Les manifestations d’étudiants contre le CPE ont repris le pas sur l’actualité nationale. Villepin et autres ministres venus à la Réunion en février sont rentrés à Paris, les caméras aussi. Et pourtant, là-bas, le chikungunya poursuit son chemin, les victimes toujours plus nombreuses souffrent, toute la population vit dans l’angoisse. Le docteur Philipe Girard de Saint Denis de la Réunion vient de nous faire parvenir ce message, nous le publions intégralement :

« 16.03.2006

L’épidémie continue. Après une petite impression d’acalmie probablement dûe aux 2 semaines de mauvais temps, ça repart. J’ai encore vu 3 nouveaux cas en consultation ce jour à St Denis.
Par contre, A Bras Panon à l’Est, fortement touché en janvier, ça semble se tasser. Un pourcentage important de la population a été touché et le virus ne trouve plus de “sang frais” sans anti-corps comme réservoir et vecteur.

Les informations de base en prévention ne sont pas passées :

– La maladie est transmise par un moustique,

– les nouveaux malades du chik sont dangereux pour leur famille et leurs amis durant une semainen (au moins). A noté que l’éviction scolaire des enfants malades n’est toujours pas officielle.Elle serait un signe médical médiatique et sociologique important pour freiner l’épidémie.

– les lieux publiques sont potentielment dangereux aux heures de pointes de l’Aedes ( 17H- 21H )

– Les moustiquaire de fenêtres imprégnées peuvent réduire durablement le nombre de moustique. Mais le tulle et le matériel d’imprégnation longue durée sont peu (pas) disponibles sur l’île.

– les répulsifs trop ou mal utilisés peuvent être dangereux (plus que la chik chez un enfant, leucémie??)

Certaines actions n’ont toujours pas démarrées :

– Enquêtes rétrospectives et prospective en médecine générale pour connaitre le pourcentage de formes chroniques et atypiques. Pour savoir également , enfin, si il y des cas de réinfection ? Un malade déjà infecté doit-il continuer à se protéger avec des répulsifs potentiellment dangereux!

Les médecins généralistes qui voient 95 % des cas de ” chik” sont fortement limités dans la prescription des tests sanguins “chik” actuellement peu disponible et réponse en 3 ou 4 semaines. Malheureusement , nous ne pouvons répondre à de nombreux patients qui s’interrogent s’ils ont déjà été infectés. Nous ignorons tout des formes ‘”non classiques” de chik.

– études sociologique pour savoir quels sont les facteurs de risques d’être infecté (enfants à la maison, sortie fréquante hors de son domicile, travail agricole, facteur social, densité d’habitants…)

– cette étude permettrai de redéfinir une campagne de prévention

– une coordination des actions réunionnaises et de la communication des différents services public intervenants sur le chik semble indispensable pour éviter la cacophonie et regagner la confiance de la population ».

pour plus d’informations, visitez le blog : CHIK PLANETE :
http://chikplanete.blogspot.com/

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