Traitement de l’hépatite C : l’engagement de la ministre de la Santé

La Ligue contre le cancer, mobilisée depuis décembre 2015 pour mettre fin aux prix exorbitants inexplicables des médicaments anticancéreux, a été entendue ! Alors que plus de 60 000 personnes ont rejoint la mobilisation de la Ligue via la pétitionchange.org/cancers-chers-medicaments, c’est maintenant les pouvoirs publics qui, conscients de l’urgence, agissent fortement. La Ligue félicite « l’engagement radical pris ce 25 mai par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé », pour l’accès universel aux traitements innovants contre l’hépatite C. La Ligue souhaite maintenant que « le sujet soit traité pour l’accès aux médicaments innovants contre le cancer ». A la veille du G7, la Ligue fonde « sur cette réunion des espoirs décisifs tant pour la santé des personnes que pour la préservation d’un modèle de santé solidaire ».

Prix des anticancéreux : une pétition est en ligne

affiche_def_ligue_contre_cancer« Notre santé n’est pas à vendre », cette formule clamée par les membres de la Ligue contre le cancer donne le ton de la campagne de communication lancée pour faire baisser les prix des anticancéreux. Ces médicaments de nouvelle génération performants mais très coûteux restent inaccessibles à un grand nombre de malades, une situation qui révolte la Ligue.

La Ligue cite comme exemple le prix du Keytruda®, prochain traitement contre le cancer de la peau qui coûtera en France, 100 000 euros par an par patient.

Une pétition a été lancée afin d’obtenir un vaste soutien populaire et peser dans les discussions et les prises de les prises de position lors du prochain G7, les 26 et 27 mai, à Tokyo.

pétition cancerEn un mois plus de 60 000 signataires se sont mobilisés. Pour renforcer cette mobilisation et la rendre plus visible, la Ligue contre le cancer lance une campagne inédite via le réseau d’affichage Insert pour « briser les tabous et combattre l’opacité de la fixation du prix des médicaments ».

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Classé cancérogène probable par l’organisation mondiale de la santé, le glyphosate (principal ingrédient du Roundup ce désherbant commercialisé par la marque Monsanto) fait l’objet d’une pétition initiée par Foodwatch France (une association de défense des consommateurs créée par l’ancien directeur exécutif de Greenpeace International) et la Ligue nationale contre le cancer. L’objectif est d’agir contre le renouvellement de l’autorisation européenne de commercialisation du désherbant le plus utilisé au monde, le Roundup. Cette autorisation renouvelée tous les dix ans expire fin 2015 et ses détracteurs comptent bien faire barrage. Ils lancent une pétition pour demander à l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : « de tenir compte de l’étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui classait en mars dernier le glyphosate dans la catégorie des « cancérogènes probables », estimant que l’exposition au glyphosate et le développement de cancers sont liés ; d’appliquer strictement le principe de précaution, ancré dans le règlement européen n°178/2002 qui permet d’interdire toute substance dès lors qu’elle est potentiellement dangereuse pour la santé ».
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Un an après son instauration pour les salariés du secteur privé, le don de RTT sera enfin officialisé pour le secteur public au mois de mai 2015. Cette annonce du ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu sur les ondes de RTL ce vendredi 3 avril est une réponse à une forte mobilisation d’une association appelée « Une roulade pour Charline ».
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Cette petite fille de 5 ans atteinte d’une tumeur cérébrale incurable n’a que quelques mois à vivre, ses parents Isabelle et Régis sont fonctionnaires de police à Mulhouse, tous deux sont au chevet de leur enfant depuis le mois d’août dernier. La solidarité entre collègues, forte dans ce corps de métier, a joué à plein régime, et la mobilisation pour le don de jour de RTT a été un vrai combat pour ne pas infliger des problèmes d’argent à ce couple dans la peine.
Le décret d’application de la loi dite Mathys également une émanation d’une mobilisation de parents, notamment de Christophe Germain un papa confronté au cancer de son fils, sera signé le 14 avril prochain. Exceptionnellement, la loi sera rétroactive pour les parents de Charline qui ont bénéficié d’un vaste élan de solidarité de la part de leurs collègues, mais aussi de toute une région.
Pour soutenir l’action de l’association rendez-vous sur la page Facebook de l’association, cliquez ici.

