à des tests négatifs pour la présence du virus Ebola ». C’est dans un communiqué que les autorités sanitaires espagnoles ont annoncé que les tests réalisés à Valence sur un malade qui était soupçonnée d’avoir contracté le virus Ebola se sont avérés négatifs. Le patient, qui serait de nationalité nigériane, est dans un état « stable », par mesure de précaution et en attendant le résultat de ces tests, il avait été placé en isolement dans l’hôpital spécialisé de Saint-Jean à Alicante (ouest de l’Espagne) car on craignait qu’il ne soit atteint du virus de la fièvre hémorragique qui a déjà fait plus d’un millier de morts cette année.
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Neurologie

Parkinson : lenteurs des mouvements, raideurs musculaires, tremblements, fatigue…

Après l’acteur américain, Robin Williams qui s’est suicidé le 11 août, on apprenait que le chanteur Pierre Vassiliu, interprète du célèbre titre « Qui c’est celui-là ? », qui est mort ce dimanche 17 août au matin à l’âge de 76 ans, était lui aussi atteint de la maladie de Parkinson. L’un venait de déclarer cette pathologie, le second en souffrait depuis plus de quinze ans.

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique, lentement évolutive, d’origine le plus souvent inconnue. Elle touche une structure de quelques millimètres située à la base du cerveau et qui est composée de neurones dopaminergiques qui disparaissent progressivement. Leur fonction est de fabriquer et libérer la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier les mouvements automatiques. 5% des Parkinson ont une origine génétique, pour les 95% des cas, c’est l’inconnu.
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Gynécologie

Une grossesse n'est pas toujours une bonne nouvelle. Si certaines comptent les jours en espérant le trait "bleu", d'autres sont désespérées. L'IVG est un droit pour toutes les femmes.En France, la loi prévoit permet à toute femme enceinte, y compris mineure, qui s’estime placée dans une situation de détresse de demander à un médecin l’interruption de sa grossesse. Une IVG peut être pratiquée sur une mineure avec ou sans autorisation parentale. C’est une grande avancée dans le droit à l’égalité, dans le droit immuable de pouvoir choisir.

Afin de garantir cet accès aux centres d’IVG durant la période estivale, la ministre de la Santé a adressé une instruction aux directeurs des Agences régionales de santé et des établissements sanitaires leur demandant de « garantir la qualité de l’accès à l’information et de la prise en charge des femmes. Des délais d’accès conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé doivent être maintenus tout au long de l’année ».

La ministre souhaite par ailleurs souligner les avancées majeures décidées depuis plus d’un an par le gouvernement, qui permettent de garantir à toutes les femmes qui en ont besoin une bonne information et le recours à  l’IVG sans obstacle financier, partout en France. C’est notamment le cas des mesures suivantes : le remboursement à 100% des IVG pour toutes les femmes ; la revalorisation de 50% de l’acte chirurgical de l’IVG pour les établissements hospitaliers ; la création du site www.ivg.gouv.fr pour garantir aux femmes une information complète et fiable sur leurs droits.

Ebola

Kent Brantly et Nancy Writebol, deux Américains infectés par le virus Ebola lors d’une mission humanitaire au Liberia, ont été traités par un sérum expérimental élaboré en Californie par la société de biotechnologie Mapp Biopharmaceutical. L’homme et la femme ont vu leur état de santé s’améliorer après l’injection, ils travaillaient tous deux pour l’organisation caritative chrétienne Samaritan’s Purse lorsqu’ils ont contracté la maladie. L’ONG a confirmé que les deux bénévoles avaient reçu un traitement expérimental. Selon CNN, trois fioles d’un sérum mis au point par cette société ont été envoyées jeudi par avion au Liberia sur proposition d’un responsable des autorités sanitaires américaines.

Le virus Ébola vu au microscope électronique. Ce parasite transmet une maladie mortelle contre laquelle n'existent aucune vaccination ni aucun traitement curatif. © UW-Madison School of Veterinary Medicine
Le virus Ébola vu au microscope électronique. Ce parasite transmet une maladie mortelle contre laquelle n'existent aucune vaccination ni aucun traitement curatif. © UW-Madison School of Veterinary Medicine

Nos confrères du Monde.fr expliquent que « Ce produit est le fruit d’un programme financé par le gouvernement et l’armée américains, en collaboration avec les autorités sanitaires canadiennes. Il a été identifié comme traitement potentiel en janvier. Baptisé « ZMapp » (MB-003), c’est un cocktail d’anticorps monoclonaux, c’est-à-dire de molécules dirigées spécifiquement contre une autre molécule et permettant sa destruction par le système immunitaire.

