Les médicaments

« Vous pouvez désormais acheter des médicaments en ligne mais pas à n’importe qui », sera le thème d’une campagne de communication impulsée par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé qui vient de présenter au conseil des ministres une ordonnance qui autorise la vente des médicaments en vente libre sur internet. Cette ordonnance devrait être suivie prochainement d’un décret d’application. Ce n’est pas une initiative française, mais l’application d’une directive européenne de 2011 qui doit intervenir avec le 2 janvier 2013. Un logo identifiera les sites autorisés qui seront listés par le ministère de la Santé.

Cette décision a provoqué un tôlé du conseil de l’ordre des pharmaciens. Forcément, il va y avoir un manque à gagner chez ces derniers qui font de très bonnes ventes sur le para médical et toutes ces molécules en vente libre. Les consommateurs devraient y gagner. Interrogée par nos confrères du monde.fr, la présidente du conseil de l’ordre des pharmaciens réagit : « C’est une décision brutale qui comporte plus de risques que d’avancées », déplore l’ordre des pharmaciens.

« Rien ne remplace le face-à-face pour donner des conseils lors de la délivrance de médicaments », estime Isabelle Adenot, présidente de l’ordre, qui alerte sur le mésusage. Que va-t-il se passer si une femme enceinte ne le déclare pas sur la Toile ? Comment être sûr que la personne a lu la notice ? « Le risque de la vente à grande échelle sur Internet est de banaliser le médicament, qui n’est pas un produit de consommation courante », s’inquiète Isabelle Adenot.

Les médicaments

Rhinadvil, Humex, Dolirhume, Nurofen… des effets cardiovasculaire ou neurologique !

rhinadvil
De Tahiti à Grigny, c’est le temps gris et humide qui sévit ! Nez qui coule, toux, éternuements et maux de gorge, la sphère ORL est en ébullition. Pour économiser une consultation, on a de plus en plus souvent tendance à céder à l’automédication. Et hop, on ouvre l’armoire à pharmacie et on tombe sur un Humex, un Actifed ou un bon vieux Rhinadvil, pas grave c’est délivré sans ordonnance, ça ne peut pas faire bien mal !
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Les médicaments

Rappel de lots de Cibacene 5mg et de Briem 5mg

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a émis en ce lundi 30 juillet 2012 une alerte sur un rappel de lots de médicaments. Les laboratoires Meda Pharma et Pierre Fabre Médicament, en accord avec l’ANSM, procèdent par mesure de précaution au retrait des lots suivants des spécialités CIBACENE® 5mg (hypertension artérielle) comprimé pelliculé sécable et BRIEM® (insuffisance rénale) 5mg comprimé pelliculé sécable. Ce rappel fait suite à la découverte, lors d’une étude de stabilité pour certains lots, de résultats hors spécifications à 24 mois concernant le taux d’une impureté non spécifiée. Aucune réclamation qualité n’a été reçue pour ces lots et aucun signal particulier de pharmacovigilance en lien avec cet évènement n’a été mis en évidence à ce jour.
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Les médicaments, Scandales

Mediator m’a tuer !

Une parodie facile, mais amusante. Pour être plus précise, Mediator et les prothèses PIP ont eu raison de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’Afssaps. L’agence stigmatisée par ces différentes scandales sanitaires a entrepris une mutation. Et pour se refaire une santé, elle change d’identité. Facile, mais souvent efficace pour changer de peau. Le terme Afssaps est trop associé dans l’opinion publique à une pharmaco-vigilance poussive et sclérosée par des conflits d’intérêts avec des laboratoires ou des institutions. Depuis ce mardi 1er mai, elle s’appelle donc Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé… Pas sûre que cela réconfortera les milliers de victimes de ces produits de santé défectueux…

La recherche médicale, Les médicaments, Scandales

A la demande de l’Afssaps, l’équipe Inserm U700 lance une étude de cohorte prospective intitulée REFLEX (Recherche sur l’évolution des fuites valvulaires et benfluorex). L’objectif est d’étudier l’évolution échographique des atteintes valvulaires (régression, stabilité ou progression). Par ailleurs, cette évolution sera étudiée en fonction des différents facteurs prédictifs potentiels de cet effet indésirable. Pour cela, il est nécessaire de recruter environ 1000 patients, qui ont pris du benfluorex entre 2006 et 2009, et qui présentent des images de valvulopathies de grade 1 ou plus. Ces malades seront suivis annuellement pendant 3 ans par échographie cardiaque. L’étude ne modifie pas les conditions de prise en charge des patients et n’ajoute pas d’examens contraignants pour eux. Les patients répondant à ces critères, qui seraient volontaires pour participer à cette étude, peuvent obtenir plus d’informations sur les modalités pratiques en contactant l’équipe de recherche par :

Téléphone : 01.57.27.75.74
email : reflex.U700@inserm.fr
ou fax : 01.57.27.75.66

Assurance maladie, Les médicaments

« Les antibiotiques c’est pas automatique » saison 2

Pour sensibiliser la population au bon usage des antibiotiques, l’Assurance Maladie relance sa campagne pour leur bon usage. Cette fois-ci le message est plus informatif : « Les antibiotiques, utilisés à tort, ils deviendront moins forts ». A partir du 31 octobre, le grand public retrouvera en télévision et en radio la saga publicitaire de l’Assurance Maladie à l’occasion de la relance de la campagne sur le bon usage des antibiotiques : « Les antibiotiques, utilisés à tort ils deviendront moins forts ».