Chaque année, 17 000 Français décèdent d’un cancer du colon. Dans 90% des cas, grâce à sa prévention et à son dépistage, ce peut être évité, lorsqu’il est dépisté de petite taille ses chances de guérison augmentent considérablement passant de 20 à 90 %. Pour inciter le grand public à se faire dépister, les 400 hépato gastro-entérologues français ouvriront leur cabinet pour des consultations gratuites le 24 mars prochain.
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Les médecins spécialistes rappellent qu’il « faut faire un test de dépistage tous les deux ans après 50 ans ou consulter un spécialiste s’il existe des symptômes intestinaux ou des facteurs de risques afin de faire une coloscopie pour ne pas passer au travers, car sans le savoir, vous êtes peut-être assis sur un cancer ». Afin de mieux connaître cette maladie, Parlonssante.com est allé à la rencontre d’un gastro-entérologue qui participe à cette journée de mobilisation nationale, le docteur Eric Vaillant.

INTERVIEW
Avec 42.000 cas découverts chaque année, le cancer colo-rectal est le deuxième cancer le plus meurtrier en France, tuant plus de 17.000 personnes par an. Qui est le plus touché dans la population ? Les hommes, les femmes et quelle tranche d’âge ?
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Docteur Eric Vaillant : « Les hommes sont plus touchés, mais le cancer colo-rectal est le 2e cancer de la femme après le sein. Le risque est notable à partir de 50 ans et augmente régulièrement avec l’âge, le risque est très important après 85 ans ».

Comment se déroule une consultation de dépistage ?
Docteur Eric Vaillant : « Il débute par un interrogatoire sur les antécédents personnels et familiaux, sur les symptômes et les prises médicamenteuses, et par une information sur les tests et la coloscopie (information écrite sur le risque) et au choix éclairé en fonction des recommandations actuelles et des convictions du médecins ».

Quels sont les signes évocateurs qui doivent inciter à consulter son médecin ?
Docteur Eric Vaillant : « Le cancer colo-rectal ne donne pas de symptômes pendant 2 à 3 ans (d’où l’importance d’un dépistage préalable aux symptômes, NDLR). Les symptômes sont mineures : douleur abdominales, troubles du transit intestinale, sang dans les selles, faux besoin, glaires. Les symptômes les plus graves surviennent à un stade trop avancé, et où on ne peut souvent plus rien faire : Il s’agit d’une altération de l’état général, d’un amaigrissement, d’une asthénie, d’anorexie, d’occlusion intestinale ».

La présence de sang dans les selles doit-elle être toujours prise très au sérieux ?
Il y a toujours une pathologie grave derrière ce type de symptômes ?

Docteur Eric Vaillant : « Non 10 % de cancer et c’est souvent des hémorroïdes qui saignent, mais tant qu’on a pas fait d’examen on ne peut pas le savoir. Il est donc recommandé de voir systématiquement un gastro-entérologue lorsque l’on constate du sang dans les selles ».

Si un membre de sa famille, un parent a été concerné, faut-il se faire dépister ?

Docteur Eric Vaillant : « Oui par Coloscopie exclusivement car ceci aura un effet préventif (réduction du risque de 70 à 90 % à 5 ans et jusqu’à 10 ans). »

Quelle est la part d’hérédité en matière de cancer du côlon ?
Docteur Eric Vaillant : « 1/3 surviennent dans un contexte familial, 5 % dans le cadre de syndrome génétique de cancer du colon héréditaire (syndrome de Lynch) ».

Quel est le traitement ? Une chirurgie ? Quelles sont les chances de survie ? Est-ce un cancer agressif ?

