Les beaux jours sont là et les étals des marchands des quatre saisons se couvrent de rouge. Tomates, fraises et cerises jouent les filles du soleil pour le plus grand plaisir des gourmets. Hélas, certains risquent bien de déchanter quand le merle moqueur croquera la courte queue (cerise). Nausées, vomissements, gonflement des lèvres, plaques rouges, démangeaisons, éternuements pourraient bien gâcher la fête. Eh oui, les allergies alimentaires ne concernent pas que les poissons, produits laitiers, fruits secs et autre produits à base d’arachide. Les fruits sont aussi à l’origine d’allergies alimentaires. 4 % des adultes et 8 % des enfants ont des symptômes cutanés ou des maladies respiratoires car ils sont allergiques à un ou plusieurs aliments. La fréquence de ces allergies a doublé en cinq ans. La priorité est de dépister l’allergène et de le retirer de l’alimentation.
Pour les nourrissons, l’apparition de plaques rouges autour de la bouche, le vomissement en jet d’un aliment peuvent être des indicateurs d’une allergie. Il faut consulter un spécialiste. Si les allergies alimentaires sont communes, elles restent peu connues, y compris des médecins. Et pourtant, elles ne doivent pas être négligées car elles peuvent être mortelles !

Marine a 12 ans, elle organise le 12 juillet une fête avec ses camarades de classe. Avec ses parents, elle élabore le menu. Ce qui n’est pas chose facile. «Elodie, Noémie et Jessifer sont allergiques aux tomates, Frédéric aux oeufs et Alexis aux cacahuètes !» Il faut donc composer avec, ou plutôt sans ces aliments allergènes (on les appelle les trophallergènes). Les camarades de Marine ne sont pas des cas isolés. Depuis les années 1980, la France connaît une augmentation des allergies alimentaires. Véritable enjeu de santé publique qui touche 4 % des Français et 8 % de la population pédiatrique. Liées aux habitudes alimentaires, les allergies varient d’un pays à l’autre. Ainsi aux Etats-Unis, où l’on consomme beaucoup de cacahuètes, l’arachide est le premier allergène. Au Japon, le riz et le poisson sont en tête de liste.

Dès le 3e mois de bébé… Méfiance !

Les trophallergènes usuels de l’enfant sont les protéines animales : 38 % les oeufs, 25 % l’arachide et 8 % le lait (et en moindre mesure les poissons, la moutarde, etc). Chez le nourrisson, le lait de vache arrive en tête. Dès le 3e mois de vie, l’apparition de plaques rouges autour de la bouche, le gonflement des lèvres, un urticaire, une rhinite et un eczéma atopique sont des signes évocateurs d’une allergie alimentaire. Quelquefois, l’enfant régurgite ou fait même une crise d’asthme pendant le repas. La consultation d’un spécialiste est bien évidemment une priorité. Seul le médecin pourra détecter l’origine des troubles. Car il peut s’agir d’intolérance alimentaire. Une fois les tests de dépistage effectués, le médecin conseille un régime d’éviction (ne plus manger l’aliment suspect).

Chez l’adulte, les trophallergènes les plus courants sont les protéines végétales. 14 % des allergies sont liées à la consommation des latex (avocat, kiwi, bananes, châtaignes) ; 13 % à celle des drupacées (pommes, poires, pêches, abricots, cerises) ; 9,5 % des nuts (noisettes, noix, etc). 9,5 % des ombellifères (céleri, carotte, fenouil, anis, cumin, etc) ; 4,5 % pour l’arachide et les crustacés, puis les ½ufs, le poisson, le lait, les légumineuses et autres farines de blé. Les symptômes sont souvent francs : oedème des lèvres, vomissements, voire choc anaphylactique. Le choc anaphylactique est l’expression la plus grave d’une allergie médicamenteuse ou alimentaire, d’une piqûre d’hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons). Elle induit une perte de connaissance, une chute de la pression artérielle (transpiration et/ou faiblesse soudaine) et la mise en danger de la vie du patient.

