Le rein est l’organe le plus greffé en France (60% des interventions). Sur liste d’attente à ce jour, 80 % des patients attendent un donneur de rein. Dans le cadre de l’élaboration du « Plan greffe » évoqué en juin dernier par l’ex-ministre de la santé Roselyne Bachelot, le Conseil d’Orientation de l’Agence de la biomédecine vient de se positionner sur la pertinence du recours à la greffe rénale à partir de donneurs vivants. Cette publication va dans le sens des attentes des associations et notamment du groupe de réflexion « Demain la greffe ».

« Le rapport bénéfice risque des greffes à partir de donneurs vivants varie fortement selon l’organe concerné, indique l’agence de Biomédecine.


Les risques encourus par le donneur de foie et, a fortiori, par le donneur de poumon restent importants au regard des bénéfices attendus pour le recevoir, à l’exception de la greffe hépatique pédiatrique, la pratique de ces greffes est désormais marginale en France. Il en va tout autrement pour le rein, le risque pour le donneur demeure très faible, à la fois à court, moyen et long terme, et les résultats pour le receveur se révèle très sensiblement supérieurs à ceux des greffes réalisées à partir de donneurs décédés ».

La greffe à partir d’un donneur vivant est encadrée en France par la relative à la bioéthique du 6 août 2004. Cette loi indique que le prélèvement d’organe est librement consenti et limite la liste des personnes qui peuvent donner un reine de leur vivant en fonction de leur lien avec le receveur (père, mère ou par dérogation : conjoint, enfant, fraterie, grands-parents…).

Le risque pour le donneur est très faible (0,03% de mortalité, et de à,3 à 1% de complications) et le résultat de la greffe à partir d’un donneur vivant sont supérieurs à ceux de la greffe réalisée à partir d’un donneur décédé.

L’enjeu de santé publique

L’agence argue l’économie pour l’assurance maladie de la greffe par rapport à la dialyse : « Le coût annuel de la prise en charge médicale d’un patient greffé après la première année de greffe (20 000 euros) est en effet très sensiblement inférieur à celui d’une année de dialyse, quelle que soit la méthode et qu’elles soit réalisée à domicile ou non (89 000 euros et 64 000 euros respectivement pour l’hémodialyse et la dialyse péritonéale). La réalisation de 3000 greffes de rein correspond à une économie de 90 millions d’euros chaque année, soit en cumulant sur 10 ans près de 1,7 milliard d’euros.

L’agence propose une série de recommandations, destinées à permettre le développement de la greffe rénale à partir de donneurs vivants en France, s’intéressant à l’amélioration du parcours et de la prise en charge des donneurs, notamment aux plans financier et social, mais aussi à l’information des patients insuffisants rénaux, de leurs proches et du public en général. « Demain la Greffe se réjouit de cette publication » indique le groupe dans un communiqué. « Demain, la Greffe » est un laboratoire d’idées indépendant, consacré au don et à la greffe d’organes. Il réunit des patients, des proches de patients, des donneurs, des professionnels du prélèvement et de la greffe, des universitaires et des représentants de la société civile issus des horizons et des expériences les plus divers. Tous partagent une vision de ce que devraient devenir le don d’organes et la greffe en France.
http://www.demainlagreffe.fr/

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