Alors qu’une épidémie de dengue sévit -15 000 cas- avec deux sérotypes (1 et 3) se disputant la vedette, la Polynésie française doit faire face à une crise sanitaire d’envergure avec l’arrivée d’un nouveau virus appelé zika. Les malades se comptent par centaines, affaiblis par des douleurs, des céphalées, le corps couvert d’éruptions urticantes : 35 000 cas ont été recensés par la veille sanitaire locale en quelques semaines à peine.
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A ce tableau clinique peu réjouissant s’est ajouté ces derniers jours des complications neurologiques avec des cas de syndrome Guillain-Barré (SGB). Une affection neurologique rare, mais potentiellement grave, qui se produit lorsque le système immunitaire d’une personne attaque les nerfs périphériques de son corps par erreur.
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Zika, quatre petites lettres qui font les gros titres des journaux en Polynésie française. Zika, un virus proche de celui de la dengue véhiculé par le même moustique (Aedes aegypti), fait trembler les autorités sanitaires locales. Il s’agit d’un arbovirus membre de la famille des Flaviviridae et du genre Flavivirus, responsable de la fièvre zika qui tire son nom d’une forêt en Ouganda où il a été identifié pour la première fois en 1947. Dans le Pacifique sud, seule l’île de Yap, en Micronésie, a été touchée en 2007. Une grande partie de la population a été frappée par ce virus, mais à l’époque ni hospitalisation, ni décès n’ont été recensés. D’ailleurs, lors des premiers cas dépistés, en octobre dernier, les autorités locales étaient très rassurantes sur la dangerosité du virus.
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Le syndrome de Guillain-Barré est dû à une atteinte de la gaine qui enrobe les fibres des nerfs périphériques. Il se manifeste par une faiblesse, voire une paralysie progressive. Les symptômes du SGB commencent souvent par des picotements ou un engourdissement dans les extrémités du corps. Les mains, les pieds et le visage sont souvent atteints en premier. Les personnes atteintes du SGB peuvent souffrir d’un vaste éventail de symptômes, notamment : une faiblesse des jambes, des bras et des muscles faciaux ; des troubles de la parole et de la déglutition (difficulté à avaler) ; une douleur musculaire du dos ; un essoufflement ; une diminution de la capacité de bouger les yeux. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes récupèrent de leurs troubles au bout de 6 à 12 mois. Il résulte probablement de mécanismes immunitaires et peut être déclenché par une infection virale ou bactérienne dans 60 à 70 % des cas, mais aussi, moins fréquemment, par une vaccination notamment contre la grippe. Les personnes atteintes d’un lymphome, d’une infection par le VIH ou du lupus semblent courir un plus grand risque de contracter le SGB qui touche les hommes et femmes de toutes les ethnicités et de tous les âges.