Communiqué de l’institut Pasteur

« La rage tue encore 50.000 personnes par an dans le monde et aucune évolution favorable n’est actuellement à attendre. Elle existe toujours en France où, depuis 1976, 18 cas de rage ont été observés chez l’homme, tous ayant contracté la maladie à l’étranger, sauf un cas de transmission par greffe. Si l’infection est le plus souvent transmise par un chien enragé, le risque majeur de contamination humaine dans notre pays est dû à l’importation frauduleuse d’animaux non vaccinés et aux séjours à l’étranger dans des zones où sévit le virus. Le nombre de voyageurs traités contre la rage, après avoir été mordu dans une région du monde où cette maladie est endémique, a plus que doublé en 20 ans. Les importations illégales d’animaux enragés sont régulièrement recensées (on se souvient du cas de rage chez un chien importé illégalement du Maroc en Aquitaine en août 2004). Enfin, un risque plus limité de transmission existe au contact des chauve-souris. Mi-mai dernier, l’Institut Pasteur a confirmé le diagnostic de rage chez une chauve-souris qui avait mordu un enfant de 4 ans dans la Meuse. Heureusement, l’enfant a été traité à temps.
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Un petit garçon de 5 ans est le 40e victime des suites de la grippe aviaire en Indonésie. L’enfant était soigné depuis une semaine dans un hôpital de Java Est. « Selon certaines informations, il avait été en contact avec des poulets morts » précise Hariyadi Wibisono, un haut responsable du ministère de la Santé. « Les résultats des tests ont été confirmés positifs par le laboratoire affilié à l’OMS à Hong Kong ».
L’OMS confirme que depuis 2006, plus de la moitié des morts de la grippe aviaire dans le monde sont indonésiens. Si le Vietnam a enregistré 42 cas, ce dernier a réussi a enrayer la propagation du virus. Aucun décès n’y a été constaté cette année. En outre, l’Indonésie est le premier pays où a été confirmé la passation du virus d’homme à homme. L’OMS a annoncé, le 23 juin dernier, la transmission du virus d’une indonésienne à plusieurs membres de sa famille. L’Organisation avait estimé que « le virus n’avait pas muté de façon significative ni dangereuse bien qu’une telle mutation n’ait jamais encore été constatée ».

Les UV en cabine augmentent le risque de cancer

Selon un avis adressé à la Commission européenne par le Comité scientifique des produits de consommation (CSPC), l’usage d’appareils à rayons ultraviolets (lampes à bronzer et bancs solaires) pour obtenir et entretenir un bronzage à des fins esthétiques est susceptible d’augmenter le risque de mélanome malin de la peau donc le cancer de la peau. Un article publié par Actualités news environnement fait le point sur ce sujet : « Les scientifiques recommandent donc aux personnes présentant des facteurs de risque connus, comme une peau très sensible aux coups de soleil, une incapacité ou une grande difficulté à bronzer, la présence de taches de rousseur ou de grains de beauté atypiques et/ou multiples, ainsi que des antécédents familiaux de mélanome, de ne pas utiliser d’appareils de bronzage (bancs solaires) pour des raisons esthétiques ».
En bref pour avoir bonne mine, mangez des fruits, des carottes, souriez et appliquez un peu de fond de teint ou un « auto-bronzant », c’est moins cher à long terme et sûrement moins toxique, même si effectivement le contenu des flacons de produits cosmétiques n’est pas toujours irréprochable !

Membre de l’académie nationale de médecine, ex-chef du service endocrinologie à l’hôpital Lapeyronie de Montpellier, le professeur Claude Jaffiol anime un groupe de travail sur le thème « Précarité et diabète ». Il a accordé une interview à l’une de nos journalistes.

Le diabète progresse partout dans le monde, il est fréquent de dépister des diabète de type 2 chez de jeunes enfants, que faut-il faire pour endiguer ce processus ?

Claude Jaffiol : « Le diabète est quand même au départ un problème nutritionnel. L’obésité et le diabète progressent partout dans le monde c’est vrai en particulier dans les populations précaires. La priorité est la prévention et le dépistage des populations à risques (famille de diabétique, personnes en surcharge pondérale, etc), c’est un travail collectif, médecins, pharmaciens, enseignants, mais aussi décideurs de la santé publique, les médias aussi ont un rôle fondamental à jouer il faut informer, alerter, voire marteler les informations de prévention. Attention à ce que vous mangez ! Bannissez les sodas, les sucres, les sandwichs…
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