En l’occurrence, le ZMapp est obtenu en laboratoire avec des animaux exposés à des particules du virus Ebola qui produisent des anticorps prenant donc précisément pour cible le virus »(…)

Sources : le monde.fr Lire l’intégralité de l’article ici

Ebola

Au terme d’une réunion de deux jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, vendredi 8 août, que le virus Ebola représentait une « urgence de santé publique de portée mondiale ». Devant une situation qui continue de s’aggraver, il faut une « réponse internationale coordonnée » pour « arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola », estime l’organisation.

Le dernier bilan de l’OMS fait état de 933 morts des suites du virus sur 1 712 cas (confirmés, suspects ou probables) : 363 en Guinée, 282 au Liberia, 286 en Sierra Leone et 2 au Nigeria. Il s’agit de la plus grave épidémie depuis la découverte de cette fièvre hémorragique, en 1976.

Ebola

Ebola : le virus qui fait trembler l’OMS

L’Afrique de l’ouest est secouée par la plus virulente des épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola. 1.323 personnes ont été touchées, 729 ont succombé à ce jour, au cours de l’épidémie la plus importante jamais observée. Cette redoutable maladie pour l’homme compte un taux de létalité pouvant atteindre 90%. C’est l’une des maladies les plus virulentes au monde. L’infection se transmet par contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des tissus de personnes ou d’animaux infectés. Les personnes gravement malades ont besoin de soins intensifs. Pendant une flambée, les plus exposés à l’infection sont les agents de santé, leur famille et les personnes en contact rapproché avec des malades ou des patients décédés. L’infection peut cependant être maîtrisée moyennant des mesures de protection recommandées dans les dispensaires et les hôpitaux, lors de rassemblements ou à domicile.

Une réunion d’urgence s’est déroulée ce mercredi 6 août, pour estimer le risque de propagation au niveau international. Le Directeur général de l’OMS et les présidents des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par la flambée de maladie à virus Ebola s’étaient rencontrés vendredi dernier pour présenter un nouveau plan de riposte commun, d’un montant de 100 millions de dollars (US$), dans le cadre d’une campagne internationale, régionale et nationale de lutte intensifiée destinée à maîtriser la flambée.

Le virus Ébola vu au microscope électronique. Ce parasite transmet une maladie mortelle contre laquelle n'existent aucune vaccination ni aucun traitement curatif. © UW-Madison School of Veterinary Medicine
Le virus Ébola vu au microscope électronique. Ce parasite transmet une maladie mortelle contre laquelle n'existent aucune vaccination ni aucun traitement curatif. © UW-Madison School of Veterinary Medicine
Diabétologie

La semaine dernière, la Fédération française des diabétiques, s’est de nouveau rendue à l’Unité de thérapie cellulaire de l’Hôpital Saint Louis pour y rencontrer le Professeur Cattan et son équipe. Ce laboratoire dédié à la recherche fondamentale est dirigé par Fabienne Foufelle et met en place des stratégies permettant une meilleure sécrétion d’insuline par les cellules productrices d’insuline pour aider à guérir le diabète. Les chercheurs travaillent principalement sur des cellules d’animaux (rongeurs) qu’ils mettent en culture et sur lesquelles ils testent des traitements pour permettre une meilleure sécrétion d’insuline ou une meilleure survie de ces cellules. « La vocation de l’Inserm est de mettre en place des thérapies permettant de guérir des pathologies humaines : nos travaux de recherche n’ont de valeur que si on peut les transposer chez l’Homme. », indiquent les chercheurs.

Le Professeur Cattan, investigateur coordinateur de l’essai clinique de greffe d’îlots, a mis en place une plateforme de recherche qui procède à l’isolement des îlots de Langerhans (la technique d’isolement permet d’extraire les îlots de Langerhans du pancréas, amas cellulaire contenant les cellules insulino-sécrétrices) pour les mettre à disposition des laboratoires de recherche d’Ile de France. Voir la vidéo.