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L’hygiène est au coeur de la dernière infection nosocomiale qui a sévi dans les hopitaux de la région Nord au cours du premier semestre de 2006. 14 patients hospitalisés à l’hôpital ou dans des cliniques du Pas de Calais (Valenciennes et Lens pour 60% des cas) sont mortes des suites de la contraction d’une infection liée à un bacille du nom de Clostridium, première cause de diarrhées infectieuses nosocomiales chez l’adulte. La contamination par Clostridium difficile a lieu par voie féco-orale et sa transmission de personne à personne s’effectue directement par manuportage ou à partir d’un environnement contaminé. Les infections diagnostiquées à l’hôpital sont acquises lors de l’hospitalisation dans plus de 70 % des cas. Elles surviennent volontiers sous forme d’épidémies, notamment dans les services de réanimation, de maladies infectieuses, d’hématologie et de gériatrie.

Depuis 2003, une souche particulière de Clostridium difficile, dite « 027 », est responsable d’infections nosocomiales sévères et épidémiques. D’abord détectée au Canada et aux Etats-Unis, elle a été impliquée plus récemment dans des épidémies hospitalières en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas [2-5]. En France, où elle avait déjà été isolée de manière ponctuelle dans quelques hôpitaux, elle n’avait pas été identifiée comme responsable d’épidémie avant 2006. L’émergence de cette souche à l’étranger a conduit l’Institut de veille sanitaire (InVS) à plusieurs actions depuis janvier 2006 : sensibilisation des réseaux de signalement via les Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) ; information de la Direction générale de la santé (DGS) et saisine du Comité technique des infections nosocomiales et des Infections liées aux Soins (CTINILS) ; rédaction de recommandations pour le diagnostic, l’investigation, la surveillance, la prévention et le contrôle des ICD, diffusées aux établissements de santé dans le cadre du Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin) [1] ; organisation d’un réseau de laboratoires experts autour du Centre national de référence (CNR) des Anaérobies ; et collaboration avec le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) [6]. Situation épidémiologique au 11 août 2006 En mars 2006, l’InVS recevait le signalement [7] de cas groupés de cette infection dans un établissement de santé du nord de la France (hôpital A). Cet épisode, aujourd’hui contrôlé, a concerné 41 cas d’infection entre janvier et mai 2006, acquises principalement dans un service de gériatrie, de soins de suite et réadaptation ou importées du domicile. Parmi les 14 décès (34 %) survenus chez ces 41 patients, aucun n’était considéré par les cliniciens comme imputable à l’infection par C. difficile. Depuis mars 2006, 15 établissements de santé du Nord – Pas de Calais ont signalé des cas. De 2001 à 2005, 2 seulement avaient signalé des cas groupés similaires dans cette région. Ces 15 épisodes concernent un total de 222 cas survenus entre janvier et août 2006 chez des patients adultes, souvent âgés (âge médian : 81 ans à l’hôpital A, 82 ans à l’hôpital C), hospitalisés en service de court-séjour (médecine, gériatrie, plus rarement chirurgie) ou de soins de suite et réadaptation. Chez ces patients, 57 (26 %) décès sont recensés, dont 13 (6 %) ont été considérés par les cliniciens comme au moins partiellement imputables à l’infection par C. difficile. Non constatée dans d’autres régions, cette émergence peut difficilement s’expliquer uniquement par un meilleur signalement. Son origine pourrait être liée à la proximité du Nord – Pas de Calais avec d’autres pays déjà concernés par des épisodes similaires (Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne). Sa diffusion est très probablement liée au transfert des patients entre établissements de santé au sein d’un réseau de soins très dense, comme cela avait déjà été observé en 2003 lors d’une épidémie d’infections à Acinetobacter baumannii multi-résistants [10, 11]. Elle justifie l’application stricte des recommandations de signalement, de prévention et de contrôle déjà diffusées. Un avis du Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins (CTINILS), en cours de préparation, viendra prochainement renforcer la sensibilisation des établissements de santé.

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3 réflexions au sujet de «  »

  1. bonjour
    ma grand mere est rentre le 6 janvier 2007 pour une frature de la jambe a l age de 81 ans le probleme c est qu elle n a pas etait operer de suite et lui ont mis une sonde c est a partir de ce moment la que l enfer a commence pour ma grand mere fievre douleur a la jambe ca adure 3 mois on nous cache la verite des antibiotiques a des doses eleves mensonges manque d hygiennes combien de fois nous sommes arrives et la chambres etait insalubre les medecins nous racontais qu il ne s avaient pas qu elle etait cette bacterie faux des le deces de ma grand mere je demande le dossier ca etait dur pour l avoir et en plus il etait payant soi disant 0.15 eur la page c est une honte tout ca pour demotiver les gens sur le dossier c etait bien stipule septicemie clostridium difficile a tous ces gens je les maudits qu ils aillent en enfer repose en paix mamie !!!!! je t aime

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  2. Bonjour,j’habite tourcoing dans le nord et je me sens obligé en tant que citoyen de témoigner quand au degré de saleté de l’hopital de ma ville.(hall d’entrée !,les escaliers sont vraiments répugnants!!!,le sol des chambres !!! … … …) photos à l’appuit
    Ma mére est hospitalisée depuis quelques jours en gériatrie (service fermé pour juillet/aout,bien sur !!!) les malades sont donc dispatchés dans les autres… le niveau de « propreté » qui y régne n’est quand même pas admissible (quelque soit l’heure et le jour où je m’y trouve !) .On se demande si il y a quelqu’un de l’ encadrement dans cet hopital (la réponse est non,forcément) ,je suis trés atristé par ce constat ,honteux pour l’image de ce qui reste de ma ville ! Aprés cela on parle des maladies neusocomiales … … ridicule !

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