Dans une étude publiée dans le journal scientifique Science, les chercheurs ont démontré un lien entre les dommages cérébraux d’une région spécifique et l’envie de fumer. À l’origine de cette étude, Antoine Bechera, de l’Université de Californie de Los Angeles, s’est intéressé au cas d’un gros fumeur. Nathan fumait environ 40 cigarettes sans filtre par jour, puis, lorsqu’il a été victime d’une attaque cérébrale qui a endommagé particulièrement une partie de son <span onmouseover="poplink('Cerveau
Organe du système nerveux central, situé dans la boîte crânienne, siège des fonctions supérieures (fonctions cognitives, sens, réponses nerveuses) et végétatives.

Les hémisphères droit et gauche, divisés en lobes, sont les parties les plus développées chez les mammifères. Elles comprennent des…’); » onmouseout= »killlink() »>cerveau, le <span onmouseover="poplink('Cortex
Cortex est le terme médical utilisé pour décrire la couche externe d’un organe ou d’une structure, par opposition à sa couche interne.’); » onmouseout= »killlink() »>cortex
insulaire, il s’est arrêté de fumer instantanément.

Les chercheurs lui ont demandé quelles en étaient les raisons et les motivations. Il a déclaré qu’il n’avait aucunement oublié son passé de fumeur mais que son corps ne ressentait pas l’envie de fumer. Intrigués, Bechera a voulu comprendre si cet arrêt immédiat du tabac pouvait être du à son traumatisme cérébral. Les chercheurs ont donc étudié 69 personnes qui fumaient avant une attaque cérébrale. Les résultats montrent que 32 ont abandonné la cigarette par la suite mais la moitié a eu de grandes difficultés ; les 16 autres ayant renoncé à fumer spontanément. Il s’avère que 12 de ces 16 personnes ont été touchées au niveau de leur cortex insulaire. Cependant les chercheurs voudraient aussi comprendre pourquoi quatre patients ont arrêté de fumer spontanément sans être affectés au niveau de leur cortex insulaire.Cette région du cerveau a longtemps été négligée par cette recherche spécifique. Il est envisageable de mener des études pharmacologiques destinées à viser une région spécifique du cortex insulaire. Cependant, il faudra être attentif à ne pas toucher d’autres régions de l’insula impliquées dans des fonctions de la vie courante.

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