« Un virus dans l’air »

Voici ci-dessous un extrait de l’excellent article rédigé par Estelle Saget de l’Express dans le daté du
mercredi 19 octobre.

« Un virus dans l’air »

Les oiseaux migrateurs, accusés d’être les vecteurs de la maladie, font l’objet de toutes les attentions
Haro sur les oiseaux migrateurs. Les volatiles sont accusés d’avoir propagé le virus grippal H5N1 depuis la Russie jusqu’en Turquie et en Roumanie. Tels des missiles balistiques, ils auraient déjoué toutes les mesures de quarantaine prises au sol contre la maladie animale. Conséquence: partout dans le monde, les gouvernements se découvrent une passion soudaine pour l’ornithologie. L’Union européenne a ainsi demandé aux 25 pays membres d’identifier sur leur territoire national les plans d’eau où les volatiles font escale. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de débloquer 2 millions de dollars (1,66 million d’euros) au profit des pays les moins riches du Moyen-Orient, de l’Europe du Sud, du Caucase et de l’Afrique, avec le même objectif.

Coupables, les canards ou les oies sauvages? Aujourd’hui, tout les accuse. La chronologie des événements, d’abord. A la fin du mois de juillet dernier, les basses-cours de plusieurs villages de Sibérie se sont révélées contaminées. Le 1er octobre, le microbe décimait une centaine de dindes dans un élevage industriel de Turquie. Sur une carte, le tracé qui relie les deux foyers de contamination coïncide avec la route empruntée chaque automne par les oiseaux migrateurs… Ensuite, le casier judiciaire de ces animaux est loin d’être vierge. Ces dernières années, les scientifiques ont détecté sur différentes espèces la plupart des virus connus de la grippe. Qualifiés de «porteurs sains», les oiseaux véhiculent l’agent infectieux sans tomber malades. Alors, pourquoi en serait-il autrement avec le H5N1?

Sur ce point précis de l’accusation, les experts sont divisés. La plupart des ornithologues pensent qu’un virus aussi pathogène est forcément fatal à tous les volatiles, qu’ils soient sauvages ou domestiques. «A ce jour, tous les oiseaux migrateurs sur lesquels le microbe a été retrouvé dans le monde étaient soit morts, soit mourants», indique Philippe Caruette, responsable scientifique du parc du Marquenterre (Somme).

Lire la suite de l’article sur le site www.lexpress.fr

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