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Agence France-Presse Rome : « L’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a dit craindre mercredi que la forme la plus virulente de la grippe aviaire ne gagne le continent américain après avoir frappé l’Asie, l’Europe et l’Afrique. La FAO prone une stratégie de prévention dans un livret d’information destiné aux éleveurs de volailles d’Amérique latine et met en garde contre les conséquences d’une arrivée du virus H5N1 sur le continent américain, premier producteur mondial de volailles. «Les oiseaux sauvages, notamment aquatiques, qui suivent les routes migratoires depuis la Sibérie orientale vers l’Alaska ou depuis l’Islande vers le nord du Canada via le Groënland, pourraient être à l’origine de l’introduction du virus sur le continent américain», a estimé la FAO dans un communiqué.

«Une fois dans les régions de l’Arctique, le virus H5N1 serait capable de suivre les routes migratoires nord-sud et s’étendrait jusqu’à la Terre de Feu», a-t-elle indiqué. «Si la grippe aviaire devait faire son apparition en Amérique latine et dans les Caraïbes, elle compromettrait la sécurité alimentaire des groupes vulnérables. Dans des pays comme le Pérou, plus de 70 % des protéines animales consommées proviennent de la filière avicole», a prévenu l’agence. «Une éventuelle épizootie aurait des conséquences désastreuses sur la filière. Le continent américain est le premier producteur mondial de volailles (4,850 milliards), le Brésil venant en tête du peloton», a-t-elle souligné. Pour aider les petits éleveurs locaux à se préparer, la FAO a publié un petit manuel qui détaille «les mesures susceptibles de renforcer la bio sécurité dans les exploitations avicoles en évitant notamment tout contact entre les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages qui pourraient être porteurs du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène». Pour Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO, «il est important que les éleveurs de volailles soient mis au courant des caractéristiques de la maladie afin qu’ils puissent la reconnaître et en informer immédiatement les autorités compétentes au cas où des foyers devaient se déclarer». «La prévention est une arme très efficace. Elle permet d’éviter des dégâts majeurs, tout en maintenant l’Amérique latine hors de portée du virus mortel», a-t-il ajouté. «Bien que la souche H5N1 n’ait pas encore été décelée sur le continent américain, d’autres sous-types du virus de la grippe aviaire (H5N2, H7N3) avaient provoqué des maladies animales au cours des dernières années, notamment au Canada, au Chili, aux États-Unis et au Mexique, mais elles avaient été éliminées avec succès», a rappelé la FAO.

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