Le H5N1 aurait un point faible

Le virus H5N1 de la grippe aviaire aurait un talon d’Achille que pourraient prendre pour cible de nouveaux médicaments plus efficaces, selon une étude publiée mercredi sur Internet par la revue britannique Nature.
Même si l’oseltamivir (nom commercial Tamiflu) et le zanamivir (Relenza), déjà stockés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et plusieurs gouvernements en prévision d’une hypothétique pandémie humaine, ont montré une certaine efficacité contre ce virus, il serait possible de faire mieux, estiment les chercheurs.

Certains virus H5N1 étant résistants aux médicaments actuels, les chercheurs espèrent avoir ainsi de «nouvelles occasions» de mettre au point des antiviraux efficaces.

La canicule, pourquoi, comment ?

« Le verdict est tombé avant même la fin du mois : par sa température moyenne record et après une bonne vingtaine de jours de canicule, le mois de juillet 2006 a été, au moins en France, le plus chaud de tous les mois de juillet depuis l’invention du thermomètre ». C’est l’occasion pour la rédaction du NouvelObs de faire le point les causes de « cet épisode climatique qui s’inscrit dans le contexte général d’un réchauffement climatique aux conséquences multiples. Et qui promet de se répéter de plus en plus souvent. Huit jours, c’est à peu près le temps nécessaire à l’homme pour se faire aux grosses chaleurs. Comme les autres mammifères et les oiseaux, il est équipé d’un thermostat interne, situé au niveau de l’hypothalamus et chargé de maintenir sa température interne à 37°. Le corps peut résister jusqu’à 41° environ, au maximum 8 heures. Au-delà, les infrastructures cellulaires explosent, à 50 °C, la vie s’arrête en moins de 5 minutes. Scénario rarissime, heureusement, car l’organisme se défend dès les premières sensations de chaleur. Le coeur s’emballe, comme le débit sanguin (qui peut augmenter jusqu’à 20 litres à la minute), la vasodilatation cutanée permet de détourner le sang de la circulation profonde vers la surface de la peau… La clim interne peut alors tourner à plein régime. Le corps, qui est composé environ de deux tiers d’eau (75% chez un nouveau-né et environ 55% chez une personne âgée) n’a qu’un seul moyen réellement efficace de se refroidir : transpirer. Dans des conditions normales, il évacue 500 ml d’eau par 24 heures, en cas de canicule, il peut aller jusqu’à 1 litre par heure, et même plus de 3,5 litres/heure, exploit resté célèbre d’un marathonien aux JO de 1984 ».