Docteur Eric Vaillant : « S’il s’agit d’un cancer du colon isolé pris au stade précoce dit superficiel, le traitement lors de la coloscopie (polypectomie ou mucosectomie), la survie est proche de 100 %. Sinon il y a la chirurgie. Si il y a des ganglions positifs (stade 3) sur la pièce opératoire, il faudra au moins 6 mois de chimiothérapie dite adjuvante après la chirurgie. La survie du patient est de stade 1 : 90-95 % – stade 2 : 80 % – stade 3 : 70 %.

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Dans le cas d’un cancer du colon avec métastases (50 % des cas au stade ou on découvre ce cancer actuellement en France devant des symptômes) : il y aura de la chimiothérapie puis de la chirurgie du colon, puis à nouveau de la chimiothérapie, puis de la chirurgie du foie et/ou des poumons si les métastases sont résécables (retirables), il y aura encore un traitement par chimiothérapie soit environ 1 an de traitement pour un taux de survie de 20 %. Si les métastases ne sont pas résécables, il y aura de la chimiothérapie, mais la survie des patients est de 26 à 28 mois (un taux de survie de 0-2 %). En gros pas, pas d’espoir de survie s’il n’y a pas de chirurgie possible pour tout retirer….

La France est-elle plus ou moins concernée que ses voisins européens et au niveau mondial ?
Docteur Eric Vaillant : « C’est un cancer des pays les plus développés (135 00 cas/ aux USA) la France est dans la moyenne européenne en terme d’incidence (variation de 1 à 5 au sein de l’union Européenne) avec des taux très importants dans les pays d’Europe centrale et en Norvège, Danemark et pays bas pour les femmes. Taux faible dans les Balkans et en Grèce ».

Réclamés par les spécialistes et aussi par La Ligue contre le cancer, les nouveaux tests immunologiques de dépistage du cancer du côlon seront-ils bien disponibles dès le mois de mars comme annoncé en décembre par la ministre de la Santé ?
Docteur Eric Vailllant : « Non, à priori en avril mais on attend de voir (promesse de politicien), en attendant l’hemoccult n’est plus disponible … »

Comment fonctionne ce nouveau test immunologique ?
Docteur Eric Vaillant : « C’est le même principe sauf qu’il s’agit d’un anticorps monoclonal qui repères spécifiquement l’hémoglobine humaine (meilleure sensibilité et spécificité du test) avec un seul prélèvement de selles au lieu de 6 et avec moins de manipulation des selles. Il dépiste donc mieux le sang, mais ne pourra jamais dépister ce qui ne saigne pas sur l’échantillon de selles prélevé ».

Pourquoi sa mise sur le marché, a-t-elle été si longue, il est attendu depuis 2008 ? On aurait donc pu sauver plus de vies ?

Docteur Eric Vaillant
: « L’augmentation de la sensibilité va augmenter le nombre de coloscopies et entraîner un coût supplémentaire immédiat pour l’assurance maladie, ensuite la stratégie à mettre en œuvre, en France fait débat et chaque pays développé a une stratégie différente. Ce choix a été celui d’une réflexion qui toutefois a exclu les spécialistes puisque ce sont les pouvoirs publiques et l’assurance maladie qui décident. D’autre part, un appel d’offre est nécessaire pour le choix du test immunologique avec des risques de contestations juridiques.

En 2008, c’est le test hemoccult qui a été lancé. De nombreuses vies pourraient être sauvées et des cancers évités si on incitait à faire une coloscopie qui est la méthode la plus efficace en terme de dépistage mais surtout de prévention ou en tout cas si on informait clairement la population sur les performances des test (médiocres) et si on laissait chacun maître de choisir son dépistage ou sa prévention comme cela est fait depuis de nombreuses années aux USA (libre choix de la méthode) et en Allemagne (hemoccult ou coloscopie). Les personnes sont différentes et les objectifs personnels de chacun aussi il faut laisser, là aussi, de la liberté plutôt que de vouloir imposer une technique unique qui ne convient pas a tout le monde ».