En parallèle, le site de prévention et d’information santé de l’Assurance Maladie, www.ameli-sante.fr, s’enrichit d’un dossier intitulé « Protégeons les antibiotiques », qui explique aux internautes le phénomène des résistances bactériennes. Des vidéos, des animations, et des témoignages de médecins et de pédiatres permettront aux internautes de trouver des informations scientifiques claires et des conseils pratiques sur les pathologies hivernales courantes (angine, bronchite, rhinopharyngite…), les résistances bactériennes et bon usage des antibiotiques.

Gériatrie, Les médicaments, Néphrologie

Communiqué de la Haute autorité de Santé –
La Commission de la Transparence, en charge de l’évaluation des médicaments au sein de la Haute Autorité de Santé, conclut à un intérêt thérapeutique faible des médicaments de la maladie d’Alzheimer. Elle recommande de limiter leurs prescriptions à un an, renouvelable sous conditions strictes. Consciente du problème de santé publique majeur que représente cette maladie et la détresse de l’entourage des malades, la Haute Autorité de Santé rappelle que la prise en charge de cette maladie ne doit pas se limiter à une prescription médicamenteuse mais doit être globale. Elle publiera fin novembre la réactualisation de ses recommandations professionnelles.

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Les médicaments, Scandales

Communiqué de presse du ministère de la Santé – Entrée en vigueur le 1er septembre du dispositif relatif à l’indemnisation des victimes du Mediator

Xavier Bertrand, Ministre du travail, de l’emploi et de la santé, a réuni cet après-midi les associations membres du Comité de suivi du Mediator, pour faire le point sur la mise en place du dispositif d’indemnisation des victimes du Mediator, à la veille de son entrée en vigueur.
Dès demain, les victimes pourront s’adresser à l’Office national d’Indemnisation des Accidents Médicaux, des Affections Iatrogènes et des Infections Nosocomiales (ONIAM) pour déposer une demande d’indemnisation au moyen d’un formulaire qui sera mis en ligne sur le site Internet de l’ONIAM. L’ONIAM réceptionnera les demandes et entamera immédiatement leur instruction. Le collège d’experts qui sera mis en place tiendra sa première réunion dans les toutes prochaines semaines.
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Bien-être, beauté, Les médicaments

Médecine esthétique : des injections sous surveillance

Crédit photo ! PARLONSSANTE.COMÇa, il fallait s’y attendre. Le marché de la médecine esthétique et l’engouement pour les injections rajeunissantes représentent un tel pactole que les premiers abus surviennent. L’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé vient d’effectuer des contrôles sur les conditions de fabrication de certains produits injectables. Et, elle décide le retrait de ceux qui ne sont pas conformes à la réglementation : défaut de stérilisation, conditions de fabrication non maîtrisées, absence de contrôles, documentation technique incomplète, formulations incohérentes… La liste est longue et fait froid dans le dos ! Produits résorbables certes… mais si une infection microbienne est inoculée. Le mal est fait !

Produits retirés du marché en attendant leur mise en conformité: Mésoface, Hyalskin et Reparestim distribués par la société Choc Médical. Biostyle de société Sun Communication. Rofilan Hylan gel, Philoderm Beauty gel, Zetaderm, Zetavisc, Esthirase, Philoderm, Profesional et Mésoface distribués par la société Philoderm Aesthetics. Repairs, Refills et Stimulates commercialisés par Aesthetic Dermal.

Les médicaments

Le somnifère Noctran (chlorazépate dipotassique, acépromazine, acéprométazine) est retiré du marché. Cette mesure sera effective à partir du 27 octobre 2011, mais l’usage et la prescription sont d’ores et déjà décommandé. “L’examen des données d’efficacité et de sécurité de ce médicament a permis de conclure que le rapport bénéfice/risque du médicament est désormais défavorable. Les professionnels de santé ne doivent ainsi plus instaurer de nouveau traitement par Noctran, informer les patients que cette spécialité ne sera plus disponible à partir de cette date et organiser l’arrêt progressif du traitement des patients actuellement sous Noctran”. Une poly-médication et un surdosage peut entraîner des risques létales.

Sources : Afssaps.fr