La ville de Lyon vient d’accueillir un symposium international qui a confirmé le caractère prometteur de l’hadronthérapie, une méthode de radiothérapie innovante qui permet de cibler efficacement des tumeurs inopérables et radio-résistantes. Organisé conjointement par le National Institute of Radiological Sciences (NIRS) japonais et le Centre ETOILE, il a été suivi par le premier Conseil Scientifique de la future infrastructure de recherche France HADRON, scellant sa naissance officielle.

L’hadronthérapie par ions carbone confirme ses promesses au Japon sur les plans médical et économique

Ce sont plus de 110 personnes, experts japonais et européens, mais aussi médecins, chercheurs et industriels, qui se sont réunies du 25 au 27 novembre pour faire un point sur les derniers résultats et avancées de l’hadronthérapie.

Un recul qui atteint aujourd’hui 16 ans depuis le lancement des premiers traitements permet de confirmer des résultats supérieurs de 20% à ceux des autres thérapies actuellement utilisées pour l’ensemble des tumeurs radio-résistantes abordées, et cela de manière pérenne. En même temps, le développement de la technique se poursuit à un rythme soutenu.

Au Japon, pays précurseur dans le domaine, l’hadronthérapie est arrivée à maturité. Le Professeur Tsujii, Directeur du NIRS, a mis en avant le soutien politique accordé à cette technologie dans son pays, qui a permis d’en faire bénéficier de plus en plus de patients tout en favorisant un essor du secteur industriel lié à son développement. Aujourd’hui, le Japon compte 9 centres de soins par hadronthérapie. L’objectif est de passer à 15 d’ici 2020, soit 1 centre pour 10 millions d’habitants. Devant un tel succès, l’Assurance maladie japonaise s’apprête à rembourser les traitements sur une base d’environ trois millions de yens chacun (soit 30 000 euros).

En France, le Centre ETOILE, dont l’ouverture est prévue en 2016, sera le seul établissement à proposer des traitements de routine par ions carbone. En attendant, l’Assurance maladie française a accepté de prendre en charge le financement d’une cohorte de patients traités à Heidelberg (Allemagne), en lien avec ETOILE, dans le cadre d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) qui sera lancé en 2012.

La recherche française se structure autour du projet France HADRON, évalué très favorablement par son premier Conseil Scientifique international

Le projet France HADRON, porté par le CNRS, réunit avec le Centre ETOILE l’ensemble des acteurs nationaux de la recherche sur l’hadronthérapie, qui ont déposé le 13 octobre dernier un dossier dans le cadre de l’appel à projets « Infrastructures nationales de biologie et santé » des Investissements d’Avenir. Ce projet rassemble les 5 centres ou projets de centres français (ETOILE à Lyon, ARCHADE à Caen, ICPO à Paris-Orsay, IMPACT à Nice, PERICLES à Toulouse) et près de 25 équipes scientifiques de la France entière. Son objectif est de proposer une organisation intégrée et coordonnée de la recherche française dans le domaine, afin d’optimiser les moyens de traitement, notamment via le développement de nouvelles technologies valorisables. Ce projet s’appuie sur 4 grandes thématiques : Comment cibler et évaluer l’intérêt médical de l’hadronthérapie (recherche clinique) – Comment améliorer les plans de traitement (modélisation et simulation informatique) – Comment mieux comprendre l’effet des traitements (radiobiologie) – Comment améliorer la qualité des traitements (instrumentation).

L’ensemble des partenaires du projet se sont réunis pour la première fois, à Lyon, les 28 et 29 novembre, autour d’un Conseil Scientifique externe chargé d’évaluer la pertinence scientifique du projet. Les experts internationaux ont reconnu le caractère unique de ce projet intégré. Il recèle selon eux « un potentiel très important », capable de procurer à la France une position éminente dans le domaine et une attractivité majeure, en termes à la fois d’offre de soins et d’offre de formation. Comme l’ont recommandé les experts, des liens forts seront maintenus avec les consortiums européens ENLIGHT (European Network for LIGht ion Hadron Therapy) et ULICE (Union of Light Ion Centres in Europe).

Sources : le Groupement de Coopération Sanitaire ETOILE (Espace de Traitement Oncologique par Ions Légers Européen)

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