Paroles de curistes

Si la station est agréée pour plusieurs orientations thérapeutiques et que le patient présente des pathologies s’y rapportant, la demande de cure peut porter sur deux affections, ce qui permet de réaliser une cure dite de « double handicap ». C’est le cas de Roger, 72 ans de La Norville : «Je soigne plusieurs affections en 18 jours de cure. Le matin, je vais aux Thermes nationaux Pellegrini et Chevalley pour mes rhumatismes, puis aux Thermes de Marlioz pour des soins ORL. L’après-midi, avec mon épouse nous faisons du tourisme en Savoie». Menuisier à la retraite, Roger est un inconditionnel des cures thermales. «Les soins me soulagent et je suis tranquille pendant au moins six mois».

Depuis 14 ans, chaque année à la même période, Roger et son épouse Nadine partent en Savoie. Ils louent un meublé le temps de la cure et profitent de leur temps libre pour faire du tourisme. «La Savoie est une très belle région. Il y a énormément de choses à voir, l’abbaye d’Hautecombe, le mont Revard, la Dent du chat, les grottes de la source d’eau thermale… raconte Roger. Nous apprécions les balades le long des berges du lac du Bourget, les excursions en montagne.» «Les produits régionaux aussi, sourit Nadine. Nous aimons bien visiter les fromageries… Ce sont un peu des vacances, même si pour Roger ce n’est pas de tout repos ; les premiers soins débutent à 6h du matin et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les cures, c’est fatigant.»

“La pêche pendant six mois”

Un point de vue partagé par Brigitte, 35 ans, bibliothécaire à Crosne, adepte des médecines douces. «Les quinze jours qui suivent la cure, je suis éreintée. Il peut y avoir jusqu’à six soins par jour, remarque Brigitte. Les premières heures sont difficiles pour les personnes très stressées et les hyper actifs. Certains ne savent pas se relaxer. Alors, ils craquent nerveusement et fondent en larmes. J’ai déjà connu cela, après on est soulagé et on peut aborder les soins avec plus de sérénité. » «J’ai déjà fait deux cures de ce type, raconte Brigitte. Elles devraient être remboursées par la sécurité sociale car elles sont très bénéfiques pour le corps et l’esprit. Ce serait une sorte de médecine préventive qui, j’en suis sûre, éviterait à certains la prise de médicaments type antidépresseur. Personnellement, après une cure d’une semaine, j’ai la pêche pendant six mois !»

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