A la saison des pluies, outre les maladies liées aux moustiques (Dengue, zika, chikungunya), et autres symptômes grippaux , la Polynésie française élargie la gamme des maladies infectieuses avec des cas de leptospirose. Après de fortes pluies, les rivières aux eaux tumultueuses se transforment en bouillon de cultures pour bactéries. Depuis le début de l’année, huit cas de leptospirose ont été signalés aux autorités de santé, dont un décès d’un adolescent de 14 ans. Cette maladie est causée par les leptospires des bactéries qui prolifèrent dans les eaux contaminées par les urines des animaux. Les leptospires pénètrent dans l’organisme par de microcoupures généralement sous les pieds lorsque l’on marche pieds nus ou en tong. Tout contact avec de l’eau et de la boue potentiellement souillées par les urines d’animaux (rats, cochons, vaches, chiens, ..) représente un danger en saison des pluies. Cette maladie est potentiellement mortelle. Les précautions sont simples ne pas marcher pieds nus dans la boue dans les servitudes, les chemins, ne pas se baigner à l’embouchure des rivières. Il existe un vaccin mais qui est prescrit aux professionnels de l’élevage particulièrement exposés à ce risque.
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En cas de forte fièvre d’apparition brutale, de malaise, de douleurs dans les muscles, les articulations, de maux de ventre, de céphalées, il faut consulter. Un traitement antibiotique efficace prescrit précocement permet de guérir de la maladie. Mais la prise en charge doit être rapide.

Enfin, otites, infections cutanées, plaies infectées, gastro et autres joyeusetés liées aux bains dans le lagon après un fort épisode pluvieux terminent ce charmant tableau. Eh oui même au paradis, les bains de mer peuvent avoir un goût amer.

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Allergie alimentaire : attention danger !

Lorsque l’on prépare un dîner, tout simple avec escalope de dinde panée, sauce tomate et gnocchis, on s’attend à tout sauf à se retrouver aux urgences avec son fils de 4 ans. Et pourtant c’est bien ce qui est arrivé à ce couple de franciliens un soir de janvier 2015. A la fin du repas, à l’ingestion de la dernière bouchée, le petit garçon a crié, il a mis sa main sur son visage et s’est réfugié dans la cuisine. « J’ai mal, j’ai mal ». En examinant le visage de son fils, le père a tout de suite compris. La lèvre inférieure gonflait à vue d’œil. L’enfant faisait une réaction allergique puissante, un œdème de Quincke (un gonflement rapide de la peau, des muqueuses et des tissus sous-muqueux, le plus souvent causé par une réaction allergique. Cette pathologie grave, également connue sous le nom d’angio-œdème ou d’œdème angioneurotique, peut avoir une issue dramatique, justifiant une urgence médical, NDLR.

L’Œdème de Quincke : une urgence vitale

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Le médecin de garde contacté au téléphone a tout de suite compris l’urgence de la situation et a conseillé à la petite famille de se rendre directement aux urgences de l’hôpital. L’œdème de Quincke, s’il n’est pas soigné, peut être fatal, le gonflement des muqueuses des voies respiratoires supérieures peut empêcher l’air de passer et provoquer l’asphyxie : c’est l’arrêt respiratoire. Pris en charge, l’enfant a reçu de la cortisone, des antihistaminiques mais aussi de l’adrénaline via un masque respiratoire. Le visage de l’enfant a continué à gonfler, il est resté plus de 2h aux urgences, puis la situation s’est stabilisée. Il a été transféré en pédiatrie afin d’être surveillé pour la nuit, les allergies alimentaires peuvent connaître deux pics l’ingestion et la digestion de l’aliment. Le lendemain matin, tout allait bien !
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