Chikungunya, qui es-tu ?


La seule arme à ce jour… ne pas se faire piquer !

Le virus chikungunya a été isolé par RW ROSS, Entebbe (Ouganda), à partir d’un prélèvement sanguin effectué au Liteho (Tanzanie) le 22 février 1953 sur un homme présentant fièvre et arthralgie. Les mammifères (l’homme, le chimpanzé et certains animaux domestiques), mais aussi les reptiles, les oiseaux peuvent être infectés par ce virus transmis par les moustiques (Anopheles, Aedes, Culex, Mansonia, Eretmapodites, Coquillettidia) essentiellement ceux de la famille des Aedes (aegypti, albopictus, polynesiensis) les mêmes qui véhicule la dengue, la filariose… Le palu. A ce jour aucun cas d’une transmission de personne à personne n’a été relevé, mais des cas de transmission materno-fœtale (de la mère à l’enfant) ont été constatés à l’Ile de La Réunion.

Première phase, l’incubation
L’incubation est de 4 à 7 jours avant l’apparition brutale d’un épisode fébrile durant 2 à 5 jours avec de forte fièvre (> 39°) et des céphalées frontales (maux de tête) intenses articulaires, musculaires et qui s’accompagnent d’éruption cutanée (visage, tronc, racine des membres), voire de petites hémorragies, nausées, vomissement, diarrhée, encombrement respiratoire.

Deuxième phase, la virémie
C’est la période pendant laquelle la personne infestée est porteuse du virus, soit de 5 à 14 jours après la première piqûre. Pendant cette période, le malade doit se protéger voire être isolée d’éventuelles nouvelles piqûres de moustiques qu’elle pourrait contaminée entraînant ainsi la réaction en chaîne de l’épidémie.

Troisième phase, la convalescence
La période de convalescence dépend des individus. Elle peut varier de quelques jours à plusieurs semaines, avec une asthénie (fatigue) intense et une impossibilité de concentration intellectuelle. Les arthralgies (douleurs musculaires) peuvent persister durant trois mois, voire plusieurs années.

La prévention
En zone infectée : réduction du nombre de gîtes larvaires par application de traitement larvicides, élimination des déchets urbains retenant l’eau (récipients, pneus, vases, déchets ménagers à ciel ouvert, …).
Epandage aérien d’insecticides à très bas volume
Introduction d’agents de lutte biologique comme Bacillus thuringiensis.

En zone indemne
Interdire l’introduction d’animaux en provenance des zones infectées.

Les informations ci-dessus ont été synthétisées à partir des observations effectuées à l’île de La Réunion et des données recueillies auprès du CNRS, de l’Institut Pasteur et de l’Agence de Santé Publique du Canada.

Source : www.chikungunya.net et le Journal de l’île de la Réunion

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Une réflexion au sujet de « Chikungunya, qui es-tu ? »

  1. 16.03.2006

    L’épidémie continue . Après une petite impression d’acalmie probablement dûe aux 2 semaines de mauvais temps, ca repart.

    J’ai encore vu 3 nouveaux cas en consultation ce jour à St Denis.

    par contre,A Bras Panon à l’Est, fortement touché en janvier, la semble se taser.Un pourcentage important de la population a été touché et le virus ne trouve plus de « sang frais » sans anti-corps comme réservoir et vecteur.

    Les informations de base en prévention ne sont pas passées:

    – La maladie est transmise par un moustique,

    – les nouveaux malades du chik sont dangereux pour leur famille et leurs amis durant une semainen ( au moins ). A noté que l’éviction scolaire des enfants malades n’est toujours pas officielle.Elle serait un signe médical médiatique et sociologique important pour freiner l’épidémie.

    – les lieux publiques sont potentielment dangereux aux heures de pointes de l’Aedes ( 17H- 21H )

    – Les moustiquaire de fenetres imprégnées peuvent réduire durablement le nombre de moustique. Mais le tulle et le matériel d’imprégnation longue durée sont peu ( pas )disponibles sur l’île.

    – les répulsifs trop ou mal utlisés peuvent être dangereux ( plus que la chik chez un enfant, leucémie ?? )

    Certaines actions n’ont toujours pas démarrées:

    – Enquêtes rétrospectives et prospective en médecine générale pour connaitre le pourcentage de formes chroniques et atypiques. Pour savoir également , enfin, si il y des cas de réinfection ? Un malade déjà infecté doit-il continuer à se protéger avec des répulsifs potentiellment dangereux!

    -Les médecins généralistes qui voient 95 % des cas de  » chik » sont fortement limités dans la prescription des tests sanguins « chik » actuellement peu disponible et réponse en 3 ou 4 semaines. Malheureusement , nous ne pouvons répondre à de nombreux pateints qui s’interrogent s’ils ont déjà été infectés. Nous ignorons tout des formes ‘ »non classiques » de chik.

    – études sociologique pour savoir quels sont les facteurs de risques d’être infecté ( enfants à la maison, sortie fréquante hors de son domicile, travail agricole, facteur social, densité d’habitants…)

    – cette étude permettrai de redéfinir une campagne de prévention

    – une coordination des actions réunionnaises et de la communication des différents services public intervenants sur le chik semble indispensable pour éviter la cacophonie et regagner la confiance de la population.

    pour plus d’informations, visitez le blog :
    CHIK PLANETE :

    http://chikplanete.blogspot.com/

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