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« La grippe A/H1N1 s’étend rapidement dans l’outre-mer français, on compte trois décès en Polynésie française, ce qui porte à six le nombre de morts liés à ce virus dans les territoires français situés dans l’hémisphère sud en plein hiver austral. Pour faire face à l’épidémie, des renforts sanitaires humains et matériels sont affrétés en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie par le gouvernement central. Lorsque les vaccins anti-grippe A/H1N1 seront disponibles, le gouvernement mettra des doses gratuitement à la disposition des autorités locales, « au titre de la solidarité nationale ».


Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé a indiqué que « des professionnels de santé -médecins et infirmières- vont être envoyés « dans les prochaines heures » en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie dans le cadre de la réserve sanitaire, corps créé en 2007 pour donner des moyens de renfort rapide en cas de crise sanitaire. Ce personnel sera doté de respirateurs pour la ventilation artificielle, pour faire face à des formes sévères nécessitant le recours à du matériel de réanimation. Des stocks supplémentaires de médicaments antiviraux pédiatriques seront acheminés dans ces deux territoires, comme l’ont demandé les autorités sanitaires locales. Déjà, des masques et des traitements antiviraux leur avaient été envoyés ‘dès le début de l’épidémie ».


En France, à ce jour, on déplore sept décès de personnes porteuses du virus,
le fait que le virus soit l’unique cause n’est pas avéré car elles étaient toutes jugées à risque par un état de santé fragilisé par diverses pathologies. La première victime était une adolescente à l’hôpital de Brest en juillet.

La Nouvelle-Calédonie a enregistré trois décès en une semaine et on estime à 20.000 le nombre de personnes touchées par le virus. Les trois personnes (une fillette de 8 ans, une femmes de 58 ans et un jeune homme de 27 ans) étaient atteintes de pathologies graves qui les fragilisaient.

En Polynésie française, les trois décès concernent également des individus à la santé fragile. Une jeune fille de 24 ans qui a subi une opération de la rate, un bébé de 18 mois en détresse respiratoire et une femme diabétique. Localement pas de psychose, la flambée épidémique a eu lieu le week-end dernier les 15 et 16 août (cinq jours après la rentrée des classes) où les urgences ont été prises d’assaut plus de 500 consultations sur deux jours. Lundi 17 et mardi 18 août ce sont les généralistes qui ont pris le relais. Des journées marathons qui débutaient à 5h pour se terminer à 20h, en non stop. Mercredi les salles d’attente étaient désengorgées. La population de nature fataliste, prend son mal en patience. Peu de locaux portent des masques.

Pour mieux comprendre cette épidémie, l’Institut national de veille sanitaire (InVS) réfléchit à l’envoi d’une mission en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, en concertation avec les autorités de ces territoires d’outre-mer. Cette mission devrait être composée de deux épidémiologistes chargés de recueillir auprès des autorités de ces pays d’outre-mer des informations sur la manière dont l’épidémie se propage, a déclaré samedi à l’AFP Marc Gastellu Etchegorry, responsable du département international et tropical à l’InVS.

« Nous voulons apprendre de ces autorités les leçons qu’elles tirent » du développement rapide de l’épidémie de grippe A/H1N1, a-t-il dit. « Leurs enseignements pourraient nous aider à avoir une meilleure appréhension de l’épidémie quand elle se développera en métropole », a-t-il expliqué à l’AFP.

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