15 décès par an

Les personnes les plus exposées doivent être munies de seringues d’adrénaline. «Chaque année, une quinzaine de décès suite à un choc anaphylactique ou à un ½dème laryngé (gonflement du larynx) sont à déplorer. Il est important de se méfier des allergies croisées car en matière de trophallergène il n’y a pas de désensibilisation, les allergies alimentaires ne disparaissent pas toutes seules, l’éviction est la seule arme efficace, insiste un allergologue essonnien. On peut très bien faire une première réaction allergique modérée, puis faire un choc anaphylactique par la suite. Les réactions allergiques vont crescendo. Il ne faut surtout pas se tester soi-même! La fréquence des chocs anaphylactiques est croissante avec l’âge du patient et souvent liée à la consommation de médicaments (allergie croisée). 10 % des chocs anaphylactique en France sont dus aux allergies alimentaires. Dans 30 % de ces cas, il s’agit d’allergies masquées (les personnes allergiques doivent être prudentes). L’asthme est, quant à lui, la principale cause des oedèmes laryngés (étouffement)».

Attention aux noix de cajou

Les pédiatres spécialistes d’allergologie appellent les parents et futures mamans à une grande vigilance sur la noix de cajou et la pistache, deux allergènes émergents car de plus en plus consommés par les jeunes (Lire le magazine des consommateurs « Que choisir » de mai 2004). En effet, de récentes études prouvent que des allergies aux noix de cajou et, dans les deux tiers des cas, des réactions croisées à la pistache augmentent de façon préoccupante chez l’enfant. Elles seraient aussi graves que l’allergie à l’arachide. Les femmes enceintes ayant des allergiques dans leur famille doivent éviter la consommation de fruits secs.

C.C.

Les allergies croisées

Un certain nombre d’allergiques au pollen peuvent l’être aussi à des fruits et à des légumes. La prudence est de mise. La consommation, mais aussi le simple toucher, d’un produit allergisant peut suffire à déclencher une réaction immunitaire. Si vous êtes allergique au…
· Pollen de bouleau, méfiez-vous des pommes, poires, pêches, abricots, cerises, noisettes…
· Pollen d’armoise (herbacée), attention au céleri et à la camomille.
· Latex, attention aux bananes, kiwis, châtaignes, avocats et ficus.
· Isocyanates (allergies professionnelles), méfiez-vous de la moutarde et du raifort.
· Oeufs, gare au poulet !

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8 réflexions au sujet de «  »

  1. Ma cousine dont sa fille de quatre ans et allergique à l’arachide recherche des personnes pour partager ses inquiétudes par rapport au danger que représente le milieu scolaire. Merci de votre aide.

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    1. bonjour
      mon fils de 7 mois et aussi allergique a larachide sans contee tous le reste le blé , le lait de vache , le poisson , et le blanc doeuf et je se plus koi faire donc je conprend votre cousine sé tres dure au niveau de l alimentation tout regarder avant d acheter leur donner a manger sé galere
      avec tout mon courage

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  2. Je pense que votre cousine devrait se rapprocher des associations de parents, il y en a partout en France.
    Allez surfer sur le site de celle-ci http://www.prevention-allergies.asso.fr/
    elle recense de très nombreux conseils et édite des revues pratiques. Il y a aussi des associations de consommateurs qui sont vigilantes sur l’étiquetage des produits alimentaires.

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  3. Bonjour,

    J’ai développé un blog cet été : blog témoignage des solutions que nous avons trouvées pour que notre petite fille atteinte d’un eczéma sévère du à des allergies diverses, vive enfin comme les autres !

    Puisse t’il aider des familles en recherche de solutions.

    Sophie

    sophieethugues.eklablog.com

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  4. bonjour
    j ai apris que mon fils de 6 mois ete alergique a plusieurs chose don le blé, larachide, le blanc d oeuf le lait de vache, et le poisson, et je se pa dutout koi lui donner a manger et je se plus koi faire?

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    1. Bonjour à toutes et à tous,

      J’ai développé depuis 8 mois de multiples allergies alimentaires (gluten (seigle / avoine / blé, orge), lait de vache, de chèvre, arachide, soja, céleri, moutarde, ail, cerise, banane, pomme, abricot… et j’en passe, mes réactions sont violentes – oedèmes laryngés, plaques d’urticaires et asthme. Problème : je découvre de jour en jour des aliments auxquels je réagis. Les allergologues sont dépassés car dû à mon régime d’éviction les tests cutanés et sanguins sont négatifs. Est-ce que quelqu’un connaît un spécialiste ?

      Merci par avance.

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  5. Bonjour Anicée
    effectivement vos allergies multiples sont étonnantes. Avez-vous effectué des examens sanguins ? On a l’impression d’un dérèglement du système immunitaire. Je pense qu’il faut faire des examens en ce sens, l’allergologue ne semble plus le praticien principal. Un endocrinologue peut-être… Tenez nous au courant,
    bon courage

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