Grippe aviaire : ce qu’il faut savoir au 19 octobre 2005

Pour répondre aux principales interrogations du public, voici en bref ce qu’il faut savoir de la grippe aviaire

La transmission du virus Influenza aviaire s’effectue par voie aérienne.

Pour l’heure le virus n’a pas muté, il ne peut donc pas se transmettre d’homme à homme.

Les 66 personnes décédées en Asie du Sud ont toutes été en contact rapproché et prolongé avec des animaux malades ou morts ou avec leurs déjections.

La question cruciale est de savoir si la contamination peut avoir lieu en mangeant du poulet. Le risque est quasiment nul. Sur ce point, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), indique que le risque de contamination de l’homme par ingestion de viandes infectées est considéré comme faible voire négligeable : d’une part, l’infectiosité des virus influenza est détruite très rapidement à des températures supérieures à 60°C (pendant 5 minutes à 60°C, 1 minute à 100°C). D’autre part, dans l’hypothèse d’une ingestion de viande de volaille ou d’œuf contaminés et crus, le virus serait détruit par l’acidité du liquide gastrique (voir le site de l’AFSSA, http:// www.afssa.fr, fiche d’évaluation du risque encouru par l’homme lié à la consommation de viande de volaille infectée par un virus de l’influenza aviaire).


L’OMS recommande à la communauté internationale de réaliser des stocks de Tamiflu, un antiviral de la multinationale suisse Roche, parce « qu’il pourrait constituer une parade médicamenteuse efficace, à titre curatif ou préventif ». Parce qu’il « pourrait » et non peut, l’effacité de ce médicament sur H5N1 n’a pas été démontrée scientifiquement. Financièrement par contre, le Tamiflu est un bon remède.

Il a boosté ainsi le chiffre d’affaires de l’entreprise Roche qui est de 25,4 milliards de francs suisses (16,36 milliards d’euros), en hausse de 16 % sur les neuf premiers mois de 2005. Avec une progression des ventes de sa division pharmacie de 20 %, soit une augmentation trois fois plus rapide que la moyenne du marché. Partout dans le monde on fait le plein d’un médicament qui s’arrache à prix d’or alors qu’il n’a pas démontré de façon probante son efficacité face à H5N1. Au contraire, des scientifiques britanniques ont publié cette semaine dans la revue « Nature » une étude qui démontre la résistance de H5N1 à la molécule du Tamiflu… Et pourtant Thailande, Argentine, et d’autres Pays ont demandé à produire un générique de ce fameux antiviral…

A lire sur le sujet un article du Monde.fr publié ce jour.

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