Est-ce qu’une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes et limitée en terme de consommation de viandes rouges, de charcuterie est vraiment bénéfique pour prévenir ce type de cancer ?
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Docteur Eric Vaillant : « Oui tout à fait. A contrario, une alimentation faible en fibres et en légumes verts, riche en viandes rouges, pauvre en viandes blanches et en poissons, riche en alcool, riche en aliments frits accroît les risques. Sans oublier le tabac, l’obésité, la sédentarité qui sont également autant de facteurs de risques.

Que penser des techniques dites « douces » comme la consommation de cucurma cette épice qualifiée par certains de «puissant anti-cancéreux»?  Ou bien des vertus du thé noir ?
Docteur Eric Vaillant : « Il faut attendre des études sérieuses et multiples qui confirment ces données, mais comptez plutôt sur le dépistage et la prévention, c’est plus efficace !

Propos recueillis par Cl. Chunlaud

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Les inscriptions se font au préalable auprès des 71 praticiens participants d’ILE DE FRANCE dont la liste est à consulter sur : http://www.prevention-cancer-du-colon.fr/liste_medecins.php

L’occasion pour le grand public de s’informer sur les tous nouveaux tests de dépistage, plus efficaces que les précédents, les facteurs de risques afin de mieux se prémunir. En parler, c’est déjà se soigner, et c’est prendre le chemin d’une action efficace et protectrice pour chacun d’entre nous.

iuctL’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT), présidé par le Professeur André Syrota a eu les honneurs de la presse médicale lors d’une publication dans Molecular Therapy d’un article sur un essai de thérapie génique prometteur en matière de lutte contre le cancer du pancréas. Un espoir face à ce redoutable cancer qui coûte la vie à trois quarts des patients dès la première année qui suit le diagnostic. A peine 2% des malades sont encore en vie après 5 ans, c’est dire si l’enjeu de santé publique est grand. Le traitement consiste en l’injection d’« ADN médicament » associé à un produit synthétique (qui permet à cet ADN de pénétrer dans les cellules cancéreuses). Les premiers résultats montrent une bonne tolérance du traitement. Néanmoins, celui-ci ne semble pas agir sur les cancers métastasiques, en revanche, sur les tumeurs localement avancées (non opérables mais sans métastase), les résultats sont prometteurs car aucun développement métastasique n’a été constaté, de plus la survie des patients a été améliorée. La phase II sera lancée à l’automne 2015 sur un plus grand nombre de patients.
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Du 2 au 8 février 2015, la Ligue contre le cancer et France Télévisions s’allient pour informer, conseiller, aider et débattre sur les questions liées au cancer

La Journée mondiale contre le cancer aura lieu le 4 février prochain. Parce qu’une seule journée ne suffit pas, la Ligue contre le cancer entend faire de la semaine du 2 février une mobilisation exceptionnelle autour de la 1re cause de mortalité en France : le cancer. En plus de sa présence permanente sur le terrain grâce à ses 13 800 bénévoles et sur Internet, la Ligue étoffe son dispositif d’information et de mobilisation contre le cancer avec le soutien d’un média de grande envergure. Rassembler les Français, écouter leurs inquiétudes, susciter la participation de ceux qui n’osent s’exprimer d’habitude, apporter un soutien concret et des réponses sur la maladie… Tels sont les objectifs de ce partenariat inédit avec le groupe France Télévisions. Mobilisation des journalistes, des chaînes, des programmes et des émissions du groupe, tous ont souhaité faire bouger les mentalités et aider concrètement la lutte contre le cancer.

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 dans le monde. La Ligue contre le cancer – acteur majeur de la lutte contre le cancer au niveau mondial, aux côtés de l’Union internationale contre le cancer (UICC) – en partenariat avec France Télévisions place la problématique du cancer auprès du plus grand nombre, grâce à la puissance de ce média audiovisuel.

Source : communiqué La Ligue contre le cancer